LIVRE X
le la flotte, Silvestre Morosini , bientôt après la i rUe de Thessalonique , s'empara du château viatique des Dardanelles, fit massacrer la garison et raser les murailles. Ensuite la paix fut eoouvelée avec Venise, et Murad la confirma e Gallipoli(l), où il s'était rendu, après sa onquéte, avec une partie de l'armée; l'autre lortion fut envoyée sous les ordres de karadcha (2) contre Janina.
Afin de bien saisir la situation des souverains lui dominaient alors en Épire et en Grèce, I est nécessaire de jeter un coup d'œil rapide ur les diverses parties de ces contrées réunies îdis sous le sceptre byzantin , et de voir comdent elles furent distribuées depuis le règne le Manuel. Ce monarque , uni par les liens de amitié avec Mohammed, crut pouvoir, sans langer pour l'empire, le partager entre ses ept fils; Jean, l'ainé, fut nommé son succèseur au troue de Constantinople, et tint les eues du gouvernement du vivant même de on père, particulièrement durant le siège uivi par Murad, et durant le voyage de l'emlereur en Hongrie (3). Théodore fut choisi XMir despote de Lacédémooe ; Aodronicus réïoa en Tbessalie jusqu'à la vente de sa résilence aux Vénitiens, et alors il s'embarqua »ur le Péloponèse; Constantin reçut les villes ur la mer Noire; André fut seigneur de Rhicilium (4); Démétrius et Thomas, au moment du »artaße, étaient encore enfants et vivaient dans e palais (5); mais tous deux, dans la suite, sous e règne de leur frère Jean, jouèrent un rôle le souverains dans le Péloponèse. Par l'effet de e portage, aprèsque Murad eut conquis la Thesalie, on voit que l'empire byzantin, toutmorcelé, ie comprenait plus que la capitale et la banlieue o deçà de la muraille d'Anastase, depuis Selym- *ia jusqu'à Der kos, les villes situées sur la ner Noire, au nord de Constantinople jusqu'à
(1} Laugier, p. 101 ; Ducas, I. xxix, p. 112.
(2) Canano , |. xvm ; Pbraozet , I. n , c. 9.
(3) Phranzea,!, p. 40.
(4) Arcade che un aliro figlio d'Emanuelo , cbiamalo lf»Poto, Andrea , il quale era «ignor di rwci e d'alcuni >Uri iuogbiqutvi aitorno si morisenza figliuoti. Spanien», p. 25.
(5) Duc*», I. xxxiii, p. 75 ; Pbranzes nomme ces deux *»ce», qui n'eiaienl pas despote», seulement fil» de sourenim.
TOM. i.
Mesembria, et le gouvernement de Sparte dans le Péloponèse, où Théodore, décédé sans enfant, eut pour successeur son neveu du même nom, fils de l'Andronicus de Tbessalie. Les autres provinces de la Grèce et les États voisins reconnaissaient des maîtres différents : les Vénitiens et les Génois se partageaient les Iles de l'Archipel; les premiers possédaient Négrepont et Candie; les seconds Chios et Lesbos. Rainier, de la famille florentine Acciajuoli, que nous avons déjà vu figurer du temps de la première prise d'Athènes par Uderim, régnait, comme grand duc d'Achaïe et de Béotie , sur Athènes, Thèbes, la Phocide jusqu'à la Thessalie (1 ). 11 avait marié ses deux filles à Théodore, fils d'Andronicus, et à Carlo Toci, seigneur d'Epire, d'Acarnanie et d'Êtolie . donnant pour dot, à Tune Thèbes, à l'autre Athènes. Carlo Toci, qui, le premier des conquérants francs de l'empire byzantin, avait pris le titre de despote, n'eut point d'enfants de son épouse, la fille du grand duc Rainier; mais il laissa cinq bâtards dont l'un, Antoine, devint, après lut, seigneur d'Athènes et de Thèbes; ce fut son neveu Charles, fils de son frère Leonard, qui lui succéda dans la possession de l'Étolie. En habile politique, Antoine avait assuré le repos de son long règne et la tranquillité de ses jouissances , en rendant successivement hommageàBajesid,puisà Suleiman, Musa et Mohammed (2). Ses frères bâtards Memnon, Turnus et Hercule, entre lesquels le père avait partagé l'Acarnanie, se disputèrent l'héritage paternel, et entrèrent ensuite au service de la Porte sous Murad. Memnon , le plus adroit , sollicita l'assistance du sultan pour être mis en possession des domaines laissés par Carlo Toci ; sa demande fut accueillie, et une armée turque reçut ordre de marcher contre Janina (3). Alors, tandis que Murad était encore sous les murs de Thessalonique , arrivèrent des députés de Janina avec les clefs , pour les lui remettre moyennant l'assurance que la ville, sous la suzeraineté du sultan, jouirait de sa liberté [9 octobre 1431]. Le traité fut juré des deux côtés; le chatti-scherif (l'acte), revêtu de la signature du sultan , fut
(1) Cbalcondylas , l. ▼ , p. 67 ei 74.
