LIVRE X
îquiétés par quatre frères, chefs de la tribu les Turkmans de Chodscha le Rouge, qui xcrçaient des brigandages sur les routes , pillient les caravanes, et enlevaient les femmes ux bains. Ils venaient d'établir leurs quartiers 'hiver à Nigiszar(Neocœsarée). Jurkedsch-Pasna leur écrivit au nom du sultan , leur prolettanl en fief le pays autour d'Ortokabad, et . les invita à une conférence amicale, afin de 1 i concerter avec eux pour une entreprise con- ;e la tribu turkmane des fils d'Alparslan, lui s'était emparée du littoral de Dschanik , demeure des anciens Tzanes. Afin qu'ils donnas- ^nt plus sûrement dans le piège, Jurkedschfascha éloigna son armée, se prétendit malade I Amasia, et leur envoya son fils au-devant d'eux *ec des présents, s'excusant sur sa maladie s'il e venait pas lui-même, et les invitant à se ren- |re à Amasia. La ruse réussit, les Turkmans simples enfants des Steppes , ne soupçonnant aniline trahison de la part de leurs frères les Ottoaans , vinrent sous la foi de l'hospitalité où ils taient conviés avec ces apparences d'amitié. Us urent joyeusement accueillis; on leur donna ie pompeux festins , où se firent d'abondantes jbalions; mais tandis qu'ils étaient gorgés de .iande et de vin, plongés dans le sommeil Ile l'ivresse, ils furent saisis brusquement la [ait au nombre de quatre cents , chargés de ers et jetés dans un cachot ; la porte fut inulée, le feu mis du dehors, et tous les quatre ,ents furent étouffés dans les nuages de fumée, .ùisuite Jurkedsch-Pascha monta A cheval, et omba sur les richesses entassées à Tscharusali •t sur les hordes des Turkmans. Le bu; in fut norme. Les Turkmans échappés au carnage :'enfuireut du territoire des perfides Ottomans, ,t allèrent chercher asile chez leurs frères de jiulkadr et du Mouton-Blanc, dont le chef suprême était Chaiil-Beg, filsdeKarailuk ou Ka- Jajuluk, déjà plusieurs fois nommé (1). Sept (ours après l'effroyable exécution d'Amasi.i , jlurkedsch-Pascha rentrant dans la ville, une /ieille femme se jeta à ses pieds , le suppliant le lui accorder le cadavre de son fils qui , :omme elle prouva, n'appart; nait point aux [uatre cents Turkmans; mais s'élant trouvé
(1) Seadeddin, dans Bratutli, I. n, p. 3i.
par hasard le soir dans leur compagnie , avait été muré et enfermé avec eux. 1 a prière fut exaucée. Lanière dirigée par sa tendresse, chercha parmi ces quatre cents cadavres, et finit par trouver celui de son fils, sur lequel elle se précipita en pleurant. 11 respirait encore : à force de soins elle parvint à le rappeler à la vie. Quant aux restes des Turkmans, Jurkedsch-Pascha défendit de les ensevelir, et ordonna de les jeter en pâture aux oiseaux de proie et aux chacals. Ainsi le puissant gouverneur, professeur des fils du sultan, enseignait la perfidie et la cruauté aux autres gouverneurs et à ses élèves. Ce fait est signalé comme un acte louable dans l'histoire des Ottomans; il est inscrit dans les annales d'Idris, qui l'annonce comme ayant la mission de rappeler les belles actions des Ottomans , et il range parmi elles les trahisons, les assassinats, les fratricides.
