‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 277 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

alliance entre le grand Mogol et le sultan

contre Nadir-Scbah.

Le reis-efendi Muatafa, ancien secrétaire d'ambassade à Vienne et depuis plénipotentiaire dans les traités de Niemirow et de Belgrad , avait conçu le projet de rapprocher les puissances belligérantes de l'Europe eu les amenant à rechercher la médiation de la Porte. Bonne? al combattit de pareilles idées qui ne lui paraissaient pas acceptables, puisque la Porte n'avaità sa disposition ni flottes ni armées pour donner du poids à ses paroles. Malgré toutes ces représentations une note fut adressée dans le sens de la médiation à tons les cabinets de l'Europe, qui se trouvèrent fort embarrassés, car aucun d'eux ne voulait heurter de front le reis-efendi. Après de longs délais on donna des réponses évasives [ mars tfkb). La cour de Naples seule voulut bien accepter la médiation. Venise, que l'on ne regardait plus à Constantinople comme une puissance maritime, adressa par le boyle Donado, successeur d'Erizio, des protestations d'une amitié éternelle envers la Porte. Gomme on avait déjà re<;u la réponse de la France , et que celle de l'Autriche n'était pas encore arrivée , le reis-efendi s'abstint pour le moment d'adresser à Vienne les félicitations sur le couronnement de l'empereur François lw.

Enfin l'Autriche expédia une note dans laquelle se plaignant des manœuvres de ses ennemis , elle protestait de son désir sincère de conclure la paix , sans pourtant faire aucune mention de la médiation proposée.

[ avril 1745 ]. A partir de ce moment seulement l'on pria dans l'église de Smyrne pour l'empereur François Pr.

Penkler, élevé aurangd'interoonceà l'effet de notifier à la Porte l'avènement de son nouveau souverain , obtint pour les Franciscains de Chios un fetwa qui leur permettait de réparer leur église; il put aussi faire agrandir à Péra l'église des Trinitaires , mais refusa d'appuyer une demande des Jésuites qui voulaient s'établir à Syra; car il ne voulait pas compromettre son crédit par une intervention trop fréquente dans les affaires religieuses, à une époque où la persécution se déchaînait pour la troisième fois contre les catholiques arméuieus. Adroit et prudent dans sa conduite, Penkler avait su gagner

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