‹ Histoire de l'Empire ottoman (volume 2)Chapitre 47 sur 288 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

turque marque l'endroit où Murad succomba ; mais ses restes ne reposent point en ce lieu (1): ils furent transportés à Brusa et déposés contre la mosquée élevée par ses soins.

La vie de Murad justifia pleinement les deux surnoms de Chudawendkiar (seigneur) (2) et de Ghasi (vainqueur), sous lesquels il est célébré dans l'histoire des Ottomans. Il fut un champion infatigable dans la guerre sainte, et presque toujours un maître équitable. Cet hommage lui est rendu par Chalcondylas lui-même , malgré l'exécution de Sandschi et la scène si tragique de Demitoka, alors que le sultan faisait

(1) Bonfinius.p. 471 , est dans l'erreur.

(2) Chudawendkiar est le uom de Dieu comme souverain.

précipiter dans les flots de la Marizza les jeunes nobles grecs, ses prisonniers (1).

La même année où Murad tomba sous le poignard de Milosch-Kobiloviisch, vil aussi mourir Behadeddin , le grand scheich des Nakschbendis, et le premier des poètes lyriques persans, Hafis, dont le style est le modèle du mysticisme (2). Ce synchronisme est ici indiqué , parce qu'il marque le plus haut degré de mysticisme et de la poésie des Persans, qui dès lors commencent à exercer une grande influence sur la littérature des Ottomans.

(1) Amuratesautem per omiiia imitans aequitatem Cyri Cainbysis lilii ; Cbalcond. , 1.

(2) Hadschi-Chalfa , Tables chronologiques.

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