‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 39 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Polonais. Le château construit à l'embouchure du Don reçut le nom de Seddul-Islam (digue de l'Islam). Quand les travaux furent achevés, la flotte ottomane se dirigea vers Kaffa , et en sortant de ce port elle fut assaillie par de violentes tempêtes ; presque toutes les gntàres s'ouvrirent; quelques- unes se sauvèrent à Sinope ; celles du kapudanpast-ha Abdul-Kadiretdeson kiaja rentrèrent seules sans avaries dans le port de Constantinople. Le second château s'éleva sur la rive du Dnieper, dans le voisinage de l'ancienne résidence dévastée de Ghasan*Chan , près du gué du Faucon ( Toghan-Getschidi ). Le nouveau gouverneur de Siiistra , Suleiman, avec tous ses feudataires, les troupes de Moldavie et de Yalachie, et le kalgha de Knmée avec trente mille Tutares furent chargés de protéger les travaux. Une armée de Cosaques , ayant voulu les troubler, fut battue et dispersée dans les marais par les Ottomans et les Ta tares ; l'ouvrage fut achevé au commencement de l'automne, et les troupes prirent leurs quartiers d'hiver devant Akkerman. Le château de Toghan Getschidi fut un monument de la puissance ottomane dans les steppes de la Tatarie, appelée par la géographie orientale les champs de Heihat. Ces plaines infinies où la vue se perd, qui s'étendent depuis les rives du B»g (Akszu) et du Dnieper (Usu), jusqu'à celles du Don (Ten) et du Wolga ( Tel ), remontant an nord jusqu'à Astrachan, descendant au midi jusqu'au Kuban (l'Uypanis) , entre la mer Nuire et la mer Caspienne, comprennent un espace de mille parasanges ; en hiver elles sont ensevelies sous une couche épaisse de neige ; l'été, couvertes d'une herbe haute et abondante, et sont habitées par des Noghais et des Kalmuks. Pendant que des ouvrages s'élevaient pour assurer les frontières de l'empire , à Constantinople se poursuivaient les travaux de la mosquée de la Validé dans le quartier des Juifs , commencés par la sultane SsaGji , mère de Mohammed III, restés inachevés, puis entièrement détruits par le dernier incendie; c'était maintenant la mère du sultan régnant qui fournissait les fonds pour cet édifice sacré, que dirigeait l'architecte Dschewheri-Ibrahim. Au même temps se onstrui saientlechande Kœprili, une maison

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