(2) Ibid., p. 68.
1 (3) lbid.} p. 74.
livré aux i|épu|4^s en échange descjefs, dans un lieu prfe de $a|pjiique, M11* 4e cette circonstance a Wcn4 le nom de Kii4< (clefr. Dit-puil Turcs furent e*pfciie§ pour prendre possessio» 4e la ytfle au pom du sijllau, et pour construire en depors de |>nç^in|p les maisons dans lesquelles, ej? yerju dp traité, ils devaient nabi ter; mais leur premier acte cTaptorité fut de démolir l'église (Je $>ainl-tykpcl daPS l'intérieur de la Place i RPjf 11« demandèrent pour éppuses les fftcs du pays, Comme apcune d'elles pc voulut accueillir leurs profilions, ils sojljcifèrent du
suliau et obtinrent la permission d'enlever des femmes df f9W- Vï\ jour de grande fé|e, comme les belles Épirptes sortaient en foule de l'église de l'aotoçratpr, les Tores renouvelèrent la se^ne de l'entèvcméPt des Sapines. Les parents, fatigpfa de plaintes jnutiifs, finirent par se coosoJer, dans la pensée que les ravisseurs pouvaient *tre des arepontes de bonne-maison.
Comme, dans teite année, umurut aussi Jean
Castriota, seigneur de iA|bapic septentrionale, Murad, ciyi avait auprès de lui, conimr otages, les quatre (ils de cg prince, s'empara de Crqija et de tout le pays. Pans ce même temps, huit mille Turcs firent une irruption daps la Carnjole par la fcplpa, et «açiaçèrfioJ Mitling. Les eomniawl^Bts de la Canupje et de la Carintbie, &beok d'Ostroyi* et Ètienne de Wontfort, coururent à leur reucontre avec quatre mjile hommes rassemblés à la haie, les battirent près de Ru4olpbsFerib, et les rejetèrent hors du pays.
tannée qui vit tomber Tbessaloniqne et celle qui précéda furent signalées par des phénomènes extraordinaires , qui furent regardés comme des présages de grands événements politiques : la peste et les tremblements de terre, si souveut reproduits dans les cinq siècles compris par celte histoire , mériteraient à peine d'être mentionnés, si le premier fléau n'avait emporté, parmi de nombreuses victimes, sept des principaux chefs de Thessalonique, tandis que le second, en renversant les murailles, ouvrait une brèche naturelle aux assaillants (1). La peste frappa aussi trois princes de la maison des Ottomans, Jusuf et Mahmud, les frères du
(1) Canano, vi,dan$ la nuil du 26 février 1430.
