‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 260 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

de Biron (1). Le grand vesir répondit an comte Ostermann que la Porte n'insistait pas sur la restitution de Kilburn et d'Oczakow , mais qu'elle exigeait la destruction des ouvragesd'Assow (2). La médiation de la France fut acceptée par la Porte comme parles deux cours impériales; l'offre des puissances maritimes fut déclinée, et l'on rejeta bien plus nettement les bons offices de la Perse que Nadir-Schah fit offrir par son ambassadeur (3) . Les ministres suédois , Hœpken et Carlson , excités et soutenus par Bonneval, négociaient une alliance offensive et défensive avec la Porte à la condition de l'extinction de la dette de Charles XII et de subsides pour la Suède [12 août ], circonstance tout-a-fait inouie , rien de pareil ne s'étant (ait encore pour une puissance chrétienne (h). Les plans ambitieux de Hakoczy pour se faire élever sur le trône princier de Transylvanie par nne diète rebelle, échouèrent contre la fidélité des magnats et des trois nations établies dans la principauté. Durant un mois il ne put obtenir audience de l'orgueilleux Jegen , qui plus tard demanda pourtant une indemnité pour ce prétendant. Bonneval , dont le regard perçant avait bien vite pénétré la vanité des promesses de Hakoczy sur le puissant concours des rebelles transylvaniens, s'était attiré par ses représentations la disgrâce du grand vesir, qui , dans sa présomption , n'accueillait que ce qui était conforme à ses désirs, taxait de stupidité ou de sinistres intentions ceux qui pensaient autrement que loi-même. Bonneval avait été mieux apprécié par le précédent grand vesir Ali-Pascha- Hekkimsade.

Depuis l'ouverture de la campagne jusqu'à la reddition d'Orsova aucune démarche directe n'avait été faite par l'Autriche dans la voie des négociations. Quand Furstemberg, parent de Kœnigsegg, après la reddition d'Orsova, eut reçu du grand vesir l'assurance qn'il était disposé au rétablissement de la paix , le comte Kœnigsegg écrivit aussitôt que la cour impériale était disposée à négo-

(1) Voyci l'instruction an doc de Lorraine. (J) La lettre est dansLaugier, 1. 1. p. 2*2. (S) Laugicr, I. i , p. 258 et 259.

(1J Ibidem , L i, p. 260.

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