Jurkedsch-Pascha eut recours encore à ces ressources de la politique turque pour s'emparer du château de Kodschakia , placé sur un rocher escarpé aux environs d'Osmandschik. Plaider, qui en était maître, se croyait en sûreté grâce à la situation inexpugnable de la forteresse, et aux munitions qu'il y avait réunies. Jamais il ne s'éloignait, et de crainte que son fils pût èlre saisi comme otage, il ne l'avait point reconnu. De telles mesures de prévoyance se trouvèrent vaines contre les manœuvres et les pratiques de Jurkedsch-Pascha. Celui-ci gagna Taifur , le confident d'ilaider, par la promesse de la main de sa fille comme récompense de la trahison. Taifur mit le feu aux greniers et aux magasins du château, qui furent consumés par les flammes; et Ilaiderfut réduit à rendre la place (1)1 1427 ]. Eo usant toujours des mêmes armes, Jurkedsch- Pascha se rendit maître de la place de Dschanik , qui jusqu'alors avait été au pouvoir d'Huscin-Beg, chef de la tribu turkmane des fils d'Alparslan. Husein-Beg, prévoyant qu'il devrait succomber devant la puissance ou la ruse des Ollomans, espéra sauver sa vie et sa liberté en allant librement au-devant de leur domination.
(1) Nescbri , fol. 175; Seadeddin, 1. n , p. 38; Idris , premier appendice au ve récit du lègue de Muradll; Ssolaksade , fol. 40.
11 se présenta devant Jurkedsrh-Pascha romme serviteur ries Ottomans avec les clefs de Dschanik. Jurkedsch les reçut, mais fit amener prisonnier à Brusa celui qui les avait présentées. Ilusein parvint à s'échapper, et comptant plus sur la générosité de rélève que sur la justice du maître, il alla se jeter aux pieds du sultan, qui le reçut en grâce, el lui donna unsandschak en Rumili , où sa famille s'est maintenue parmi les plus considérées du pays (1).
La grandeur de Murad se monlra aussi envers le vieux prince de Kcrmian. qui néanmoins surpassa encore le sultan en munificence. Le prince se mit en route pour venir à Andrinople. F.n passant à Brusa , il visita les tombeaux des sultans ottomans, et le grand scluich Hmir- Sultan, alors encore existant , laissant partout des marques d'une bienfaisance délicate, éclairée. Murad s'avança au-devant de lui jusqu'à l'embouchure de l'Erkène ( l'Agrianes d'Hérodote). Au confluent de celte rivière et de la Marizza, fut construit un pont de cent soixantedix palmes de long, dont les travaux étaient confiés à la direction du commandant de la frontière servienne, Isha-Beg, et qui mérite d'èire placé au premier rangdes monuments du règne de Murad. Le prince de Kcrmian fut reçu et traité avec la plus grande magnificence. Le savant médecin et poêle Scheichi , né son sujet , fut altaché à sa personne comme mihmandar (2), afin de lui montrer tontes les choses remarquables de la ville, et de veillera l'accomplissement de tous les devoirs et de tous les soins de l'hospitalité royale. Le prince récompensa son escorte et ses guides si généreusement, qu'à son retour, parvenu à Gallipoli, il ne lui restait plusd'argen' pour les frais de son passage. 11 écrivit au sultan pour lui faire connaître son embarras. Murad dit, en recevant la lettre : « Le ciel nous a donné dans le prince de Kermian un frère qui, outre les revenus de son pays, dissipe aussi les noires.» Néanmoins il lui envoya une somme proportionnée à la munificence des deux souverains.
(1) Neschri , fol. 176; Seadeddin, dansBratutti , 1. h, p. 41 ; Idiis, second appendice au ve récit du règne de Murad H; Ssolaksade , fol. 4t.
(2) Déjà dans Arrien , I. i, c. 16, on voit Omar paraître en qualité de mibmandar.
