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•me, sous Grégoire XI (I), et celle de Warna, la quatrième, sous Eugene IV (2). Im« flotte ipale, de seize galères, sous le commandement ? l-ouis Searampa, cardinal patriarche de Ve- <e, parut Tannée suivante T1457] dans les u\ de TArchipel, pour porter des secours aux pi iles principales, Rhodes , Ghios, Lesbos, Miinos , Imbros , Thasos, etSamothrace, coneles Turcs (3). Elle toucha d'abord A Rhodes, orda ensuite à Chios et Lesbos, dont les hatants ne goûtèrent nullement la proposition i cardinal patriarche de refuser le tribut aux urrs. Les archontes de Chios craignaient de. nivelles hostilités des infidèles après le déirt des vaisseaux du pape, et Tannée précepte, immédiatement après la délivrance de elgrad , le prince de Lesbos avait envoyé le ibut par son ambassadeur Ducas (4). En vain ucas, qui avait paru alors pour la troisième fois Miime ambassadeur près de la Forte, s'était forcé de justifier les habitants de Lcmnos, cusés de trahison par le sultan ; tout ce qu'il •ait pu obtenir de Mohammed fut que ceux es l.emnicns qui avaient été condamnés à tort fussent transportés de la place des exéeuons au marché des esclaves, où on les fit venrepour 1,000 ducats (ô). Lors donc que la olle papale, fortifiée par quarante corsaires 'lalans, vint à Lemnos, elle y trouva un acx il plus favorable qu'à Lesbos et Chios. Elle i>sa des garnisons à Lemnos, Samothrace, nbras, et Thasos, puis remit à la voile pour hodes. Mohammed , qui soupçonnait le prince l' l emnos d'avoir favorisé sous main ces encrises navales, équipa contre lui une grande qui prit la mer au mois d'août, sous les rôrcsd'lsmail , assiégea la ville de Methymne, >ntre laquelle jouèrent l'artillerie et les '•lies, et revint ensuite sans avoir obtenu de sullals (6). En même temps, alors que le rir,cc de Lesbos envoyait le tribut, Pierre, rince de Moldavie, était venu de lui-même ofir le sien , et avait acheté, moyennant 2.000
»J Septembre 1390.
f2; 10 novembre 1444.
3 Ducas > | ,lT p m. Berninj p m
" Duc», m ,p. 190.
(5j Jbid.
thalcottdylai, édit. de Basle , p. 135.
TOM. t.
ducats annuels, la sûreté de son pays, pour lequel il redoutait le voisinage des forces ottomanes (1).
De retour à Andrinople , Mohammed s'efforçait d'effacer Taffront de Belgrad par des fêtes et des cérémonies pompeuses. 11 se disposait à célébrer la'circoncision de ses deux fils, Rajesid et Mustapha, dont le premier résidait à Amasia, le second à Magnésia. Les princes furent appelés à Andrinople avec leur cour, et en même temps des circulaires, répandues dans toutes les parties de Tempire , appelèrent les émirs et les fakirs, les savants et les guerriers, les juges et les poètes, â venir décorer cette solennité (2). Lu camp fut planté dans la graude Ile située près d'Andrinople , et un trône fut dressé sous la tente du sultan, destinée aux occasions solennelles; la première réunion fut celle des savants. Mohammed, en costume officiel, siégeait sur le trône, ayant à côté de lui quatre principaux savants, qui étaient comme les quatre colonnes du trône de la science. A la droite était assis Chaireddin, chodscha , ou précepteur du sultan; à gauche, Mewlena-Ali-Et-Tusi, qui, venu de Perse dès le règne de Murad , s'était fixé d'abord à Brusa, puis, après la conquête de Gonstantinople , avait été installé comme muderris dans Tune des huit églises que le conquérant avait transformées en collèges , et enfin avait reçu en présent un village situé aux environs de Constanlinople, appelé encore aujourd'hui Muderriskoi. c'est-à-dire le village du professeur (3); en face du sultan étaient Chisr-Beg-Tschelebi, le premier juge de la capitale après la conquête, et Schukrullah , le médecin, natif de Schirwan (1 . Ces quatre personnages présidaient Tassembléc des savants qui lisaient et
(1) F.iif.cl, HiMolre de la Moldavie, p. 131 , d'après Cromcr. L'opinion i t-pantlue par (Jantemir que la Moldavie ne paya tribut au sultan qu'à partir de 1536, celle opinion est sans foudcmeut.CbaUondylas |>arlf, non pas du tribut , mais de la paix , I. iv , p. 64.
(2) Voy. la lettre d'invitation à Ismail de Kastemuni, dans la collection de» papier» d'État de Feredun , u° 209, avec la réponse , n° 21 1 .
(3) Conttanünople et le Bosphore, i, p- 572.