sultan jadis privés de la vue, et Urohan , ftta dpSuleiman, qui, opposé par les Grecs à sou uutfe Musa, puis fait prisonnier en The&salk par Balaban (ft avait ensuite vieilli pajsîkfe. ment 9 Prusa ; le grand scheicb Mohammed- Bocbari, qui, depuis Murad ITT jusqu'à Mundil, s'étaii d'abord allié à Bajesid-Uderim , apat trayersé l'interrègne d'Isa, de Suleiman et de Musa, le règne de Mohammed, quatre généralions de souverains, daus l'espace d'uh demisiècle, toujours grandissant en autorité et ea richesses; le vesir Aus-Pascha; le beg Tschiragh, dont le père Fachreddin avait élevé une mosquée a Urusa ; enfin, le grand vesir Ibrabtm- Pascba, qui , ejepuis la mort de son père jusqu'à la sienne , s'était maintepu pendant vingt an* dans la première dignité de l'Etat, pour la transit eltre ensuite à son Qls Chalil-Pascha . troisième grand yesir de la famiUe des Dschenderelis. La morf de tant de hauts personnage* fut compensée par la naissance d'un fils de Murad, qui fut Mohammed le Conquérant. Cet événement , précédé d'un tremblement de terre et de la peste (3), fut suivi d'une éclipse de soleil et d'une famipe (4), et l'année suivante une comète vint annoncer de nouvelles guerres en Orient et en Occident.
l e prince de Valacbie Wlad , surnomme Drakul , ?oit à cause de l'ordre du dragon dont l'empereur Sigismund l'avait décoré, soit à cause i de Sa cruauté infernale, car drakul, en vasque, signifie le diable, avait encouru la djs- I grâce de Murad , pour avoir renversé et ois à i mort Dan, le prince légitime. Murad envoya plus tard coptre lui des tronpes qui furent battues; et Drakul, ayant aussi immolé le frère de Dan, s'affermit dans son pouvoir princier par le renouvellement du traité de protection, et le payement du tribut. Bientôt après il fit irruption daps la Transylvanie avec des troupes turques, prit le château de Sza?reni, massacra le> chevaliers prussiens de l'ordre teuton ique qui le défendaient [24 juin 1432], et ravagea le district de Kronstadt , ainsi qü'un^ partje du
(I) CMcondylM, I. ui . p. 57, édit. de Basic. Ci Murad 11 . fila de Mohammed l*r , fiU d'Uderim If, ffl»de Murad Ier.
(3) Bad*cW-Cbalf* , an 834 H430J.
; (4? /tuf., an 835 [1431].
L 1 V R fi K.
district de Zips jusqu'à kriszd(l). Ce danger, dont menaçaient les Turcs, et un soulèvement des paysans valaques, déterminèrent dans la Transylvanie la première association des (rois nation*} (2) des tqipns, des Hongrois et des lers, dopt il sera souvent question dans le
rs de çette bistqire. Afin de rétablir la paix qui ayajt été rompue ei de féliciter Sigismund sur fq^teption de la couronne impériale, Murad
oya un,e ambassade que Sigismond reçut à Basle, dans l'église, revêtu des ornement* impériaux. Les doiue principaux personnages de l'ambassade lui présentèrent, au nom de Murad, douze coupa» eu or remplies de pièces de même met ai , des vêtements brodés dor, d'autres en garnis de pierres précieuses. Sigismond les congédia avec des présents, et la paix fut requin elée [novembre 14331 (3). En même
ps, Ishak-Beg, commandant sur la frontière servieqoe, poussa ses courses jusque dans
aur du pays, et comme déjà. Krussovaz ou Aladsciialù.s/ar (i\ capitale du Sandschak, qui aujourd but euepre porte ce nom, avait été conquise par Sinan-Pascha, Georges Brankovich se vit forcé de solliciter la paix du sultan , en ty offrait sa fille M ara pour épouse. Ses propositions furent acceptées; Sartdsche- Pascha fut (Jéputé pour recevoir les. serments de dévouement et la fiancée du sultan. En même
[ s. BraJi Loy icft obtint La permission d'élever une citadelle à Semendra sur la rive du Da-
' pour $e défepdre contre la Hongrie (ô)
12]. Les ouvrages furent conduits par le beau-frère de Brankovich, qui avait épousé Irène, de la famille des Cantacuzene (b); la
ommat ion du mariage avec Mara fut différée à cause de l'enfance de la princesse (7). En Asie, le prince de karamanie, qui était
(1) Enget , Histoire de Hongrie, I. il, p. 335 , et le même, Histoire de Valachie, d'après Windek et Eder,
[2) Engel , Hhtoire de Valachie, p. 109.
(3; Katona , I. m, p. 623 , tiré de Kranz, continuateur de l Histoire ecclésiastique de Fieury.
