‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 254 sur 384 · LIVRE LXVII · texte numérisé non relu

LIVRE LXVII

der(l) ; que la Sublime Porte ferait la guerre ou concluerait la paix selon qu'on le désirerait. Ils rappelèrent Mohacz, où plus de deux cent mille hommes pesamment armés avaient été anéantis par les valets des sipahis; que cent dix mille chrétiens avaient couvert de leurs ossements la plaine de Keresztes. Relativement à la demande d'indemnité des frais de guerre , ils dirent que les trésors des grands rois n'avaient d'autre destination que la dispersion, que la Porte ne parlait pas des dépenses que 'lui avaient causées l'entretien et les voyages de Talman et des ambassadeurs des puissances maritimes: « Est-il donc permis, demandèjentils, de rompre la paix tout récemment jurée par l'empereur à l'avènement du sultan Mahmud ? « Le sécretaire de l'ambassadeur impérial, auquel le reis-efendi adressait ces énergiques interpellations, s'excusa en disant que les diplomates étaient les serviteurs de leurs cours, et prononça des malédictions contre les auteurs de la guerre ( 2 ) : o Vous avez, dit-il , inquiété les Russes qui ont été contraints de se mettre en défense, et l'empereur s'est vu obligé d'agir en vertu de son alliance ; vous êtes les provocateurs , que les malheurs de la guerre retombent sur vous ! — Soit! s'écrièrent les ottomans; que Dieu donne aux méchants la récompense qu'ils ont méritée! II sépare les bons des méchants, et le glaive de sa justice atteint les têtes élevées. » Et tous les assistants s'écrièrent : « Amen , amen , » chaque parti appelant sur l'autre le châtiment du Ciel. Les deux mois fixés pour la réponse définitive s'écoulèrent sans qu'il fût fait aucune communication nouvelle , et le congrès fut rompu; les plénipotentiaires russes et autrichiens s'en retournèrent auprès de leurs cours, les ottomans regagnèrent le camp du grand vesir, où ils firent le rapport de tout ce qui s'était passé [ il novembre 1737 ]. La Porte prêta l'oreille aux représentations de l'ambassadeur français Villeneuve , qui avait envoyé au camp l'interprète Laria, pour conseiller la continuation de la guerre plutôt que l'adhésion à des demandes aussi dangereuses

(1) Ssubhi, fol. 117»

(2, Ibidem.

que la libre navigation de la mer Noire (1). Avant même l'ouverture du congrès de Niemirow , le grand vesir Seid-Mohammed et ensuite son successeur Muhsinsade s'étaient adressés au cardinal Fleury pour solliciter la médiation de la France (2). Le cardinal écrivit au grand vesir en exprimant son acceptation du rôle de médiateur [17 octobre 1 737 ] , et le sécretaire d'état Amelot adressa des instructions à l'ambassadeur pour le cas où l'empereur consentirait à la médiation de la France. Des notes de la Porte , adressées aux puissances chrétiennes de l'Europe, les informèrent de la rupture du congrès de Niemirow (3).

Les Russes étaient entrés celte année en campagne deux mois avant l'ouverture des conférences de Niemirow; leur armée, commandée par le feld-maréchal Munch , forte de soixante à soixante-dix mille hommes, avec un parc de six cents pièces d'artillerie , se mit en mouvement le 10 juillet, longea le Bog en se dirigeant sur Oczakow et campa entre la mer et l'embouchure du Dnieper. Il n'y avait aux alentours ni fourrages pour les chevaux , ni bois propre aux fascines ; l'on renvoya aussitôt les gros bagages , et le siège commença. Quinze raille hommes de la garnison , ayant fait une sortie sur l'aile droite des assiégeants formée par les Cosaques, furent repoussés après deux heures de combat. Cinq mille ouvriers soutenus par cinq mille soldats étaient occupés la nuit à élever entre la mer et le Liman cinq batteries et des parapets ; mais la terre était si dure et la nuit si courte qu'au lever du soleil à peine une redoute était achevée. Toute l'armée reçut ordre de se mettre sous les armes : la moitié se porta contre la ville ; l'autre moitié , sous le prince de Hesse-Homburg, dut rester dans le camp. A la faveur d'un chemin creux et des jardins, les Rosses s'approchèrent de la place à une portée de fusil. Le troisième jour au matin , le feu

(ij Langicr, I. i, p. 82.

(2) Lellre de M. de Villeneuve à M. le cardinal Flcury, 17 juillet. Laugier, I. i, p. 75, et aussi Tott, p. 78.

