‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 312 sur 384 · LIVRE LXX · texte numérisé non relu

LIVRE LXX

sur un parti nombreux, et pouvant compter cn^utre sur les quatre muftis des quatre rites orthodoxes, fit parvenir à Constantinople des suppliques dans lesquelles il se plaignait de l'injustice commise à son égard, et rejetait tous les torts du passé sur le conducteur de la caravane d'Egypte. Deux grands conseils se tinrent à ce sujet dans la capitale ; Ton y décida la réintégration de Musaid-Ben-Said, le changement du chef de la caravane de Syrie , Abdullah-Pascha , et la promotion de Tschelik- Mohammed de la place de dscherdedschi à la dignité d'émirolliadsch. Le mutesellim actuel des san Ischaks de Hama et de Ilimsz devint dscherdedschi ; le tschededschi Abdullah-Pascha remplaça le gouverneur du Diarbekr, qui passa dans la province d'Alep, d'où se retira le nischaodschi Mustafa-Pascha , moyennant une pension annuelle de 30,000 piastres.

Depuis trois ans déjà le tribut d'Égypte ne parvenait que fort irrégulièrement dans les caisses de létal; de plus, les querelles entre les begs mamluks, et leur esprit d'insurrection avaient plusieurs fois retardé l'envoi du blé que l'Égypte devait envoyer annuellement à la Mecque. Voulant remédier à ces désordres , le grand vesir choisit pour commissaires le grand écuyer, et l'un des principaux ulémas, Abbas-Efendi , et les envoya au Kaire avec des pouvoirs étendus revêtus de la signature du nul tan. Il leur était recommandé surtout d'arrêter des dispositions nécessaires pour l'envoi régulier du tribut à Constantinople et l'expédition du blé à la Mecque. Mais ils devaient aussi régler les affaires de la succession de Riswan-KiajalieUraoi et presser les rentrées des créances arrivées à leurs termes. Une fois au Kaire, les commissaires s'adressèrent aux scheichs de la famille Bekri et aux ulémas de la mosquée d Esher. Us eu obtinrent des titres obligatoires par lesquels il était établi que les 3&0 bourses d'argent restant dues à la Mecque sur l'envoi d'Égypte seraient livrées au profit du gouvernement impérial, et qu'après la livraison de deux cents herdebs de blé aux scheichs de la famille Bekri et à la mosquée d'Esher, les 90,000 bourses arriérées de la succession de Kiswan-Kiaja et des deux dernièrcsantiées seraient payées intégralement, et qu'en outre l'arsenal impérial recevrait la

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