LIVRE
de la demande, pourvu qu'un envoyé vint conclure une capitulation régulière. Il était nécessaire de montrer une telle prudence, dans un moment où Léon X profitait de la courle trêve dont jouissait l'Italie pour envoyer quatre cardinaux aux quatre premières puissances de la c hrétienté : à l'empereur, aux rois d'Espague, • d'Angleterre et de France, afin de les solliciter à uoeentreprise en commun contre lesTurcs; Tannée suivante, Selim renouvelaencore pour un an la trêve conclue avec la Hongrie , et dépêcha le Tschausch-Mustapha à Venise , pour réclamer deux années de tribut de »,000 ducats pour Chypre. La signoria s'excusa , en déclarant que tes sommes arriérées avaient déjà été expédiées pour Chypre , et 16,000 ducats vénitiens furent versés daus le trésor du sultan. En les recevant, Selim, contre sa coutume, s'entretint avec l'ambassadeur, et l'avertit de recommander l'équité au gouvernement de Venise, s'il voulait conserver la paix.
Cette année et la suivante , les armées de Selim furent occupées à combattre un soulèvement daogereux provequéen Asie, par un oovateurappelé DschelalL Ces troubles furent étouffés avec autant de bonheur et de rapidité qu'avait été comprimée l'année précédente, en Syrie, la révolte du scheich arabe, qui fut abattu par les forces réunies dlskender-Pascha, gouverneur de Tripoli, de Guseldsche-Kasim-Pascha , et de Berdi - Ghasali , gouverneur de Damas; sa tète fut envoyé à Andrinople. Quant à Dschelali, il se tint avec ses adhérents à Terchal, aux environs de Tokat, dans une caverne où il prétendait attendre à la fin du monde l'arrivée promise du Mehdi. Le grand vesir, Piri-Pascha , était posté sur l'Euphrate pour couvrir l'empire contre la Perse; Ferhad-Pascha, gouverneur de Rumili, reçut ordre de marcher contre les rebelles. Schesuwar-Oghli , seigneur de Sulkadr, les poursuivit de son coté depuis Elbistan jusqu'aux frontières deSiwas; et Dschelali, ayant marché vers Karahisïar, Ferbad-Pascha vers Angora, Schehsuwar tomba sur les révoltés, et les anéantit sans l'assistance I de Ferhad-Pascha , ce qui lui attira la haine . implacable de celui-ci. Des bruits d'appariliou d'un prétendu prince Murad, fils d'Ahmed, qui, après avoir cherché un refuge en Perse, y était mort, furent combattu* par les déclara-