‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 216 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

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elle la possession du littoral (1) ; puis il demanda au préalable la suspension de tous mouvements de troupes turques vers la Perse; et les plénipotentiaires ottomans ayant déclaré que, l'empire des Perses se brisant, l'intention de la Porte était de ressaisir l'A serbeidschan, le Daghistan , le Gurdschistan, le Schirwan, ses domaines héréditaires, et de ne point se laisser arrêter dans ses progrès, le résident annonça qu'il n'avait aucun pouvoir pour traiter cette question et qu'il lui fallait demander de nouvelles instructions. En attendant la réponse de sa cour, l'on convint de part et d'autre de suspendre la marche des troupes durant trois mois. Mais comme le czar avait déjà occupé Terki, Derbend, Baku, qu'il menaçait maintenant Gilao et Àstrabad [1G août 1723 ], à la suite d'un conseil auquel assista le mufti , des ordres furent expédiés au gouverneur d'Erserom, Ibrahim-Pascha , ainsi qu'au gouverneur de Trébizonde , pour qu'ils se portassent rapidement le premier vers Tiflis , le second sur Baku, et se hâtassent d'accommoder les d ifflérends survenus entre le nouveau rhan de Schirwan et les magnats du pays (2). La guerre fut déclarée sur trois felwas du mufti Abdullah , qui sont de vrais modèles en fait de droit public des orthodoxes à l'égard des hérétiques : «Si avec la permission de l'hérétique qui s'intitule Schah, quelques hérétiques se battaient avec des moslims, la paix est-elle par là rompue avec l'imam des moslims , le sultan des sultans? — Réponse : Oui, d'autant plus que c'est un devoir religieux d'exterminer ces maudits , et que toute paix avec eux doit être considérée simplement cpmme une trêve que les orthodoxes doivent rompre aussitôt qu'ils ont recouvré des forces. — Le pays des hérétiques soumis aux descendants du schah Ismaïl , qui outragent les trois premiers chalifes en les appelant apostats, et Aisché la chaste, en la traitant de femme impudique, interprètent les versets du koran selon leur opinion déréglée, permettent de tueries ■sunnites et de coucher avec leurs femmes, enlevées de force ; ce pays des hérétiques

(1) Rapport du liaile Emmo. du 6 aoftl , 172*. (î) Tschekbisade, fol. i5 cl 10.

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