‹ Histoire de l'Empire OttomanChapitre 67 sur 83 · MOUSTAPHA · texte numérisé non relu

MOUSTAPHA

les sacrifices. Si Voire Majesté veut nous accorder sa protection, et si «os territoires nous sont rendus, nous nous engageons à entretenir douze mille hommes et à fournir les vivres à huit raille de Votre Majesté. Mais elle nous pernieltra de lui représenter que Bender est la clef du pays et notre frein contre lv,s Tartares, que sans cette place il n'est pas pour nous de repos. » Le sultan, irrité de la trahison des Moldaves, lança contre les habitants des principautés un décret plein de colère et les menaça de les réduire à Tesclavage. Le kaïniakan de Craïova, qui était resté fidèle aux Turcs, reçut le titre de prince de Valachie ; il marcha sur Bukharest et rejeta en Bessarabie le général Zamotin (mai 177U). Ses succès eurent peu de durée; les Russes reprirent TolTensive, s'emparèrent de ïournoul, de Giurgevo, de Braïla, de Craïova, et le forcèrent à se retirer sur le Danube. Le comte de Romanzoff composa, avec quelques boyards de Bukharest et de Yassi, un conseil suprême chargé, sous ses ordres, de l'administration des principautés. La honte de cette occupation miUtaire ne fut compensée que par la diminution des impots : pendant quatre ans, les Roumains furent délivrés de laçapitation qu'ils devaient payer au gouvernement turc.

Cependant le séraskier khalil-pacha gardait la rive droite du Danube; il passa le fleuve et s'avança au secoui's de Bender, menacé par une armée de soixante mille Russes et Kalniouks, que conduisait le comte Panin. Les Tartares de Crimée repoussèrent un fort détachement de cette armée, travei-sèrent le Dniester et firent leur jonction avec Khahl-pacha. RomanzolT accourut; presque enveloppé par cmquante mille Tartares et cent trente mille Ottomans, il hasaixla la bataille près de Caboul, et remporta une victoire meurtrière. Les Turcs reprirent le chemin de Constimtinople. Les Russes prirent Bender, Akerman, Ismaïl ; toutes les fort*;resses de la rive gauche du Danube tombèrent en leur pouvoir ^1770).

Tous les malheui's accablaient à la fois la Porte Ottomane : Azof ouvrit ses portes aux Moscovites ; la Géorgie s'insurgea ; les flottes russes dominaient dans la mer Noire et dans l'Archipel; Daher, pacha d'Acre, et Ali-l>ey, chef des mameluks, se hguèreiit avec les Russes et attaquèrent de concert le pacha de Damas; l'empire semblait près de se démembrer.

g X. — fcinbt'U de la France eu faveur de la Turquie.

Le cabinet «Je Versailles suivait les événements avec une vive anxiété ; mais il reculait à y prendre pai*t, a cause de la position hostile de l'Angleterre, de la conduite pleine de duplicité de l'Autriche, les deux seuls Etats qui eussent avec lui (|uel(|ue intérêt à la consenation de l'empire ottoman. L'Angleterre sollicitait alors de la Russie un traité de commerce ; mais les secours indirects qu'elle lui donnait, les acclamations dont elle accueillait ses victoires , faisaient croire que ce traité

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cachuit une alliance politique, et que si la France venait à se déclarer jwur la Porte, sa marine serait aussitôt attaquée par celle de l'Angleterre. Quant à TAutriche, elle prenait le plus grand soin de cacher ses projets à la cour de Versailles, pendant que celle-ci, confiante en ralliance de 17r,6, ne formait pour les Polonais et pour les Turcs aucun dessein dont elle ne lui rendit coniple, et même, dés l'origine de la guerre, lui avait proposé de prendre les armes avec elle en faveur de ces deux peuples. Gomment la cour de Vienne aurait-elle pu avouer qu'elle projetait le partage de la Pologne, qu'elle voulait faire un traite particulier avec la Porte, qu'elle cherchait même à écarter la France de la médiation entre les Turcs et la czarine ?

