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bourg, alors que ces paroles fameuses de
Catherine : « En Pologne il n'y a qu'à se baisser pour prendre , » donnaient la première impulsion au traité de partage. D'ailleurs, précédemment , quand se faisait la délimitation du côté de Zips, l'Autriche, agissant isolément avait reclamé de la Pologne treize localitésdépendant, disait-elle,ducomitat de Zips. Ensuite, entre la Prusse et la Russie fut conclue une convention secrète, en vertu de laquelle Frédéric 11 , «moyennant l'assurance d'une portion de territoire polonais, » s'engageait à diriger ses armes contre l'Autriche si cette puissance attaquait la Rusaie. Quand plus tard l'Autriche fut invitée par la Russie et la Prusse à prendre sa part dans les dépouilles de la Pologne, et qu'elle y consentit, l'on convint de parler à la Porte de congrès et d'armistice, et le seigneur de Thugut reçut des instructions en conséquence (I). Thugut et Zegelin remirent de concert a la Porte une note dans laquelle ils proposaient une suspension d'hostilités sur terre et sur mer afin que l'intervention bienveillante des deux cours amies pût mener à fin l'œuvre de la paix (2). Catherine jusqu'alors obstinée à repousser toute médiation , avait fait déclarer par son ambassadeur à Vienne, le prince Gallizin, au prince de Kaunitz, qu'elle accepterait volontiers les bons offices de la Prusse et de l'Autriche (3) ; et la remise de la note dont il vient d'être question avait suivi de près cette déclaration. Les deux ambassadeurs transmirent ensuite au feld - maréchal comte de Romanzoff les désirs de la Porte relativementaux conditions de l'armistice. En même temps le grand vesir écrivit au généralissime russe pour l'informer qu'il était muni de pleins pouvoirs à l'effet de conclure une trêve, la Porte adhérant aux propositions russes, à l'exception d'un seul point; le comte Romanzoff voulait que la durée de l'armistice fût la même que celle du congrès , la Porte demandait que dans le cas même où le congrès serait dissout, les hos-
(1) Instructions de KaaniU, du 22 janvier 1772.
(2) Rapport de Thugut, du 17 février 1772.
(3) Ferrand,l. J, p. 231 ; et Instruction de Kau. BiU à Thugut.