XXII. — Deneganda eleemosyna pauperibus ignwris
Et quoniam sœpe contingit pauperiores etiam rudiores esse; agant pastores cum magistratu et rectoribus menssB pauperum, ut nihil eleemosjnsB eis tribuatur qui vel negligunt ipsi ad catechismum venire, vel proies suas mittere. Atque ubi in fundationibus annj* versariorum aliquid pauperibus distribuendum deceroilur, habeatur ratio eorum tantum qui bene instructi sunt, aut ut instruantur solliciti.
XXIU. -> Erigendœ schoUs dominicalei ,
Qu8B etiam ratio servetur, ubi prseter catechismum , schola dominicalis erecta est : quam a magistratu freqnentare cogantur jam dictis modis, aliisque opportunis, famuli et alii juxta edictum régis Atque ubi nondum erectse sunt ejusmodi scolse , quamprimum eiigantur, moneatur magistratus, ut juxta idem edictum, sumptus ad id necessarios procuret 'quandoquidem plurimi alloqui, qui tota hebdomada artificiis, vel alias distenti, scholas frequentare non possunt, per ignoraotiam pereant) , caveatnrque, ne eodem tempore
f\) Tenu par Christophe rie Franc<» , évêqne de S^int-Omer. Mgr. GovMet t IV, p 49.
quo juventus catechizatur , ullœ choreœ, vel lusus publici fiaot, neve uUa ratione a tam necessario officio avocetur, vel per plateu divagari permittatur.
XX IV. — Scholarum magna habenda ratio,
Jam de scholîs (in quibus formari debent qui reipublicœ aliquando prœerunt] solliciti sint pastores, ut ubi coUapsœ sunt, restitaantor: ubi conservatsB , magis magisque colantur : de stipendio necessaiio ludimagistris provideatur abunde , domus apta (quam prope tempIoiD parochiale esse convenit ) sarta tecta conservetur : ludimagistri diligenter doceant, juventus docenda frequens accédât, gratisqoe doceantur qui ob inopiam alioqui a scholis frequentandis averterentar, aut (si fîeri potest, quod alicubi in more positum deprehendimns] ei communi serario aliquid eo nomine ludimagistris conferatur. lidnn etiam pauperes scholas adiré compellantur denegatione eleemosjnarum , aliisque supradictis modis : et ut institutionis initia a docbîni Orationis dominicœ , aliorumque fidei ^udime^torum sumantor. Dt vero ea omnia accurate fiant , pastores scolas ad minus semel m mense , et sœpe ex improvise adeant , sing^orum diligentiam i& legendo et scribendo explorent , examinent de principiis fidei , ladimagistros ipsos animent , hortentur , compiant , denique nihil eorum omittant quœ teneram setatem juvare et utiliter dirigera possont. Decani quoque in visita tionlb us suis, non prœtermittan^ idem prœstare et sollicite animadvertere an hœc omnia a pastoribiu prœstentur.
XXV. — Pueri et pueUœ separatim docendœ et ad lectionem co/edUftfcMi
deducendœ.
In celebrioribus locis curetur ut puellœ per faeminas^ ûve reKgiosas , sive seculares idoneas doceantur , a quibus etiam non alii quam puellsB instituantur , sicuti nec apud ludimagistrum ma masculi. Ubi autem taies fseminarum scholœ non sunt, volumoi omnino ut pariete vel interstitio aliquo pueri a .puellÎB sepaientor, quo sic omnis illorum inter se aspectus arceatur. Yolumas etiam nkf
quantum fieri poterit, ad locum puellarum alio ostio aditus sit, quam ad locum masculorum, et ut alla hora puelli ad scholam accédant et recédant , alia puellsB. Denique omnis inter eos sermo et collocutio ac conversatio , quantum fieri poterit , arceatur. Insuper hortamur ut ludimagistri et ludimagistrœ scolarum linguse vernaculœ , juventutem suam statis diebus , ad leclionem calechisticam deducant , et ibidem in officio contineant.
( 18 avril 1660. ;
VII. — Item , curent etiam decani christianitatis ut bibliopolsB et ludimagistri rénovent singulis annis in manibus suis fîdei professionem, nec non visitent officinas bibliopolarum, an non liabeant libros prohibitos , sicuti et in auctionibus publicis librorum ; et casu quo repererint taies, eos per modum sequestri retineant et ad nos transmittant : quales sunt scripturse et bibliorum vernacula lingua traducti, et denique, quoties bibliopolœ recipiunt sarcinas librorum, eas aperiant prsesentibus , si opus est, librorum C/ensoribus (2).
