CHAPITRE XEUVIÈliE. UT
Caa6taiitiiiO|Je. L'Empereur donna l'ordre de marcber sur cette forteresse, espérant, par la défiiite do seras* kier, se frayer un passage par les Balkans. Sa présence seule suffit pour réduire les places d'Issatseha, Toaltcba, Matchin, Gersova et Kistendji. Cependant la forteresse de Braîlow résitait toujours, et faisait éprouver à l'armée rosse des pertes d'autant plus sensibles qu'elles étaienf moins réparables.
Le 24 juin , les travaux étaient asses avancés pour livrer un assaut; les troupes assiégeantes, repoussées une première fois, la forcèrent le 18 à capituler. 270 bouches à feu, 17,000 pouds ^ de poudre, une immense quantité de munitions et d'approvisionnements tombèrent an pouvoir des vainqueurs; mais ces glorieux trophées avaient été chèrement achetés par la perte de 1,400 hommes tués ou blessés, parmi lesquels se trouvaient 2 généraux , 3 colonels et 16 officiers supérieurs* En récompense de sa bravoure , le grand-duc Michel reçut des mains de l'Empereur la croix de Saint-Georges de première classe.
Après la prise de Braîlow, l'armée se remit en marche par une chaleur étouffante à travers un pays aride et déraslé. Cependant, malgré les maladies nrnnbjifettses qui éclatèrent au sein de leur armée et les puissants obstacles qu'ils eurent à vaincre, les Russes, s'étant concentrés, opérèrent un mouvement général sur Choumla. Les Turcs, qui s'opposèrent avec une grande résolution à ce mouvement, furent chassés de position en position, et forcés de se retirer sous la proteeiion de leur artillerie*
0 fut reconnu , à la suite d'un conseil de guerre pré* sidé par l'Empereur lui-même, que la prise de ChoUmla, sa moyen d'une attaque ou d'un siège régulier, présen*
' Le pond repiëseale 40 Ihrres.
\wà d'inmenses difficaHéti, €t aarait exigfé è^éocrmt sacrificet» D'on autre tàié , Pinvestissemenl complet d la place paraimalt îmfxossible en rahon du oomkre d troupes dont ou poiovait disposer. Passer devant Chouml saM le prendre et traverser les Balkans, c'était laissi derrière soi tonte une- armée emieaiie et s'exposer enfi drax feux. Afin d'éviter toate entreprise incertaise , Mi colas donna l'ordre au feld-maréchal Wittgrastein d rester en observation devant la forteresse, pendant qu le prince Menschtkoff, qui venait d'emporter Anapa menaeerait Varna, el que le corps du prince Tscherbato mettrait le nége devant SiKstrie. L'occupatioB de Van devait assurer l'arrivage des approvisionnements d'C dessa par la mer, celle de Silistrie assurait les quartiei d'hiver à Farmée du Danube.
il n'y eut devant Choumla, jusqu'au 27 juillet, qu des engagements partiels où l'on combattit de part < d'autre avec acharnement. Le 28 juillet, au moment c deux brigades du 9* corps prenaient position sur l hauteurs boisées qui se trouvent sur la route de Silistri eliies y furent attaquées par des masses de cavalerie soi tenues par des pièces volantes. Les Russes, cbarg avec ftireur par les Tores , ne purent être entamés , là comme partout ils prouvèrent la supériorité de leu âmes. Mais ces succès n'étaient pas assez décisifs, saison trop avancée et l'armée plus assez nombreu pour espérer la prise de retranchements défendus p des forces supérieures en nombre, égales en coorag et dont le géoie militaire consiste principalement à tee derrière des remparts.
Telle était la situation des choses lorsque l'Bmperet ne jugeant plus sa présence nécessaire au camp, qai Choumia pour aller hâter l'arrivée des renforts ind
CHAFITBE NBUVIÂMR. ai»
pensièies à l'armée aelive p«yr «mporter Vaniâ avant rUver. U arriva dans la journée du 5 devant V^fiia, et il daana aissaitAt des ordres peur remertore des tra-* VMX d« riége, doDt il oaafia la dûrectieD au prûfto^ Henschikoff et^à ratulral Greigh. Le laideoiain il s'esan barqw à bcxrd de la frégaie la Flore j qui, après qne tmenée heureuse, jeta l'ancre devaot Odessa dans la soirée da &
Le t^or de FEbopereiir dans cette viUe ^ reaiarqaaUe aotts plas d'un rapperl, noo^settlemeat parce qja'^k déviai le centre de la direction des opérations miUlaires , mais encore parce qu'elle servit de siège aux iiéigofâatîoM diplomatifaes les plus délioatea. Les mkmlres étrangers qjsi asaîeni suivi l'Empereur à l'armée Je refoignireot dans eelte ville avec le comte de Nessekode.
Cest de eette place que le Gxar rendit^ le 22 août, UB flMnrifesIe ordonnant mie levée de quatre honupaes sur cinq cents, levée qni, avec celle do mois.d'^vril, devait produire trois cent mille soldats. Cette mesure indiqoait une résolution ionmaable de poursuivre la guerre avec vigueur, malgré les efforts d^ ministres étrangers, cherchant tous- les nsoyem d'arriver à un aocOTsmodement.
Dans le mteie temps, la victoire couronnait au delà dn CauoÊBe les armes rosses, dont les aigles flottaient sar des forteresses réputées inexpugnaUes. Sur le pied de la défensive en Europe, le Sultan Voulait frapper mi grand coup en Asie. A cet effet, dès le comD;ien€e«i^wt de la guerre il avant deoné l'ordre au sérasUer d'Eluerouan d'envahir sur divers points avec quiirsnie mille hemnaes les pfovmees eaucaaienaes, occupées asolement par dmisa mille conlNittant^ La sîtetttion était d'autant
3M HISTOIRE DR UËMPfiBEUR NICOLAS.
plus cHliqoe, qae les mmiitioDs et Jes vivres élai épuisés y et que les parcs d'artillerie étaient hors de s vice. L'arrivée des Turcs semblait devoir soulever masse les provinces musulmaoes tributaires de laRui allées par les proclamations du Sultan.
Paskevitch, prêt à faire léte à Forage, comprit qu coup rapide et hardi pouvait seul arrêter la marche Tennemi sur les contrées confiées à son génie. En effi au moment oii les Turcs s'y attendaient le moins, parut tout à coup sous les murs de Kars, forteresse < lèbre dans les annales musulmanes. Paskevitch enl< d'assaut, au bout de quatre jours, une place qui p( dant quatre mois avait repoussé les efforts de quat vingt-dix mille hommes commandés par le schah Nad et qui en 1807 avait défié tous les efforts des Russes pc s'en emparer. Les Russes trouvèrent dans la forteret cent cinquante-deux pièces de canon , trente-trois di peaux, un arsenal rempli d'armes et de mumtîons, des magasins abondamment pourvus de vivres. Quelqi jours après, les Turcs perdirent la forteresse de Poti, dernière qu'ils possédassent encore sur la edte orient de la mer Noire.
Paskevitch, pour achever la conquête de la Géor; turque et assurer ses communications avec la mer NoL se porta après la prise de Kars sur la forteresse d'Akh kalaki ; sa n^arche à travers la chaîne supérieure < monts Tschildyr fut longue et semée de périls; il p vint néanmoins devant la place, dont il s'empara si coup férir.
De là, et sans s'arrêter, il continua son mouvem^ sur Akhaltsikh, située à l'extrémité s^tientrionale l'Arménie turque. Avertis de son approche, les pacl de Kars et d'Erxeronm, Mehmed-Kîos et Mustapha, ri