‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 199 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

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quotidienne, tandis qu'autrefois ce revenu ne montait jamais qu'à99aspres. Le silihdar partit d'Andrinople pour Constantinople avec mission de tirer du trésor impérial du nouveau sérail , en présence et de l'aveu du kaimakam . 615 okkas 172 drachmes d'argent , et 205 okkas 427 drachmes de même métal, provenant de pièces de vaisselle et de harnais, pour les livrer à la monnaie. Après que l'on eut arboré les queues de cheval et ordonné les prières habituelles au sujet de la guerre , le grand vesir partit le premier et alla camper à Nissa; de son côté le sultan se rendit d'Andrinople à Sofia.

. Le grand vesir venait à peine de quitter Andrinople, que l'armée du prince Eugène, ayant franchi le Danube à VisniUa , dans le voisinage de Pancsova , s'était campée entre le Danube et la Save, juste en face de Belgrad (1) ; le gouverneur de Ruroili , Schatir- Ali-Pascha , s'était avancé dans la plaine de Weretschar, et de là était entré dans la place ; le gouverneur de Diarbekr , Redscheb, qui avait sous ses ordres trente mille hommes, après avoir prià Mehadia, dut se porter maintenant vers Belgrad , pour arrêter la marche de l'ennemi à Pancsova. Ali-Pascha, fils de Kara-Mustafa, envoyé en avant au pont de la Morawa , ayant mandé que le danger était des plus pressants , le grand vesir se porta le 12 juillet vers la Morawa.

Cependant Eugène assiégeait Belgrad depuis trois semaiues; une foule de princes allemands et français étaient accourus sous son étendard , afin de prendre part à la gloire de la conquête de la maison de la guerre sainte. Les princes de Bavière, de Wurtemberg, de liesse, de Bevern, de Culmbach, d'Anhalt Dessau, de Lichtenstein, de Dombes, de Marsillac , de Pons, les comtes de Charolais, d'Estrade, le marquis d'AIincourt, fils du maréchal de Villeroi Jetaient un nouvel éclat sur celte expédition, comme on avait vu leurs pères briller aux sièges de Candie et d'Ofen . aui batailles de Nicopolis et de Saint-Ciotlhard. A la première ligne commandaient les généraux Montccuccoli,

{{) Rascbid, fol. 181. Hist. delà guerre de Hongrie, p. Ul.llayne, Traité de l'art de la guerre de» Turcs, p. 402. Hist. du prince Eugène, cl Dnmont.

Dolberg; à la seconde, Nadasdy, Mercy»

Harrach, Lobkovitz, Arenberg, Holstein, Frédérick de Wurtemberg , Emmanuel de Savoie, neveu d'Eugène. Le baron de Petrasch f qui avait fait une vaine tentative sur Sabacz , se porta entre Sabacz et Mitroviz. Le 1er août, l'armée ottomane parut enfin sur les hauteurs de Crutzka ou de Hiszardschik; elle réunissait quatre-vingt mille janitschares, vingt mille feudataires asiatiques et européens , vingt mille sipahis et volontaires, et trente mille Tatares; les murs de Belgrad renfermaient en outre trente mille hommes. Au lieu d'attaquer avec des forces d'une supériorité si accablante les chrétiens, dont le nombre primitif de quatre-vingt mille avait été diminué par les fatigues du siège, le grand vesir perdit un temps précieux en délibérations : il consulta tantôt le nischaodschi Mohammed-Pascha, tantôt le reis-efendi Kadri, tantôt le grand écuyer du sultan, Uaider-Aga, qui se trouvait dans le camp, et il finit par n'écouter les avis de personne , pas même ceux du chan tatare , quand celui-ci lui eut amené un renfort de soixantedix mille cavaliers (1). Durant quinze jours , les deux camps se canonnèrent vivement; chaque parti espérait la retraite de l'autre ; enfin Eugène voyant que le manque de fourrage, contre son attente, ne forçait pas le grand vesir à décamper, et prévoyant une attaque inévitable de la part des Turcs , résolut de la prévenir. L'action fut des plus brillantes; dans l'armée impériale, soldats et généraux montrèrent un courage héroïque : à l'aile gauche , les Bavarois se précipitèrent sur une batterie de dix-huit pièces défendue par vingt mille janitschares et quatre mille Tatares ; la cavalerie légère et l'infanterie du prince Alexandre de Wurtemberg soutinrent l'attaque , et les canons enlevés furent tournés à l'instant contre les Turcs (2). La défaite de l'aile gauche entraîna celle de l'aile droite et une fuite générale; dix mille Turcs furent tués, dix mille blessés ou pris. Les chrétiens perdirent à peine deux mille hommes; ils comptèrent

Cl) Raschid, I. n, fol. 184.

