‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 302 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

satisfirent point le palais du sultan, et le grand écuyer Ssadik parce que le cheval du souverain avait fait un écart. Les ulémas virent avec mécontentement la place du médecin de la cour donnée à un renégat ; mais le grand vesir les satisGt en prenant pour kiaja le savant Welieddin. L'ancien defterdar, qui avait quitté la carrière des chodschagians pour devenir beglerbeg de Saide , rentra au sérail en qualité de l'un des seigneurs de la chambre. Le nouveau kapudanpascha reçut du sultan nn présent de 90 bourses en venant prendre congé du maître au kœschk do rivage. Le capitaine Dschaafer qui, avec une galère équipée à ses frais, avait combattu trois navires maltais, dont l'un fut coulé bas , le second forcé à la fuite et le troisième capturé, fut récompensé par le don de sa glorieuse prise [ 6 mai 1755]. En ce temps la mort enleva plusieurs hommes illustres : le dernier ministre de l'intérieur, Nasif-Mostafa, parent du fameux reisefendi Ssari-Abdullah , et affilié au scheich de l'ordre des Beiramis; l'ancien mufti Kara- Chalilsade - Mohammed - Said , traducteur d'une partie de l'histoire de l'Arabe Aini ; le maître des cérémonies historiographe Isi- Efendi, dont la prose est appréciée bien plus haut que les vers par l'historiographe "Wazsif ; le beglerbeg de Mcraasch, Abdullah- Pascha, et le fameux defterdar Behdschet- Efendi. La place de ce dernier passa à Ilakim-Efendi , et celle de maître des cérémonies à Aakif, qui en avait déjà été investi. Isi eut plus tard pour successeur comme historiographe Enweri , qui a écrit les règnes d'Osman III, de Mustafa III etd'Abdul- Hamid I*r, dont l'histoire de Waszif, imprimée à Constantinople , n'est qu'un abrégé. A peine Ali-Hekkimsade avait eu le temps de considérer l'état des choses du haut de la première position de l'empire qu'il fut déposé au bout de cinquante-trois jours à la suite d'un grand incendie qui avait éclaté pendant la nuit [ 10 mai 1750 ]. Ce n'était là qu'un prétexte: le véritable motif du renversement du grand vesir était sa mésintelligence avec le silihdar, favori du sultan. Le biographe d'Ali-Hekkimsade, son fils Siaji, assigne à cette destitution trois causes dont l'exposé peut servir à caractériser l'opinion des ottomans même éclairés : !• Ali-Hekkirmadc

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