Cependant, malgré la position critique où se trouvait le cabinet de Versailles en face des menaces de l'Angleterre et des duplicités de T Autriche, Choiscul, quand la flotte russe entra dans la Méditerranée, n'hésita pas à proposer au divan une alliance maritime : il lui offrait de mettre à sa disposition quin-iu; vaisseaux de ligne, sous la condition que ce secours serait demandé directement par la Porte, et que celle-ci fournirait trois à quatre millions de subside annuel pour son entretien ; il lui promettait de plus Vassistance de l'Espagne, en échange d'un traité de commerce avec cette puissance. Le divan était mécontent de la cour de Versailles, qui l'avait poussé à la guerre, et son ressentiment était nourri par les calomnies de l'Angleterre; il consulta l'ambassadeur autrichien, M. de Thugut, sur les offres de la France, et, d'apn^ son avis, il les rejeta, en lui demandant seulement de lui vendre quelques vaisseaux, de la poudre et des canons.

Apres le désastre de Tchesmé, le sultan sollicita les cours de Vienne et de Versailles de s'allier entre elles pour arrêter les progrés des Russes, et, en niêiiie temps, il chercha à faire avec l'une et l'autre un traite séparé. L'Autriche lui répondit sur-le-champ « qu'elle ne pouvait prendre aucune part à la guerre sans risquer d'étendre sur IKurope entière un l'eu qu'ello désirait assoupir; » clleproposait au contraire sa médiation pour la paix; et les conditions qu'elle offrait étaient le rétahhssenient des deux parties helligérantes dans l'étal où elles étaient avant les hostilités, et la sortie des Russes de la Pologne. Moustapha convoqua aussitôt le divan et lui soumit la question de la guerre ou de la paix, en lui communiquant la réponse de rAutriche. » Quant à la France, qui n'avait pas encore répondu, elle semblait, dit-il, disposée à soutenir la fortune de l'empire ottoman ; déjà on Irailait avec elle pour l acquisition d'un grand nombre de vaisseaux ; et sans avoir une réponse positive de cette cour sur l'alliance projetée, il était aisé d'entrevoir, aux soins (|ue prenait son ambassadeur, la prochaine conclusion duuealliance. » Le divan délibéra, mais le sultan fut seul d'avis de euntinuer la guerre et de recourir entièrement à la France ; tous les ministres votèrent pour la paix, et on demanda secrètement la médiation de l'Autriche.

L'Angleterre, aj^anl appris les démarches de la cour ottomane, olfrit à son tour

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sa médiation ; mais sa partialité pour la Russie était si manifeste, qu'elle éprouva un refus. « 11 est si extraordinaire, dit le grand vizir à l'ambassadeur anglais, que la cour de Londres offre sa médiation à la Porto, tandis qu'elle a des vaisseaux dans la flotte russe, qu'il y a tout lieu de craindre que cette solliritude ne soit un masque déguisant des projets ennemis. »

Cependant le divan cachait soigneusement à l'ambassadeur françaises démarches qu'il iiiisait pour obtenir la paix, et il redoubla d'empressements pour une négociation tout opposée, celle de l'alliance. De son côté, M. de Saint-Priesl, .soupçonnant la faiblesse des ministres turcs, ne négligeait rien pour ranimer leur courage, pour éloigner une paix humiliante dont le contre-coup devait embarrasser la France, et, en attendant la réponse précise de CHoiscul, il s'efforçait de les éclairer sur les véritables causes de leurs défaites. « Il leur rappela, dit Rulhiéi*es, tous les anciens règlements tombés en désuétude, qui avaient fait du corps des janissaires la première infanterie du monde; il proposa l'usage des armes aujourd'hui admises par toutes les nations de l'Europe ; il obtint, en secondant de tout son crédit les nouveaux efforts que lit le baron deTott, l'établissement à Constanlinople d'une fonderie d'artillerie légère et d'une école de canoimiers sous la dii*ectionde cejeune étranger. Les Dardanelles, mises récemment en état de défense, et les nouveaux périls qui menaçaient l'empire, avaient alors tourné versée jeune chrétien tous les regards (hi peuple- consterné, et justifiaient la conliance secrète que le sultan lui avait depuis longtemps accordée, n La terreur était telle, raconlel-il lui-même, (ju'on lit des prières publiques pour le succès de mes soins. »