1. Badschi-Cbalfa , Buuuli , p. 14£. La conquête d'Al-'dHbabiMar, dans Nescbri, fol. 178, an 831 [1427): dans Idris, ûn du xe récit , et Engel, Histoire de Uougrie, I. u, P.335,
(5) Engel , Histoire dfi Servie , p. 378.
(6) Spandugino , p. 29.
0) Engel , Histoire de Servie , p. 378.
uni par une alliance secrète avec l'empereur Sigismond, prit les armes pour la seconde fois. Cette guerre fut déterminée par une cause bien légère, le refu» que Ton fit d'un cheval. Suleiman-Beg, prince des Turkmans deSulkadr, s'était plaint auprès de Murad qu'lbrahim-Beg de karamanie lui eût fait dérober, par un adroit voleur , Tun de ses plus beaux chevaux arabes. L'envoyé, que Murad fit partir pour la Karamanie, avec la lettre annonçant la eonquète de Thessalunique, reçut la mission d'insister sur le désir du sultan, relativement à la restitution du cheval (1). Le refus d'Ibrahim fut un motif de la déclaration de guerre, tel que l'histoire de l'Orient n'en offre pas de semblable depuis l'ancienne guerre des tribus arabes au sujet des juments Dahis et Ghabra. Saridsche-Pascha fut nommé au commandement de l'armée ottomane, et Murad passa lui-même en Asie ; les villes de Begschehri, Akschehr et konia s'humilièrent devant ses armes victorieuses. Ibrahim-Beg s'enfuit dans la Gilieie rocheuse, et négocia la paix par le moyen d'un scheich important des Mewlewis, et par son épouse, sœur de Murad, dont l'intercession obtint la remise du pays conquis et le rétablissement de la paix (2), sous la condition que le seigneur expulsé de Torghud serait réintégré dans ses États, et que le fils du prince de karamanie servirait à la Porte (3).
La guerre de karamanie achevée , Murad se tourna vers l'Europe, afin de châtier les secrets instigateurs des hostilités, le despote de Servie et le roi de Hongrie. Georges Rrankovich détourna l'orage prêt à fondre sur lui, par une ambassade qui pria le sultan d'envoyer chercher sa fiancée. La mission en fut donnée au chef des eunuques Hihan-Aga, i l'rus-Beg et à l'épouse d'Isbak-Beg, commandant de la Frontière servienne, qui se rendirent jusqu'à Uskub (Skopi) et Semendra, où ils reçurent la jeune princesse Mara avec les cérémonies accoutumées (4). Quant à la Hongrie, suivant les rela-
(1) Seadeddin, dans Braïutti , I. u , p. 63; Neachri , fol. 180, Idria, la" récildeMurad H ; aussi Ducas, I. xxix , p. 113.
(2) Idris, Ducat, I. XXIX, p. 1 14 ; Chalcond. , I. », p. 67.
(3) Cbalcoudylaa , I. Y, p. 77.
(4) Seadeddin, dans Bratutti,p. 68; Neachri, fol. 184; Ducas, I. xxx , p. 1 1 ">.
lions hongroises, on résolut de l'envahir; et Ali, fils d'Ewrenos, fit une irruption dans ce pays à la tète des coureurs. Georges Brankovich et Drakul furent convoqués à cette expédition, et parurent avec leurs troupes. L'armée turque franchit le Danube dans les environs de Semendra, et pénétra en Trausylvanie parla Porte-de- Fer[1438]. Elle assiégea vainement H ermanstadt (1) durant huit jours; Mediasch fut saccagée, Schœszburg surprisse faubourg de Kronstad incendié; durant quarante-cinq jours, le pays fui dév asté (2); soixante-dix mille esclaves furent enlevés et poussés comme des troupeaux par le défilé de Tœrzburg (3). Le woiwode de Transylvanie , Desiderius de Loszontz aurait suivi l'ennemi dans sa retraite, l'aurait attaqué, battu dans les défilés, et lui aurait enlevé son butin (4); mais les Ottomans gardent un silence absolu sur cette circonstance.