(1) Tenu par François Villain. Mgr. Gousset, t. IV, p 182,
(2) Concile de Cambrai, de 1586 p 313.
( 1^ octobre 1661.
TiT. XXVII. — UbI(::UMQUE SCHOL^B, PRiUSBRTIM DOMINIGAUES, BTG.
(Ibid, Cap. XXIII) (2).
(Avril 16*75.)
XXVIII. — Les clercs ou magîsters des villages de notre diocè^ * entrant en participation des choses saintes, par l'assistance qa'^^
(1) Tenu par Gaspard du Bois, archevêque de Cambrai. Monseigneur t. IV, p. 214.
(2) Synode de Cambrai, de 161*7 p. 822.
(8) Tenu, le 25 avril, par Guy de Sève de Rochechouart , évftqne d*Ârra8 règlements de ce synode furent renouvelés et publiés dans le synode diocésain c^ 21 juin 1678. Il s'agit ici d'une ordonnance épiscopale plutdi que d'un synode Mgr. Crousset, t. IV, p. 866.
rendent aux offices divins, le secours qu'ils doivent aux pasteurs dans l'administration des Sacrements , et l'instruction dont ils sont redevables à la jeunesse dans les lieux où ils sont établis : Nous leur ordonnons d'être modestes, et de bon exemple dans leur vie et conversation; de porter les cheveux courts, et, lorsqu'ils serviront à l'église, d'être revêtus d'une robe noire ou soutanelle , sous le surplis, ainsi qu'il se pratique dans les diocèses voisins. Nous ordonnons à nos archidiacres et à nos doyens de s'infoimer de leur nom, du lieu de leur naissance, et de leur conduite, et d'en charger leurs procès- yerbaux dans leurs visites, et à s';y trouver en habit décent ; et où il s'en présentera pour servir en cette qualité , ils ne pourront être admis à cette fonction ecclésiastique, qu'après avoir été approuvé de Nous, ou de nos grands -vicaires, sur l'attestation qu'ils nous apporteront de leur religion et bonnes mœurs , des curez des lieux où ils auront été ou servi, et avoir reçu un pouvoir, par écrit, de servir en ladite qualité de clerc, lequel leur sera expédié gratis et sans frais.
( Juin 16*78. )
RÈGLBIIENTS. '
UI. — La plus grande chanté que l'on peut exercer envers les pauvres, étant de leur procurer les moïens de se faire instmirei et
^1) Tenu par Guv de Sèrc de KocbeclMMtart , érèqvm é'Am». Mgr. OrooMet t. IV, p 884
la nécessité les empêchant souvent d'aller à l'éoole, Noos permeitou, dans les lieux où il y a des Pauvretés (1) , de prendre quelque rétribution pour le clerc, à proportion des pauvres qu'il enseignera, envers lesquels il n'aura pas moins de charité qu'envers les riches, quoique la rétribution ne soit pas égale.
( 14 novembre 1686.
III. — n est d'une très-gfrande importance que les filles et ta garçons soient instruits dans des écoles différentes ; et dans ta paroisses de campagne de notre diocèse, oh on peut avoir, poar les filles, des maîtresses d'école, Nous exhortons les pasteurs d y travailler avec application; mais, comme -cela est possible dans les villes , où il j a des personnes de l'un et de l'autre sexe q^ prennent soin de la jeunesse , Nous ordonnons qu'il n j aura che» les maîtres d'école que des seuls garçons, leur défendant, sous peii^* d'excommunication, çle recevoir des filles dans leurs écoles, et \&^ ordonnant de renvoïer celles qu'ils pourroient avoir, et ce dans *^^ mois après la publication de notre présente ordonnance ; défendo"^ aux maîtresses d'école, sous la même peine, d'enseigner chei.eU- ^ des garçons, ledit tems écoulé.
(1) Établissements pour les pauvres.
^2) Tenu par Guy de Sève de Rochechouart, évoque d'Arras.
V. — Nous renouvelions nos ordonnances des années 1678 et 1684 (1) pour le catéchisme ^ et où il j auroit des pasteurs assez négligens pour être un mois entier sans le faire dans leurs paroisses , hors le mois d'août, Nous ordonnons qu'ils soient châtiez par suspens autant de tems que leur négligence aura duré.
XYlIl. — Les clercs ou magisters des villages, entrant en part des choses saintes, au ministère desquelles ils sont obligez d'assister souvent leurs pasteurs, et devant enseigner la jeunesse aussi bien par leur exemple que par leurs paroles , Nous leur défendons les danses et de fréquenter les cabarets, sous peine d'interdiction de leur charge.