Au bout d'un an, le prince de Kermian mourut, laissant par testament ses États à son généreux hôte ! \
Pendant que se passaient en Asie les événements rapportés plus ha t , Etienne LazarevicH despote de Servie était mort (*2), cl Georges Brankovich lui avait succédé. Parmi les places ; qui, en vertu des traités, devaient , après la mort d'Etienne, retourner à la Hongrie, l'une . des plus ii portantes était Galambotz ou Ko-B lunibaz.cn turc Gœgerdschin'ik, c'est-à-dire colombe 3), entre Seraendra et Orsowa , sur la rivedroitedu Danube, qu'Etienne avait engagée pour L',00!) ducats à l'un de ses boyards. Sigismond ayant refusé de payer le rachat , le boyard appela les Turcs, et Koluinbaz tomba entre leurs mains. Le roi de Hongrie investit la place par terre et par eau au printemps sui- ' vaut ; mais Murad parut avec une puissante armée pour la secourir. I ne nouvelle trêve fut signée [1428], et Koluinbaz fut cédée aux Turcs (4). Au moment où Sigismond traversait le Danube, les Turcs, au mépris du traité à peine juré, tombèrent sur l'armée, qui n'avait pas encore franchi le fleuve. Là se trouvait un vaillant guerrier de Sigismond , le commandant de Zips , Zavissa-Niger de Garbow. Aussitôt que le bâtiment portant le roi se fut éloigné du rivage , il monta sur un petit cheval, et, accompagné seulement de deux soldats à pied, il s'élança au-devant des Turcs, qui , le prenant pour Sigismond, le massacrèrent. Georges Brankovich, despote de Servie, abandonné à lui-même, fut aussi réduit de son côté à faire la paix avec Murad. Il lui fallut s'obliger à un tribut annuel de 50.000 ducats, à renoncer à toute union avec la Hongrie. à fournir le service militaire au sultan. 1 .es victoires remportées sur les Hongrois, et la paix conclue avec eux, furent l'objet d'unecorrespondanceavecles princes persans. Après que, par la paix avec la Hongrie et la
(1) Seadeddin , dans Bratutti, 1. n , p. 43; Neschri, fol. 1/7; Idris, ssolaksadé.
(2) Enfiel, H's'o re de Hongrie ,1.11, p. 320 ; Histoire de Servie , p. 309.
(3) Neschri , toi. 17S ; Seadeddin, dans Bratulti.p. 46. écrit GnUigerginluch Colunibaza; Hadschi-Chalfa à 83î [1427].
(4) Engel, Histoire de Hongrie, p. 324; Histoire de Servie , p. 373.
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Servie, les deux placesdeKolunibazetde Krus" sovaz eurent été incorporées à l'empire sur la 'frontière de la Rumili, au midi le sultan s'occupa d'une adjonction bien plus importante, relie deThessalonique. [.es habitants, fatigués \\e l'impuissance de l'empereur byzantin hors d'état de les protéger contre les Turcs, qui poussaient leurs courses jusqu'aux pieds des murailles, avaient négocié la vente de la ville avec les Vénitiens, et lorsque tout fut conclu, iils avaient embarqué pour le Péloponèse leur ancien seigneur, le frère de l'empereur , le despote Audronikos, en lui adressant toutes sortes me vœux pour sou heureux voyage. Irrité de cette transaction, Murad , ayant dans une expédition d'Asie renouvelé la paix avec les autres i puissances chrétiennes, en avait exclu les Véhiliens(l). A son retour d'Asie, ils lui envoyèrent une ambassade pour solliciter la paix. 11 fit tenteudre aux envoyés « que Salonique, conquise jadis par son aïeul Bajesid, était son patrimoine, que , si les Grecs l'avaient prise, il aui rait pu se plaindre avec justice. Mais les Latins, llquel droit a* aient-ils de s'immiscer dans ces affaires? Ils devaient se retirer sur leurs terrilitoires, sinon il s'y montrerait bientôt lui- . iinème (2;. » Aux députés grecs Nicolas de Cona Het Phrangopulos, le protostator, il répondit I «que si Thessaloniqiie appartenait à l'empereur, Lil n'avait jamais songé à toucher a cette ville; tjmais qu'il lui était impossible de souffrir un établissement vénitien entre ses États et les ! possessions grecques (3). » Vers le milieu de février (14 février 1430), Murad quitta Andri- Inople , et se rendit à Serres , où il s'abandonna aux jouissances de la table, et aux plaisirs de son âge. 11 appela d Asie Hamsa-Beg, et le : chargea d'investir Salonique. L'armée turque ; était cent fois plus nombreuse que les assiégés, et la garnison était si insuffisante pour la dél 'fense, qu après la distribution sur les divers li points, il n'y avait qu'un homme pour deux et i' trois ouvrages (4). Un dimanche (le 26 février I 1430), dans la nuit, la terre trembla, et, au mi-
(1) Ducas, 1. xxix ,p. 110.