(J) Hist. de la guerre de Hongrie, p.

plus de trois mille blessés ; parmi les morts se trouvèrent le lieutenant feld-maréchal comte Hauben , le général Dalberg, le jeune comte Palffy. on prince Thurn et Taxis, les marquis Clerici et Villette ; parmi les blesses, le prince Lnbkovitz, le prince Frédèrick de Wurtemberg, les généraux Rottenhaho, Locatelli , Arigoni , le feld-maréchal comte Palffy , qui était seul initié au plan du général en chef, et Eugène lui-môme (1). Les vainqueurs se saisirent de cent trente-un canons de bronze , trente-cinq mortiers dont quelques-uns lançaient des bombes de deux quintaux, vingt mille boulets, trois mille bombes, trente mille grenades, six cents tonneaux de poudre , trois cents tonneaux de plomb, cinquante-et-une bannières, neuf queues de cheval , quatre trompettes , un grand tambour des janitschares , une grande timbale des sipahis et quatre petites. Comme après la bataille de Peterwardein , Eugène réserva pour lui la tente du grand vesir [ 16 août 1717 ]. Deux jours après la bataille , fut signée la capitulation de Belgrad , dont la garnison sortit enseignes déployées, tambour battant ; le nombre des canons trouvés dans la ville, dans les îles du Danube et sur les tschaiks, dépassa six cent cinquante. La perte de Belgrad entraîna nécessairement la chute du grand vesir, sur l'incapacité duquel pouvaient être rejetés tous ces désastres; le sultan offrit le sceau au kaimakam , son gendre : mais celui-ci se défendit de l'accepter par prévoyance, car l'issue de la guerre; qui ne pouvait pas être heureuse, devait amener le renversement de celui qui dirigerait les affaires, et il le Ot donner à l'un de ses protégés, le nischandschi-pascha Mohammed, fils d'un marchand égyptien de Kaiszarije. Entré d'abord au service du pascha d'Alep. pour tenir registre de la paille, occupé à des emplois subalternes , à l'ouverture de la campagne précédente , s'étant fait connaître à Ibrahim, Mohammed devint successivement, par l'appui de ce puissant favori , nischandschi , vesir, et arriva maintenant au premier poste de l'état. Les deux conseillers du précédent grand vesir , le reis-

(I) Dumont, Hisl. milit. p. 30. Il ist. de la gjmc de Hongrie, p. 187.

efendi Kadri et Haider-Aga, furent éloignés du camp impérial.

Pendant que de si grands événements s'accomplissaient devant Belgrad, les armées n'étaient pas restées entièrement oisives en Transylvanie, en Bosnie, en Dalmalie et sur mer. Le serdar Redscheb-Pascha , destiné d'abord pour la Transylvanie , dont les quarante mille coureurs et volontaires avaient été grossis encore par dix mille Tatares sous les ordres de Kaplan-Girai, borna tous ses exploits à la prise de Mehadia et de la nouvelle palanque , puis se replia lâchement surOrsovaetmème sur Widdin. Au contraire, en Bosnie , Kœprili-Nuuman-Pascha déjoua par sa prévoyance la tentative du général Petrasch sur Zwornik , en se portant avec toutes ses forces au point d'embranchement des routes de Novi et de Zwornik. Avant la prise de Belgrad , les deux commandants de Zrin et de Costanizza avaient voulu surprendre les places turques de Novi, Kamingrad , Maydan , avec mille chevaux et cinq cents Hciduques , réunis dans la vallée d'Uranovaglava sur l'Unna, non loin de Novi; mais Czerich , qui avait été informé de leurs mouvements, passa l'Unna, vint se poster à Sainte- Catherine et fit échouer le plan. Les irruptions des Turcs dévastèrent des cantons de la Transylvanie, du Banat et de la Haute- Hongrie; mais le feld-maréchal Stainville vengea ces dégâts en rançonnant Jassy et renversant la résidence de l hospodar. En Dalmatie, Alois Mocenigo, successeur d'Emmo, avait mis à l'abri de toute surprise les postes dePopovo, d'Ottovo et de Zarioe, menacés par les Turcs. Mille guerriers des frontières de Mosztar , Scoblato et Goranze, furent transportés sur le territoire vénitien ; puis Mocenigo assiégea lmoschi, forteresse de la frontière de l'Herzegowina , qui protège du côté de la Dalmatie les châteaux de Sing, Almissa, Duare, Primorie, Macarsca et Vergoraz , et , du côté de l'Herzegowina, ouvre les routes vers Duuno , Gliubuschi , Pocitegl et Mosztar , chef-lieu du gouvernement d'Hersek. Après la prise d'Imoschi, Mocenigo, qui pouvait maintenant se porter librement sur Mosztar, reçut ordre de pousser vigoureusemeut ses avantages dans la direction de Castel-Nuovo ; après quelque hésitation, il résolut d'attaquer d'abord le

port fortifié d'Alessio on Antivari , parce qu'il était plos près de Budna et de Pastrovich qoe Dulcigno , Durazzo et Vallona; mais les Monténégrins ne l'ayant pas soutenu selon leurs promesses , et le pascha de Skutari étant accouru pour délivrer la place , Mocenigo échoua dans son entreprise [26 octobre 1717 ]. Pisani fut plus heureux contre Provesa et Voniza, boulevards avancés de Santa-Maura , qui commandent le golfe d'Arta.

