‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 234 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

à toutes les maisons de plaisance que depuis six à sept ans les ministres avaient construites sur les deux rives du canal des Eaux douces, pour plaire au sultan Ahmed; cette fois Mahmud fit ses réserves : * Je ne donne point, dit-il, mon adhésion à l'incendie, nous serions la risée des peuples chrétiens ; je permets seulement que l'on renverse les bâtiments. » Cent vingt kœschks et maisons de plaisance , dont les jardins étaient en partie dessinés sur les modèles de ceux de France , furent démolis et rasés ; toutefois la destruction n'en fut pas tellement complète qu'au bout d'un siècle on ne vit encore les traces des murs et les fondations de ces gracieux édifices, qui, ornant les Eaux douces, les faisaient rivaliser avec les rives du Bosphore. La place de kapudan-pascha, qui , aussitôt après l'arrestation du dernier titulaire , avait été conférée à Abdi-Pascha , fut donnée maintenant à Ilafis-Ahmed-Pascha ; mais celui-ci fut obligé au bout de vingt jours de la céder à Dschanura-Chodscha , qui avait déjà été grand-amiral à l'époque de la conquête de la Morée. Le fils et le gendre du mufti Feisullah , qui , vingt-sept ans auparavant avaient été bannis à Brusa , furent rappelés par le nouveau mufti , Mirsasade- Scheicb- Mohammed -Efendi; le sécretaire des janitschares, envoyé depuis douze années aGallipoli par le grand vesirlbrahiro-Pascha, et le chambellan Chiszim - Mohammed , relégué depuis cinq ans à Salonik, purent aussi rentrer dans la capitale; d'un autre côté, Feisullah et Abdurrahmau , que les rebelles avaient nommés , le premier, grand juge de Rumili, et le second juge de Constantinople , furent bannis l'un à Mitylène, l'autre à Chios, comme créatures du grand vesir exécuté. L'historien Raschid-Mohammed pour la même cause fut relégué à Cosjl'ex-rcis-efendi Mohammed, qui , pendant l'administration entière de Damad-Ibrahim , avait été été initié à tous les secrets de l'état, dut partir pour Ténédos. Les précédents généraux des janitschares et des armuriers, et le lieutenant- général des miliciens privilégiés furent exilés et réduits à la misère , parce que leur présence déplaisait aux rebelles, qui firent aussi reléguer à Mitylène le bostandschi-baschi Karakulak.

Le commandement des bostandschis passa au tom. m.

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