(2) Jbul., p. lit.
(3) Fhiauzes , 1. h , p. 9 , édition d'Aller, p. 34.
(4) Joannes Anagnosta de eicidio Thessaloaicensi venet , p. 99 , et Ducas , I. xxix , p. 1 1 1 .
lieu de l'effroi causé par ce fléau, des soldats turcs, sans se réunir en troupes sous leurs drapeaux , pénétrèrent dans la ville isolément pour essayer s'ils ne pourraient pas, d'accord avec les habitants et sans assaut , s'y établir au nom de Murad ( 1 ). Beaucoup d'habitants étaient disposés eu faveur des Turcs, et la défiance des Vénitiens a leur égard allait si loin, qu'en distribuant les gardes , à côté d'un Grec ils plaçaient toujours un homme pris dans la troupe de pillards formée de gens de toutes les nations. En vain Ha usa fit trois sommations aux assiégés de se rendre, promettant d'épargner la ville, et de laisser la liberté aux habitants; en vain il lança îles flèches avec des lettres qui confiru aient ces assurances par des serments. Les Vénitiens ne voulurent pas entendre parler de reddition, et les Grecs, qui étaient disposés à prêter l'oreille aux propositions de Murad, lurent maintenus par les mercenaires étrangers qui les surveillaient ,2 . Dans la nuit du dernier jour de février ou Ie1 mars [1430] , se répandit l'annonce d'un assaut général fixé au jour suivant. Le peuple remplit les églises, et courut surtout se prosterner devant les reliques de Sainl-Démétrius , pour le supplier de détourner les malheurs dont il était menacé.
Les Vénitiens tirèrent des remparts une partie delà garnison, dont la totalité formait à peine cinq cents hommes, pour la porter vers leport,craiguaut que les Turcs ne cherchassent à mettre le feu à trois galères de la république arrivées dans la journée. Les Grecs, ne connaissant pas la cause de ce mouvement, crurent que c'était une évacuation, et retournèrent dans leurs mai-ons. A la naissance du jour, l'armée turque se précipita à l'assaut avec des échelles , des planches et des fascines, enflammée par la soif du sang et du pi lage. Sur l'avis d'Ali-Beg, (ils d'Lwrenos , Murad avait fait pro la.uer à son de trompe que toute la population, avec tous ses biens, sciait la proie du soldat, et qu'il ne se réserverait rien que la possession de la ville ( o ,. L'armée turque enveloppait Salonique
(1) Anagnosta, 1. vi, p. ICO,,
(2) Jbul., p. 102.
(3) Ducas , I. xxix , p. 1 1 1 ; Anagnosta , 1. xn , p. 104 ; avec lui s'accordent Seaddin,daiis Bralutu, I. h, p. 50, Idris, Aali , Ssulaksade.
del'estàVoucst; du côté de l'Orient, où les murs étaient les plus faibles, étaient rangées les plus vaillantes troupes de Murad; lui-uiéme avait étendu le corps qu'il dirigeait depuis le boulevard Triangulaire jusqu'au couvent de Cliorlailes(l), excitant par sa présence les assaillants et les nincurs , les comblant de présents et de promesses. Des vêlements de soie furent distribués, et lout homme qui apportait une pierre élait payé comme pour une tète (2). La grêle de flèches lancées par les assiégeants ne permettait pas aux Vénitiens de se montrer sur les parapets; et ils ne pouvaient jeter qu'au hasard des pierres sur les assaillants , pour les empêcher de grimper aux échelles. Néanmoins beaucoup de Turcs déjà à moitié montés furent précipités; mais enfin, un soldat tenant son sabre entre les dents parvint à gagner le sommet de la tour extérieure du boulevard du Trigonon , d'où il jeta la tète d'un Vénitien , et les autres effrayés se retirèrent , persuadés que tout le rempart était emporté. Aussitôt toutes les échelles furent appliquées au Trigonon et à la tour de Samara , et le rempart fut enlevé au milieu du bruit des timbales (.H).