Sur mer il n'y eut pas d'action décisive ; néanmoins trois fois le capitaine extraordinaire de la flotte vénitienne, Flangini , combattit devant les Dardanelles, à la hauteur de Lemnos et de Ténédos, les trente-quatre vaisseaux du kapudan-pascha Ibrahim, et périt lui-même dans le dernier engagement (i). Les escadres réunies de Diedoet de Pisani rencontrèrent la flotte turque dans les eaux de la Morée à la hauteur de Calotyches; mais les deux armées navales parurent vouloir s'éviter plutôt que manœuvrer pour se chercher ; Pisani fit voile vers Cattaro, et le kapudan-pascha reprit la route de Constantinople. Par l'imprévoyance des pilotes et des capitaines , la marine torque subit en vingt-quatre heures de plus grands dommages que pendant toute la campagne [2 décembre] : deux bâtiments échouèrent pendant la nuit au-dessus des Sept-Tours , devant la porte de Sable, et le lendemain, l'on de ceux qui étaient entrés dans le port wuta en l'air avec tout l'équipage ; quand trois mois après le feu se déclara dans l'arsenal par la négligence apportée dans le calfateraent d'un navire , et consuma la moitié du magasin de bois avec le bâtiment en réparation, cette succession d'accidents amena la chute du kapudan-pascha , dont la place fut donnée à son devancier, qui, depuis sa révocation , servait comme capitaine du vaisseau amiral , et qui maintenant reçut les trois queues de cheval. Ibrahim, gardien du sceau du grand veair Elmaa-Mohammed-Pascha , tué dans la bataille de Zenta, conduisit à Aszow l'amiral déposé. Comme ce dernier avait laissé les lewends et les kaliondschis se livrer à tous les excès de la licence, le nou-

(I) Forrari. p. 189»

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veau frand amiral eut pour instruction rigoureuse de maintenir les troupes dans l'ordre. On sentait d'autant plus vivement le besoin de la discipline que tout récemment, au moment du paiement de la solde à Sofia , les soldats s'étaient mutinés , et que pour les faire rentrer dans le devoir, rl avait fallu que le grand vesir ceignît le sabre , et. appelant ses agas, menaçât de les faire tailler en pièces. De vives réclamations s'étaient élevées contre les vexations des beglerbegs et des begs qui , en levant les contributions de guerre pour les augmenter selon leurs caprices, opprimaient cruellement les sujets ; un chatti-scliérif régla le montant de ces espèces d'impôts, et le sultan ajouta ces lignes: a Quiconque contrevient à cet édit, je le tue , aussi vrai que je compte sur le secours du koran , ce livre envoyé du Ciel. »

Hakoczy , qu'un aga était allé chercher en France , était enfin arrivé sur un bâtiment de ce pays, et avaitété reçu à Andrinople comme prince de Transylvanie. Deux cents bourses d'argent furent envoyées au gouverneur de Bosnie, le vaillant Kœprili-Nuumansade, pour les frais de la défense de sa province , et pour lui complaire l'on conféra la troisième queue de cheval à son frère Esaad- Beg, troisième fils du vertueux grand vesir tué à la bataille de Slankamen. Le mufti Ismaïl , créature du kaimakam, élevé par lui dans la prévision qu'il ne contrarierait pas ses vues, perdit sa place pour avoir voulu user de trop de liberté , conférer des places de sa pleine autorité, et Abdullah fut investi de la première dignité de la loi. Enfin , le grand vesir lui-même fut déposé , et le gendre favori, assuré maintenant d'une paix prochaine, ne refusa pas plus longtemps d'accepter le sceau de l'empire, qu'il garda dès-lors jusqu'à la fin du règne d'Ahmed III , pendant douze années. Il mérita du moins le pouvoir absolu dont il jouit dans cet espace de temps par son amour de la paix , son équité, sa capacité politique , son goût pour les sciences et les arts , sa douceur et sa bienveillance. Pour plus de distinction, le sultan lui envoya le lundi ( jour heureux ) [ 9 mui 1718 ] , nu lieu du sceau d'or, *igne du pouvoir suprême, l'émeraude portant son chiffre gravé qu'il portait au doigt : ce fut comme un heureux présage de l'administration di-

gneet prospère d'Ibrahim, qui maintint l'empire dans une paix continuelle.