La réponse de la cour de Versailles arriva : Ghoiseul ordonnait à M. de Sainl- Priest « de passer de l'activité hostile contre les Russes à l'inertie, sans néanmoins décourager les Turcs des efforts qu'ils voudraient encore faire en faveur des confédérés polonais*. L'alliance était refusée, et l'on faisait simplement h la Porte l'offre d'une médiation. Ce changement de politique fut amené parla position de plus en plus hostile de l'Angleterre, qui venait de retirer ses marins de la flotte russe , et faisait des armements considérables dirigés manifestement contre la France. Choiseul, qu'un parti puissant menaçait de renverser du ministère, résolut d'attendre les événements, disposé à intervenir activement dans la guerre du Nord, s'il pouvait occuper notre ennemie en Amérique ; mais, au lieu de se déclarer ouvertement contre la Russie, qui ne manquerait pas de s'allier avec l'Angleterre, il encouragea seulement les Turcs à continuer la guerre, il envoya aux insurgés polonais un secours de quinze cents hommes, des ingénieurs, des officiers, des subsides ; enfin il prépara en Suède la révolution qui devait enlever ce pays à l'influence russe.

Dès le commencement de la guerre, le divan, comme nous l'avons dit, avait

* Iji'iMVtien Ho ^pltfiiibro et novembre l70Q(ArchivA« Hr# afr^irc» «'imngfro»).

appliqué tous ses soins à détourner T Autriche d'une ligue avec la Russie ; en 1 7iî8 il lui offrit son assistance pour reconquérir la Silésie et pour Taire occuper le trône de Pologne par le roi de Saxe ; en 1770, le reis-eflendi Ismaîl proposa de nouveau une alliance étroite de FAutriche et de la Turquie contre Catherine; mais cette fois la ligue devait être conclue, non plus aux dépens de la Prusse, mais aux dépens de la Pologne. « Si les Russes sont chassés de ce pays, dit le ministre turc, il dépendra entièrement du bqn plaisir de la cour de Vienne, ou de placer un roi de son choix sur le trône, ou de partager la Pologne avec la Porte ^ » La cour de Vienne rejeta ces propositions ; elle conclut Tannée suivante un traité de subsides par lequel la Porte s'engageait à fournir vingt mille bourses (11 ,250,000 florins^ a céder la petite Valachie, à affranchir le commerce autrichien de toutes taxes onéreuses, aie garantir contre les attaques des l>arbaresques ; de son côté, l'Autriche promettait de faire signer la paix, avec la restitution de toutes les conqueest russes et le maintien des libertés polonaises. Mais ce n'étaient là que des promesses hypocrites. Vers le mois de septembre i 771 , Frédéric 11 fit savoir à la cour impériale qu*il voulait réiinir à la Prusse une partie de la Pologne, notamment la Pomérélie, et qu'il appuierait TAutriche si elle se décidait à prendre sa part. Catherine 11 lui envoya à son tour un projet de partage de l'empire turc; elle se réservait la Valachie et la Moldavie, et attribuait à l'Autriche la Rosnie et la Dalmatie. La cour de Vienne ne repoussa aucun de ces plans. Cependant les Turcs subissaient de nouveaux revers, et Ton parlait déjà à la cour de Catherine d'aller à Constantinople. Les ctibinets de Vienne et de Rerlin s'alarmèrent, offrirent leur inûliation. et comme la Russie dictait des conditions qui semblaient la ruine de l'empire ottoman, ils proposèrent à la czarinc; den linir avec la Pologne, par un dèniembrement, moyennant qu'elle se contenterait dune partie de ses conquêtes sur la Turquie. Le démembrement de la Pologne tut résolu.

