‹ Histoire de l'Empire ottoman (volume 2)Chapitre 242 sur 288 · LIVRE · texte numérisé non relu

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rassembler cinq à six mille hommes pris parmi ! eux. En même temps parurent sur le Nil trois à i quatre cents vaisseaux sous les ordres du kasichif Dschanim-Seifi, portant deux mille hommes restés des mameluks échappés à la défaite ide Ridania. Ils voulaient attaquer de nouveau • le sultan dans l'île de Wustanije; mais ce projet ifut trahi par Dschanim-Seifi et l'émir Ebu- Hamsa, qui passèrent dans les rangs des Otto- |mans (1). Selim tint conseil avec ces déserteurs et avec Chair-Beg, sur les entreprises ultérieures contre Turaan-Beg. Il envoya quelques 'milliersd'hommesavecquaranteàcinquanteca- > lions, dans trois ou quatre cents barques , sous i les ordres de Dschanim-Seifi, vers Dschise. Les Arabes, qui n'étaient point accoutumés à l'aritillerie, se retirèrent aussitôt; les Ottomans et i les mameluks restèrent seuls en face les uns des i autres. Alors, Dschanim-Seifi s'avança seul à ►cheval, et suivant l'ancien usage chevaleresque Ides mameluks, il appela le sultan Tuman-Beg lui-même à un combat singulier. Le défi fut accepté au nom du sultan par l'émir Dewlelbai, |qui, avec une adresse merveilleuse, brisa la lance ide son adversaire et le renversa de cheval. A ce mioment, les Ottomans chargèrent, et aidèrent île chevalier tombé à se remettre en selle (2). 'Après un vif engagement, les Ottomans se retirèrent vers le rivage, et remontèrent sur leurs bâtiments. Dans le conseil de guerre des mameluks, le borgne Schadi-Beg proposa d'attaquer i les Turcs le lendemain. Les mameluks se saisirent ' de soixante-dix à quatre-vingts barques des Ottomans, passèrent sur la rive orientale, prirent l'ennemi entre deux feux , et le forcèrent à redescendre le fleuve avec les bâtiments qui leur restaient. Six mille Ottomans et quatre mille mameluks étaient restés sur le champ de bataille. Selim, informé de cette perte par Dschanim-Seifi et l'aga des janitscharesAjas, se sentit porté à un changement de système; malgré les représentations de Chair-Beg, il pencha pour des mesures plus douces, et fut approuvé pleinement par le grand vesir Junis-Pascha, qui dès le commencement avait blâmé la campagne

(1) IbnSeinel, fol. 46; Suheili , fol. 26, Schukri, fol. 80.

(2) Suheili , fol. 27 ; Ibn Seinel et Schukri. Terrier , dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions, l.xxi, p. 548 , le fait tuer par erreur.

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