Dès la première année de la guerre survenue entre la Porte et l'Autriche, le ministre anglais Sutton avait reçu de sa cour des pleins pouvoirs pour offrir sa médiation ; ce rôle lui appartenait plutôt qu'aux représentants de la France et de la Hollande, parce que déjà , un siècle auparavant, l'Angleterre s'était portée médiatrice entre la Porte et la Pologne ; la Hollande ensuite s'était interposée pour la paix de Carlovicz. L'année suivante, l'ambassadeur anglais Worlhley Montague, dont les deux prédécesseurs Hussey et Harbond étaient morts, le premier à Belgrad et le second à Andrinople, en se rendant à Constantinople Gt à son passage à Vienne quelques insinuations de médiation; mais on lui répondit qu'avant la prise de Belgrad il ne pouvait être question de paix. La première démarche positive tendant à la paix fut faite aussitôt après la prise de Belgrad par l'ancien commandant de cette place, Elhadsch-Mustafa-Pascha, qui de Nissa écrivit à Eugène, et offrit son entremise avec la cession de Belgrad et du territoire (1) [5 septembre 1717 ]. Tant que Chalil avait été grand vesir, il n'avait pas osé parler comme il le faisait maintenant que Mohammed-Pascha était à la tête des affaires. Un mois après, le grand vesir lui-même adressa une lettre a Eugène (2) pour proposer un armistice et un accommodement, sans dire un mot de l'offre de l'ancien commandant de Belgrad ou faire mention de la cession de cette place ; le porteur de la dépêche était le secrétaire de l'ambassade anglaise, Heferman, qui fut expédié du camp de Soûa ; Eugène dans sa réponse rappela la première offre, et, comme il attendait des instructions de Vienne , garda le silence sur les deux points de l'armistice et de la médiation (3). Presque aussitôt il reçut des pouvoirs pour engager des négociations sur la base de l'état actuel de possession ; on loi re-

(1) Journal militaire, 4811, p. 46.

(S) Raschid,l. it, fol. 187.

(S) La lettre du 6 octobre 1717 , dans la Sle-R. ou Vendramino Bianchi , bistorica relaiione délia psce di Passarovitx, p. 17.

commandait surtout les questions relatives aux rebelles hongrois, au commerce des prisonniers , aux Barba resques , aux saints lieux de Jérusalem et à la Valachie (1). Au commencement de l'année, le général autrichien Stainville avait conclu avec Maurocordato une convention en six articles , en vertu de laquelle il fut établi que les troupes impériales s'abstiendraient de franchir l'Ait ; en même temps le conseiller de guerre , seigneur de Talman , fut investi des pleins pouvoirs nécessaires pour négocier (à). A la place de Worlhley Montague , rappelé de Constantinople parce qu'il déplaisait a la cour impériale, vint le ministre anglais Stanyan , qui passa par Vienne , où le précédent ambassadeur Sutton avait été chargé aussi d'une mission pacificatrice par sa cour. Si ces trois diplomates anglais travaillaient avec activité au rétablissement de la paix , l'ambassadeur français , puis Rakoczy qui se trouvait à Andrinople, et le chevalier de Boissemène, agent espagnol accrédité auprès de lui , ne faisaient pas moins d'efforts pour l'empêcher. Le mufti et les ulémas étaient pour la paix ; mais le grand vesir Mohammed-Nischandschi-Pascha se prononçait pour la guerre (3). Rakoczy, qui s'était rendu d'abord à Bender après la chute de Belgrad , avait été appelé à Andrinople, où le sultan l'accueillit en audience solennelle en lui disant : « Il n'y a point à douter de l'assistance et de l'appui de ma Sublime Porte ; les hôtes qui se réfugient sous son ombre y sont traités avec honneur, et il est bien arrêté que tu y seras accueilli avec la plus haute distinction, a [ 4 janvier 1718 ). L'audience avait été accordée avec le cérémonial réglé par les kanuns pour un prince de Transylvanie, vassal de la Porte. L'on conféra le kalpak et le sabre à Rakoczy ; ce prince, ainsi que Bercseny et les Espagnols qui se trouvaient avec eux , levèrent des soldats en leur donnant à chacun une gratification de 50 florins. Six mois plus tard

(1) Instruction pour Eugène en 25 articles, 13 octobre 1717 dans la Ste-R. el plein pouvoir du 25 septembre. Ibidem.

(2) Instruction pour le s. de Talman , 30 octobre 1717. dans la Ste-R.

(S) Lettre d« Rakocty du 26. novembre 1717.

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