(4) Taschli(L'pn*ade, dans ScbakaikounaamaDîje, Seadeddio et Aali ; parmi e» wvanU du reflne de Mohammed II.
commentaient le Koran, ou récitaient des vers de circonstance. On servit aux professeurs des assiettes de sucreries, et aux danischmends, ou candidats au professorat , des boites de confitures qu'ils pouvaient emporter chez eux; tous reçurent des vêtements d'honneur el de fortes sommes d'argent avant de se retirer 1 . Le second jour , les scheichs et les fakirs , après que le sultan se fût entretenu avec eux, furent traités de la même manière. \ js troisième jour eurent lieu les exercices militaires, les courses de Chevaux, le tir de l'are, et les vainqueurs furent richement récompenses. Enfin, le quatrième jour, qui fut le dernier delà fêle, de l'argent fut jeté au peuple. Tous les grands offrirent des présents au sultan: ceux du grand vesir Mahmud surpassèrent tous les autres en richesse . les deux petits tilsd'Ewrenos^qui portaient le nom d'Isa, l'un fils d'Hasan, l'autre d'Ishak , reçurent ordre de pousser des courses, lepremiercn Hongrie, le second en Albanie. l>a ville d'Ofen resta un mois exposée au pillage des Tures (2).
Dans le livre suivant, ä l'occasion de la (rêve conclue entre Skander-lteg et les Turcs, se placeront naturellement les événements arrivés en Albanie depuis la mort de M und: mais il nous faut rappeler l'ineursiou d'Isa en Hongrie , sur laquelle les écrivains hongrois gardent le silence, et dont les historiens ottomans font seuls mention, avec Chalcondylas, ainsi que la campagne contre la Servie, qui transforma enfin ce pays en une province turque ; nous négligerons, pour le momt nt, les faits qui se passèrent simultanément en Grèce, pour raconter ensuite l'entier assujettissement de cet te péninsule, sans nous arrêtera la conquête de la Servie , accomplie dans le même temps. Tandis que Mohammed, après avoir jeté les fondement s du château des Sepl-Toursà Constantinoplc (3), entreprenait en personne l'expédition de Morée, il ordonna au grand vesir Mahmud-Pascha d'aller réduire des places serviennes qui
(1) Nescbii . fol. 202 ; Seadeddin.danK Bralulli , I. u, p. 179 ; Tursuii-Bt-ij , le Ik fn rdat , loi. ;8, 1. 1 , p. 4.
(2) Areupck, Chronique, f. 1201 ; Chronique de Cciley, f. 1 10.
(3) l>ucaii, t. kl¥, p. m . t onMamw,ople cl le lk>*pbore , 1. 1 , p. 610.
i u'étaient pas encore soumises, soit que cette
I conquête revint naturellement à Mahmud.
1 comme beglerbcg de Rumili, depuis la mat de Karadscha devant Belgrad (1), soit que, malgré la fidélité prononcée du favori élève dans le harem , Mohammed ne jugeât pas prudent de eouférer à ce demi -Grec l'entier asservissement de sa patrie. Aux troupes de soa gouvernement , équipées en grande partie i ses frais ('2) , et à celles d'Anatoli , Mahmad joignit encore mille janitschares que lui rouit le sultan, et qu'il passa en revue dans la plaine voisine de Constantinople, puis il marcha rapidement le long du Danube, soumettant sm» peine les châteaux de Ressova, Curicotu. Druno et Braniczovacz (3). Arrivé devant >emendra, il négocia , par Isa-Bcg , petit-fils d Ewrenos, et kuruman-Pascba , la reddition de la place, qui tint encore même après que I« ouvrages extérieurs eurent été emportés * Il laissa Semcndra, pour le moment, et se dirigea vers le château d'Hawala , construit par Mohammed sur une colline, seulement à trots lieues de Belgrad; il le remit en bon état de défense, puis s'empara d'Ostroviza, de Rudnu. et de Marjone(5;, et, après avoir passe les fêtes du bairam à ÎNissa , il commença le siège de Golumbacz. Le commandant voulut opposer une longue résistance; mais il le contraignit i se rendre en détournant les sources de la place, el en repoussant les soldats détachés pour aller puiser de Peau au Danube. Après avoir ajouté de nouveaux ouvrages à la conquête , il donna l'ordre à Mohammcd-Beg , fils de Minnet , de franchir le Danube , et de faire une irruption en Hongrie. Celui-ci s'empara du château de
Tarak (t>) , ravagea le district de Rahova
{ I } .Vad' ddi», tdrt» , à la fin de la division sur la «*.qtiéic de Bt lj;rad , qui s'accorde euliéremeul avec Üulcoodylas , I. vin, p. 137.
(2) Cualcondyla», p. 137.
C3j Ce» châteaux , dan» Scadcddin , IS'escbrt , Idris cl &nlak*ade, sont appelés Rcmw , kurudscba et Branidwrha, ei dans la traduction de Bratufti, I. n, p. f£6, onlei a iraiwfonné* en Bisa , Cburj;ia el IVrancia.
(1) >eadcddin, dans ßratutti , t. u , p. 186; IHttchri , fol. 201 ; tdn» fol. 95; S*olak>ade , p. 53.
(5) Daun Braimii , p. 187 , Ostroviu doit te lire comme s il y avait Siwrije.
{!■) Probablement hei r ck, dausle voisïnaGe de Seœlin.
7, liakova. Braïuiti a fait de Tarak , Tara , et deRabova. Oiabovo , I. ti f p. 180.