(3) Ssubhi, fol. 119, contient la note dans toute son étendue.

prit à la ville, des bombe* l'alimentèrent; les troupes, déjà parvenues jusqu'au bord du fossé, restèrent exposées pendant deui heures au feu des assiégés et se retirèrent en désordre dans leurs retranchements : si le serasker commandant avait saisi ce moment pour faire une sortie , il aurait facilement repoussé l'armée russe et l'aurait forcée à lever le siège. Alors l'incendie vint porter secours aux assiégeants : à neuf heures, le plus grand magasin à poudre sauta et ensevelit six mille hommes sous les ruines d'une partie de la ville; le serasker abattu arbora la bannière blanche et fit négocier a capitulation par le tschausch-baschi. Déjà des hussards et des Cosaques du Don avaient pénétré dans la ville du côté de la mer; la garnison fut désarmée et envoyée dans le camp. Jahja-Pascha , gendre du grand vesir Ibrahim , le serasker Vesir-M ustafa , pascha à deux queues et muhasis ou commandant de la place, trente hauts personnages, soixante officiers inférieurs, trois mille cent soixante-quatorze soldats , douze cents femmes, cinquante- quatre Grecs, quelques centaines de soldats mis en liberté , voilà tout ce qui restait d'une garnison de vingt mille hommes ; cent bouches à feu , trois cents drapèaux , neuf queues de cheval, huit masses de commandement , tombèrent au pouvoir des vainqueurs (1). La perte d'Oczakow coûta la tête au kiajabeg Osman, au grand vesir et au chan de Krimée leur dignité. Mengli-Girai fut appelé de Rhodes au camp impérial, et institué pour la seconde fois souverain des Tatares; Feth-Girai, fils de Dewiel-Girai , dont'il prenait la place , fut banni dans sa métairie de Rumili (2) [25 juillet 1737]. fclengli nomma kalgha son frère Selamet-Girai et investit des fonctions de nureddin Ssalih-Girai , fils de Seadet-Girai.

Dans la Krimée , Lascy s'était avancé avec une armée de quarante mille hommes (3) ;

(t) Appendice à l'Hist. de Monch, par II alem. HisL de la conquête d'Ocsakow, d'après les rapports de Manstein, Bœrenklau. Keralio, Hist. de la guerre des Rosses et des Impériaux ,1. i,p. m. Ssubhi, foi. 96 , 97 et 99.

(S) Ssubhi, foL 8.

(I) Vingt régiments d'infanterie, treiie de dra-

une flotte sous les ordres du contre-amiral Bredal croisait dans la mer Noire. Lascy se porta de Jenitschi sur l'isthme d'A rabat, et, renforcé de quatre mille Cosaques commandés par Goldan-Narma , fils de Don-Duc- Ombo, hetman desKalmuks,il poursuivit le chan jusqu'à Karaszubasar, Bagdscheserai et Akmesdschid , la troisième des villes importantes de l'intérieur de la Krimée; six mille maisons, trente-huit mosquées, deux églises , cinquante moulins furent livrés aux flammes [ 9 août ]. Le général russe repassa ensuite le canal de Schungar. Quand Lascy et Munch eurent ramené leurs troupes dans les quartiers d'hiver , les Turcs et les Tatares jugèrent le moment favorable pour surprendre Oczakow, dont la garnison était réduite de huit mille hommes à cinq mille , sur lesquels il y avait mille malades (t). Vingt mille Turcs et autant de Tatares investirent la ville sous les ordres du serasker, du nouveau chan de Krimée Mengli-Girai , et du sultan de Bielogrod. Déjà six mille Turcs s'étaient emparés des redoutes sur la mer [ k novembre ] ; mais le général Stoffeln les délogea et leur tua trois mille hommes. Une attaque se porta ensaite près de la porte d'Ismail et de celle de Saint-Christophe; l'explosion de deux mines jeta le désordre parmi les assaillants, qui se retirèrent en abandonnant des drapeaux et des quenes de cheval, des échelles et des fascines. Cet échec et la désertion toujours croissante forcèrent le serasker à lever le siège ; l'entreprise avait coûté aux Turcs plus de vingt mille hommes (2) dont la moitié fut emportée par la maladie. Ainsi se termina la campagne glorieusement pour la Russie.

Aussitôt que le mois de mai fut écoulé , deux armées autrichiennes se mirent en mouvement: l'une, sous les ordres du duc de Lorraine et du feld-maréchal Seckendorf, marcha contre la Servie ; l'autre, commandée par le feld-maréchal prince Hildburghausen , menaça la Bosnie ; un troisième corps dirigé par Wallis était destiné à envahir la Valachie. Sous Seckendorf, les feld-

gons, dix à douze mille Cosaques et Kalmoks. Keralio, 1. p. 151.

(1) Keralio, p. la S.