Au nombre des captifs se trouvait un jeune homme de quatorze ans, dont le nom et le berceau sont incertains. Enlevé de Schebes ou Muhlenbach où il étudiait, et entraîné en esclavage, il y vécut vingt-deux années soumis à de bien tristes vicissitudes; de retour dans sa patrie, il décrivit les mœurs, les usages et les opinions des Turcs, avec une connaissance des choses, une sagacité et une fidélité bien rares pour le temps.
A Andrinople, l'hiver se passa dans les fêtes du mariage avec la princesse servienne; mais, aux approches du printemps [1438], Murad médita de nouvelles hostilités contre son beaupère (5). Ishak-Beg, filsd Ewrenos, à force d'insinuations, finit par rendre suspects le despote de Servie, ainsi que le woiwode de Transylvanie, et poussa le sultan à de nouvelles entreprises contre eux ; il lui persuada, avant tout, d'exiger la cession de la forteresse de Semendra récemment élevée. Le despote et le woiwode furent appelés au service de la Porte avec leurs fils. Georges Brankovich mit Semendra en état de défense, la confia à son fils aîné Grégoire, et
(1) Nttchri.fbl. 182.
(2) Engel , Histoire de Hongrie, I. m , p. 13 , aussi le Chrooicon Melicense ; Hadscbi-Cbalfa , au 841 , qui commence le 5 juillet 1437 ; Ducat, l.xxx ,p. 115.
(3) Eogel , Histoire de Hongrie , I. ui.
(4) Pray.Hutoirereg., I. H, p. 291.
(5) Ducas,l. m, p. 116.
s'enfuit avec Lazare, le plus jcone, emportant ses trésors, en Hongrie auprès du roi Albert, successeur de Sigisraond (1). Drakul, qui n rot pas le temps de s'échapper, ou qui avait espère conjurer l'orage, fut jeté dans la tour de Gallipoli ; alors on lui demanda comme otages m deux fils, qui furent envoyés en Asie connu prisonniers d'État (2) ; et, après lui avoir fait renouveler son serment de fidélité inébranlable, on le laissa enfin regagner la Yalachie (3). M» rad parut devant Semendra, tandis qu'lshak- Beg, son conseiller, se rendait en pèlerinage > la Mecque. Le siège durait déjà depuis trois mois, lorsque revint Ishak-Beg; et Semendn tomba après une vaillante défense du fils de Brankovich et de son oncle Gantacuzène. Od brûla les yeux à Grégoire et à son frère qui avait été retenu en garde à Andrinople, et Us forent transférés dans les prisons d'Amaszra et dcTokat (4). Ishak-Beg et Osman-Tschelebi, petitfils de Timurtasch , se disposaient , après b chute de Semendra, à marcher contre Nicopolis, lorsque la nouvelle de 1 approche de rannt servienne les détermina à courir à la rencontre de l'ennemi. Le combat fut sanglant; mais les Turcs restèrent vainqueurs et maîtres d'un immense bulin. Tel fut le nombre des jeunes garçons et des jeunes filles, que la plus belle esclave était échangée contre une botte (ô\ et que l'historien Aasschik-Paschasade, qui prit » part du combat et des dépouilles, vendit ensuite cinq esclaves à Skopi pour 500 aspres. Apre» b conquête de Semendra, Murad se tourna toi Novoberdo, si riche par les mines qui l'entourent, et qui était appelée la mère des Villes fi. 11 menaça la Bosnie, et contraignit le prince
(1) Engel , BiMoire de Hongrie , I. m , p. 16.
(2) Ducak nou.me Nyinpbaeum comme le lien de kv bannissement ; Seadeddin ( Bratutli, 1. il , p. 7S) IV pelle Egrigxs , dans le Kermian ; si les deux indica.i<*-i sont juste*, alors ces deux noms désigneraient le me» lieu.
(3) Ducas , I. xxx , p. 1 17.
(4) Seadeddin ,1. n , p. 75 , nomme Tokat ; Dot» I. xxx , p. 1 17 , Atnastris comme le lieu de la captm* des fila de Wulk; maki Neschridtt que les fils du A*pote furent reti fermés à Demotika , et que le comiuti.fr ment de Semendra fut remis a Turacnao-Beg. D Jf Cbalcondylas , le fait n'eut lieu qu'eu 1440.
(5) Nesctari , fol. 183.
(6) Ducas, l.xxx, p. 117.