Au moment ou commençaient ces monstrueuses négociations, le seul homme qui put en empêcher le succès, Clioisenl, tomba du ministère.

J^ \l. — Menaces de rAn{ïIelerio à légard de la France.— Snile de la *rnerre. — Mort de

Moiislapha.

Le duc d'Aiguillon voulut, il est vrai, persister dans les projets de son prédécesseur pour la délivrance de la Pologne et l'assistance de la Turquie, et il prépara des armements. Mais le minislère anglais lui déclara que la moindre tentative en faveur des deux Ktals menacés serait regardée par lui comme un cas de guerre. La France continua plus lentement ses préparatifs; elle tenta même par divers moyens d'éloigner les soupçons ou de tromper la vigilance de l'Angleterre ; mais ce fut en vain : la (M)ur de Londres lui notifia qu'elle ne soulTrirail pas qu'au-

' n.ij)|>nrl de l'amlMissadeiu* aiitricliien Tliupiit, du 24 mars 1770

MÔUSTAPHA 111. m

c'une nalion élrangère intervint dans la querelle. Grâce à ces menaces, la Pologne subit son premier démembrement, et l'Angleterre eut la honte d*avoir couvert les trois spoliateurs de ce royaume sans profit pour elle-même. Elle n'en continua pas moins ce rôle aussi odieux qu'absurde. La cour de Versailles, indignée du partage de la Pologne, voulut s'en venger sur l'Autriche et en se jetant sur les Pays-Bas. L'Angleterre fit grand bruit de cette velléité de conquête ; elle menaça de s'unir à la hgue des trois souverains du Nord, et elle força ainsi son ennemie à abandonner son projet. Alors d'Aiguillon voulut au moins protéger la Suède, qui était également menacée par la Russie; il arma une flotte à Brest. Aussitôt le cabinet anglais lui demanda des explications, auxquelles il répondit par la nécessité d'arrêter l'ambition russe qui menaçait toute l'Europe. Lord North répliqua que, « malgré le désir du roi d'Angleterre d'éviter tout ce qui pourrait troubler la bonne intelligence entre les deux cours, si une flotte française paraissait dans la Baltique, elle serait suivie d'une flotte anglaise. » D'Aiguillon se plaignit de ce que l'Angleterre accompagnait toujours de menaces ses protestations amicales, et il déclara que la France ne pouvait abandonner la Suède. La même réponse lui fut faite; alors il fit suspendre l'armement de Brest; mais, en même temps» il en prépara un autre à Toulon. Aussitôt le cabinet anglais lui déclara que « l'interdiction faite à la France d'envoyer une flotte dans la Baltique existait également pour la Méditerranée; que si la flotte française mettait à la voile, la flotte anglaise suivrait immédiatement son exemple, et qu'enfin l'Angleterre ne pouvait consentir à ce que la France eût une flotte dans l'une ou l'autre de ces mers. » La flotte de Toulon fut désarmée. « Ainsi, dit un historien anglais, grâce à la manifestation heureuse d'une résolution énergique, l'Angleterre non-seulement évita les malheurs d'une guerre, mais encore servit la cause de son allié de Russie. »

Cependant, en 1771, les Russes échouèrent dans leurs tentatives sur Trébisonde et sur la Géorgie ; leur flottille, mal dirigée; ne put sortir de la mer d'Azof. Sur les bords du Danube, les succès furent partagés; mais, en Crimée, la domination ottomane fut complètement renversée. Le prince Dolgorouki entra en vainqueur à Pérécop, à Taman, à Kaffa, à Kertsch et à lénikalé; il proclama l'indépendance de la |)resqu'ile sous la suzeraineté russe, et installa Schirin-bey en qualité de khan de Crimée.