L'armée ottomane escaladant les murs , ou s'ouvrant un passage au moyen des mines, pénétra de tous côtés , et se dirigea vers le port , pensant avec raison que là étaient la plus grande partie de la population et le plus riche butin. Les assiégés cherchèrent à se sauver par tous les moyens; beaucoup se cachèrent dans les casemates, d'autres dans les fossés , d'autres voulurent gagner le port, espérant pouvoir se défendre avec succès sur ce point, qui était bien fortifié ei bien pourvu. Mais arrivés au mur d'enceinte, à peine les officiers vénitiens et quelques mercenaires furent admis , et la garnison du port se précipita de la muraille avancée dans la mer, sur les galères tenues à l'ancre (4). Alors commencèrent les scènes d'horreur, le pillage général et la chasse aux esclaves. Chaque Turc poussait devant lui des prisonniers dans le camp, saus s'émouvoir des plaintes des femmes et des
(1) Anagnosta , 1. xi, p. 104.
(2) Ibid.,\. xiv, p. 105.
(3) ma.
(4) Mil., 1. xm , p. 106.
enfants, des gémissements des vieillards et des mourants. Les captifs arrachés des bras des êtres qui leur étaient les plus chers, enchaînés pêle-mêle , furent entraînés au nombre de sept mille dans le camp des vainqueurs (1). Les barbares prenaient un grand plaisir à voir les caloyers et les anachorètes accouplés avec des femmes et des jeunes filles. Pas une maison, pas un palais n'échappa à la dévastation, pas une église à la profanation. Les Turcs acquirent par leurs prisonniers la connaissance des lieux où les trésors étaient cachés : ils en arrachèrent le secret aux femmes à force de flatteries et de trompeuses promesses , aux hommes, en les appliquant à la torture. Comme les objets les plus précieux avaient été déposés dans les églises sous les autels, les sanctuaires furent dévastés, renversés : il n'y fut pas laissé pierre sur pierre. Les images des saints furent brûlées ou mises en pièces ; plus tard on en vendit quelquesunes aux chrétiens (2). Le plus grand appât pour les vainqueurs était le tombeau de saint Démélrius, dont le corps depuis des siècles laissait échapper une huile miraculeuse. Les profanateurs voulurent vider le réservoir qui alimentait cet écoulement , parce qu'ils pensaient trouver au-dessous d'immenses trésors , et aussi parce qu'ils voulaient mettre fin au miracle. Ils y puisèrent plusieurs jours à deuxmains sans que la source fût tarie, et eux-mêmes emportèrent de cette huile miraculeuse réputée pour être un baume assuré contre beaucoup de maladies. Quant au corps du saint, ils le coupèrent en morceaux, qu'ilsdispersèrent ; mais cesreliques, recueillies par des âmes pieuses, furent ensuite réunies, et renouvelèrent le miracle de l'huile. Après la prise de la ville, Murad se renditsurl es bordsdu Galicus, qui coule non loindesmurs. Là, il prit la résolution de sauver la villequ'il s'était réservée d'une totale destruction , en y distribuant de nouveaux habitants. Les Turcs étant revenus dans leur camp sur le Wardar (Axios), les captifs furent rachetés par leurs paren's et amis, ou vendus à l'encan, et emmenés en esclavage; à ceux dont la rançon avait été payée, il donna la permission de rentrer dans la ville
(1) Anagnosta, témoin oculaire, donne ici beaucoup plus de détails que Ducas, Clialcondylas et Phranzes.
(2) Anagnosta , 1. xv.