(2) ibidem. I. i,p. 151,

LIVKE LXVII.

maréchaux Phillppi et Khevenhuller, lesjgénéraux Schmettau et Warrabrand commandaient des divisions particulières; ils avaient sept lieuteoauts feld-maréchaai et dix majors-généraux, deux cent quarante- neuf escadrons de cavalerie , quatre-vingt-dix bataillons d'infanterie, quatre-vingts de grenadiers, sans compter cinquante mille hommes de milices irrégulières (1). Schmettau , qui malgré ses droits d'ancienneté s'était vu préférer pour le grade de feld-maréchal Philippi et Wurmbrand , qui s'appuyaient sur la faveur du duc de Lorraine , avait reçu l'assurance de sa promotion prochaine de l'empereur lui-même , qui lui avait donné le commandement d'un corps agissant en dehors des ordres des deux nouveaux feldmaréchaux : cela fut cause d'une grande mésintelligence entre les chefs et de la mauvaise issue de la campagne (2j. Le 12 juillet, l'armée principale, sous les ordres du duc de Lorraine et de Seckendorf , franchit la frontière à Rœnigsfeld , entre Jagodina et Parakin; le même jour les hostilités commencèrent en Servie, en Transylvanie, en Moldavie, en Valachie (3). A l'approche de l'armée impériale, les Turcs évacuèrent Kragojevacz, Casonoraz, Gorgeschevaz , Supelijag, Bania, Rasna, Isperlik, Alexindscha. Quinze jours après que la frontière eut été franchie, le commandant de Nissa, Jahja- Pascha, fut sommé de capituler; sept officiers turcs apportèrent les clés des trois portes de la ville; cent trente-sept canons, cinquante mortiers , des approvisionnements immenses furent la proie des Autrichiens. L'on apprit que Widdin n'avait qu'une garnison de quatre mille hommes; les Albanais Clémentins, Amantes transportés trois siècles auparavant, sous Murad II, d'Albanie sur le territoire albanais et servien, dans le

(1) Ordre de bataille de l'armée de S. A. R. le duc de Lorraine, et sous les ordres do géaéral feld-maréchal comte de SeckendorfT, dans les mémoires secrets de la guerre de Hongrie, pendant les campagnes de 4787, 178S 611789, par M. le comte de Schmettau. Francfort, 17SG.

(S) Mémoires de Schmettau , p. 4. Kéralio I. i. p. 160.

(S) Schmettau, p. 14.

district appelé Clémente (1) , firent dire aux impériaux qu'ils étaient prêts à prendre les armes contre les Tares (2). Khewenhuller marcha contre Widdin, où les Turcs jetèrent de nouvelles troupes, tandis que l'armée impériale était affaiblie par le manque de pain et de fourrage. L'avant-garde, formée de huit régiments de cavalerie, rencontra au passage d'un marais le kiaja Husein-Aga qui lui fit subir des pertes graves et la repoussa jusqu'au pont du Timok. De ton côté, Seckendorf dépassant Nissa avait occupé Musa- Pascha, palanque près de Kurutscheschmé , etPirotprès de Scherkoi et de Saribrod; mais les faibles garnisons qu'il y laissa furent chassées par les Turcs. Devant Widdin le kiaja Husein-Aga avait détruit le pont de Florentin [10 septembre 1737]. Dix-huit jours après , l'armée ottomane , commandée par le gouverneur de Karamanie Mohammed-Pascha , marcha vers le Timok avec le sandchakbeg de Karahiszar, Tos-Mohammed-Pascha, l'ajan deSchumna, Seid-Mobammed-Aga, et Memisch-Pascha. Le feldmaréchal Khewenhuller était posté à Hadojovaz avec environ quatre mille hommes, parmi lesquels se trouvaient des Saxons et des Polonais, pour observer Widdin f couvrir le grand dépôt de munitions et protéger les convois destinés à Nissa. L'ennem, quatre fois plus nombreux, franchit le Timok; mais sa cavalerie, malgré toute sa valeur, ne put ébranler l'infanterie autrichienne; quoique les sipahis eussent pénétré jusque sur les derrières de l'armée impériale et porté le pillage dans le camp, ils ne purent rompre l'ordre de bataille de Khewenhuller. La lutte se prolongea jusqu'au coucher du soleil, les Turcs repassèrent le Timok, mais le lendemain matin le feld-maréchal se replia sur Persépalanka.

Du coté de la frontière de Bosnie, le colonel Lentulus avait occupé Jenibasar , et Seckendorf , au lieu de voler au secours de Nissa menacée par une armée ottomane, perdit du temps au siège d'Usidscha, ville d'une grande importance pour les Turcs , à cause de sa ressemblance d'aspect avec la Mecque. Usidscha capitula ; mais dix jours

(1) Sur les Clémenliiis, dans le pays de Syrmium, Voyez magasin Vindo Hongroi.s ). u , p. 78. (J) Schmettau, p. 88.