A l'instigation de la Prusse et de l'Autriche, on conclut un armistice devant Giurgewo, et un congrès s'ouvrit dans la ville moldave de Foczani. Les plénipotentiaires de la czarine exigèrent que la Porte reconnût l'hidépendance des Tartarcs et la liberté de la navigation et du commerce dans le Pont-Euxin. Les Turcs repoussèrent c«s conditions, qui, relativement à la Crimée, étaient contraires aux principes mêmes de l'Islam. «Au sultan, disaient-ils, appartenait la souveraineté religieuse de tous les sunnites ; s'il ne l'exerçait pas sur l'Inde, sur Bokhara, sur le Maroc, c'était h causi^ du iïW- lgM*i ^tofenenirni d^.- «es contrées ; mais il vio-

lerait ses devoirs comme khalife en abdiquant son autorité sur les Tartares. » Les conférences de Foczani n*eurent point de résultat. Un nouveau congres se tint à Bukharest et la czarine y envoya son ultimatum (15 février 1775), qui exigeait : l"" pour garantie de l'indépendance des Tartares, la cession de Kerlsch et de lénikalc à la Russie; 2* la liberté de la navigation sur la mer Noire et dans rArchipel pour les vaisseauiL de guerre et les bâtiments marchands; 3^ la remise des places fortes de Crimée aux Tartares; 4^ Tinstallation de Grégoire Ghika, woîvode de Valachie, alors prisonnier chex les Russes, dans la principauté héréditaire, à la condition d'un tribut à payer tous les trois ans, comme faisait Baguse; ô^Tabandon de Kilbum à la Russie et la destruction des ouvrages d'Oczakof ; 6* le titre de padischah pour le souverain russe ; 7"^ le droit de protéger les sectateurs de la religion grecque dans Fempire ottoman. Les Turcs furent indignés, a Quand votre czar Pierre, dit Fun des plénipotentiaires, était réduit à couper des écorces dans la forât de Husch, la Sublime Porte s'abstint de le mettre à mort ou de le prendre vivant; elle se contenta de la restitution d'Azof. » Mais la czarine n'était pas tentée d'imiter la faute commise par les Turcs au traité du Pruth : l'ultimatum fut maintenu. Le divan le rejeta, sur les instances et presque sur Tordre des ulémas» (22 mars 1773).

Le sultan Moustapha désirait vivement la paix ; mais il voulait l'obtenir à des conditions honorables; irrité par les prétentions insolentes de Catherine, il résolut de reprendre avec vigueur les hostilités. Ses ministres rivalisèrent de zèle pour équiper des troupes à leurs frais. Ce fut du côté du Danube que se porta tout Tefl'orl de la guerre. Les Russes subirent un premier échec à Rouiscliuk; ils échouèrent également au siège de Silislrie (ôll mai 1775). Ils se vengèrent lâchement de leur défaite en massacrant à Basaradscliik, ville sans défense, les femmes, les vieillards et les enfants, qu'ils écrasèrent contre les murailles *. Bientôt, à rapproche d'un corps de troupes ottomanes, ils se retirèrent « avec une telle précipitation, dit Hammer, que les Turcs trouvèrent les marmites au feu avec la viande à moitié cuite. » Le général Uuger assiégea Varna; il fut repoussé.

La fortune ne fut pas moins favorable aux Turci» en Syrie et en Egypte. Ali-liey était entré en relations avec le conmiaudant de l'escadre russe de la Méditerranée et avait reçu de lui des troupes et des munitions de gueire. Malgré ces renforts, il fut vaincu sous les murs du Caire par Elm-Scliel et contraint de se réfugier auprès de son allié le paclia d'Acre, Daller, à qui la flotte russe fournissait aussi des armes et des provisions. Osman-pacha, gouverneur de Damas, soutenu par les Druses, présenta la bataille à Daher; raction s'engagea sur la côte, et une frégate russe put appuyer les opérations du pacha d'Acre; les Druses prirent la fuite; les Russes bombardèrent Beyrouth et brûlèrent trois cents maisons (177'i). L'armée

' Jour nul tntUlaire autrir/um, I. 111, p. {)S.

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