LIVRE XVIII
: ;n même temps, il était trop adonné à la vie nolle et voluptueuse. Le premier, il fut nommé p jrésident du conseil médical, avec les appoinemeuts considérables de 2,000 aspres par nois, qu'il dissipait avec de jeunes garçons et ^e belles esclaves (1). Schukrallah de Schirwan jcquit les bonnes grâces du sultan, par ses connaissances dans l'exégèse et la tradition, et surtout par ses talents comme historien. Atallah çagna aussi la bienveillance de son maître ;omme mathématicien. Dans cette même carrière se signalèrent, sous Mohammed, le persan Uikuschdschi , Mirem-Tschelebi, précepteur le Bajesid, et Karasinan , commentateur d'Ali- .iucshdschi. Husein-Tebrisi s'insinua dans la aveur du souverain, autant par ses bonnes maîières que par son savoir.
Parmi les scheichs qui accompagnèrent le onquérant dans ses campagnes, et enflammèrent son armée par l'explication du Koran ,iu de la tradition , le plus fameux est Akschemieddin(te blanc soleil de la foi) , qui nous >st déjà connu pour avoir trouvé le tombeau l'Ejub avant la conquête de Constantinople , [* pour avoir expliqué le songe de Mohammed Rivant la bataille de Terdschan ; mais nous ne gavions point encore considéré comme médecin, nusicien et littérateur. Le mysticisme auquel il pétait formé à Osmandschik, par les leçons du ?rand scheich Beirami, et à Halep, par les pré- ;eptes du scheich Seineddin-Hafi,les deux fondateurs des ordres de derwischs, appelés de
(1) Schakaik et Aali.
leurs noms, il le transmit à ses quatre disciples et à ses sept fils. Ces derniers portaient tous le nom de Mohammed , et le plus jeune, auteur du poëme romantique de Jusuf et Suleicha , est célèbre sous le pseudonyme de Hamdi. Après avoir fait sept fois le pèlerinage de la Mecque, Akschemseddin se reposa enfin à Koinik , où son tombeau attire les pieux musulmans. Le scheich Ebulwefa n'est guère moins célèbre; le conquérant fit construire en son honneur une mosquée à Constantinople. Les musulmans admirèrent ses connaissances en poésie et en musique, et s'occupèrent de sa retraite orgueilleuse dans laquelle il refusait même les visitesdu sultan (1). Le scheich Hadschi-Chalife, fameux philosophe mystique , distingue très-nettement la véritable résignation aux volontés du destin , de la fausse obéissance à ses décisions. Déjà nous avons cité Alehi et Gulscheni parmi les poètes. Enfin, le scheich des derwischs Chalwetis, Hadschi-Tschelebi, exerça une action décisive dans la question importante de la fixation de l'hérédité entre les fils de Mohammed. En se prononçant pour Bajesid, contre le grand vesir Mohammed le Kararaanien , qui favorisait le prince Dschem, il porta sur son candidat les voix puissantes de ses adhé rents les scheichs, et les derwischs de Karamanie, en sorte que bientôt, dans les débats élevés entre les deux puissants compatriotes, le parti du scheich l'emporta sur celui du grand vesir(2).
(1) Schakaik , Aali , Seadeddio et Eriisi.
(2) Jbid, , Seadeddia , Aali.