après toute la population de la frontière bosnienne fut taillée en pièces à Wallievo par une armée ottomane de dix mille hommes, qui détruisit vingt-neuf mille Clémenlins et Bosniens; dans le petit nombre écli.ippé au carnage se trouvèrent trois cents Arnautes Clémenlins, qui prirent avec leurs femmes et leurs enfants la route de Belgrad, et, sous la conduite d'un de leurs prêtres nommé Suno, allèrent s'établir dans le pnys de Sirmium où ils fondèrent aux environs de Mitroviz les villages d'Herkofze et de Nikinzé, sur la Save , où ils signalèrent ensuite leur bravoure, quand il s'agit de repousser les Turcs. La Bosnie fut attaquée sur tous les points, et néanmoins l'espoir d'un succès prompt et décisif s'évanouit comme en Servie , à cause de la mésintelligence entre les chefs des impériaux , le prince d'Hildburghausen et le ban de Croatie comte Esterhazy. Hildburghauscn marcha sur Banyaluka et alla camper à Gradiska ; le ban de Croatie , avec les commandants de Kopranidscha et de War8sdin , prit position en face de Busin et de Czetin ; les généraux de Lika et de Karlstadt avec vingt mille homme* s'établirent dans le voisinage du vieux Ostrowilz, sur la frontière occidentale de Bosnie ; du côté opposé, vingt autres mille hommes se postèrent devant Swornik. Les communications entre la Bosnie et la Servie étaient coupées par les troupes sous les ordres du colonel Lenlulus , répandues depuis Jenibasar jusqu'à Usidseha et Wallievo.' Le gouverneur de Bosnie, l'ancien grand vesir Ali— Pascha, fils du docteur, réunit à Trawnik les châtelains, capitaines et agas du pays, et convoqua les trente -deux juridictions de la province à la défense commune. Ce fut d'Ostrowitz que partirent les premières nouvelles des succès des Turcs. Dans la plaine de Bêlai , le kiaja-tschausch Osman- Beg défit une troupe ennemie, ù laquelle il tua un général et prit un colonel. La garnison d'Ostrowitz se défendit avec un courage héroïque ; les femmes surtout se signalèrent et combattirent sur les murailles couvertes de casques et de cuirasses. Sept mille hommes, formant l'avant-garde de l'armée d'Ilildburghausen destinée au siège de Banyaluka, s'avançaient en trois divisions. Le juge de la ville Ali le Bosniaque , exhorta la

garnison à marcher au-devant de l'ennemi : les ottomans triomphèrent dans l'action. Le généraLMulIling et le Bosnien Ssalih-Kinja s'étant précipites l'un « outre l'autre tombèrent tous deux mortellement blessés ; le général étendu dans la poussière demanda au kiaja qui gisait à côté de lui quelle était la force de la garnison : « Infidèle , répondit le musulman, que nous importe maintenHnt ta place, à toi comme à moi? Vas en enfer (1).» A la nouvelle de ce combat, le gouverneur, qui jusqu'alors s'était tenu à Jaicza , se porta vers la plaine de Podresiza , à six lieues en avant ; les hommes de Novi et Bihacz, Trawnik, Dina,Kaczar, Kati, Kibuth, furent convoqués, et quoique l'on apprit que Busin et Czetin étaient assiégés, il fut décidé que l'on se porterait d'abord au secoursde Banyaluka. Cette place , foudroyée par neuf batteries, reçut dix-huit cents boulets en vingt-quatre heures; la garnison répondit aux sommations par des coups de canon. Ali-Pascha, ralliant à lui l'ancien kapudan de Swornik , Mohammed, tout le ban des trente-deux juridictions et des quatre sandschakbegsde Bosnie, arriva encore à temps pour délivrer la ville et chassa les assiégeants [ 4 août ] ; douze canons, trois bombardes, deux mille trois cents tentes, quinze mille barils de poudre, des armes en quantité devinrent la proie de l'armée ottomane. Après ce succès on s'occupa de soigner les blessés , de réparer les fortifications, de récompenser les braves qui s'étaient signalés : le mutesellim de Banyaluka, Ibrahim-Aga, devint beglerbeg; le juge de Banyaluka, Ali le Bosnien , fut élevé au rang de l'un des six premiers mollas ; le juge deKaraferia, le Bosnien Suleiman-Efendi.qui avait assisté l'armée de ses bons avis, obtint la juridiction de Rumili ; le juge de Bosnisch- Brod, llabilsade-Abdullah , qui remplissait les fonctions de juge du camp, fut mis à la tête de la juridiction d'Akluszar; Ibrahim, beg du sandschak de Trebigna , eut celui de Klis; l'alaibeg Ahmed fut investi de la même dignité en Bosnie. Des flefs furent conféré* aux agas d'Ostrowitz, de Bihacz, Novi, Ostrosacz; le kiaja Jakub devint chambellan. Le messager qui avait porté la nouvelle à rétrier impérial , le secrétaire des mutesellims»

(1) Orner efendi, fol. 1S.

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