SYNODE DE BOULOGNE
(•7 octobre 1*744. )
TiT. VI. — Des maîtres d'école et clercs des paroisses.
I. — Le principal mojen de faire refleurir la piété chrétienne parmi les fidèles , c'est d'avoir grand soin que la jeunesse soit bien instruite ; car , comme Tespérance d'une riche moisson consiste dans les bonnes semences jettées sur des terres fertiles, de même c'est dans l'éducation des enfans et dans la culture de ces jeunes plantes, capables de porter un jour des fruits abondans, qu'un pasteur peut fonder l'espérance du renouvellement de la paroisse, et que sans cette sollicitude il ne le verra jamais. L'Écriture-Sainte et l'expérience confirment cette vérité , en nous apprenant que les premières impressions sont les plus durables ; que l'homme suit ordinairement et ne quitte pas, même dans la vieillesse, la voie où il est entré dans sa jeunesse, et que lorsqu'il a regu dès ses plus tendres années les principes de probité et de religion , il les conserve communément toute la vie, parce qu'ils ont jette de profondes racines dans son âme, tandis qu'il étoit comme une terre neuve et bien préparée. Convaincus donc que rien ne contribue davantage à former de bons chrétiens, que la bonne éducation des enfans, nous croyons aussi
(1) Tenu par Mgr. François -Joseph -Gaston de Partz de Pressj. Cet évêque renouvela et modifia, dans ces statuts, ceux donnés, en 1680, par Pierre de TAngle , l'un de ses prédécesseurs. Ces derniers n'ont pu 6tre retrouvés.
que rien ne mérite plus notre attention et celle aes curés, que l'établissement et la conduite des maîtres d'école, qui sont chargés ^ en partie , de cette éducation ; c'est pourquoi nous désirons qu'il j en ail un dans chaque paroisse de notre diocèse, qui qit soin de tenir bonne école , où les enfans soient bien et assidûment instruits.
II. — Connoissant par de trop funestes expériences combien il est dangereux que les enfans de différens sexes, soient enseignés dans une même école et par les mêmes maîtres , nous exhortons , de tout notre pouvoir, les curés, les seigneurs de paroisse et les Magistrats, de procurer par toutes les voies que la charité leur inspirera, qu'il j ait dans les paroisses deux écoles*, l'une tenue par un maître pour les garçons, et l'autre par une maîtresse pour les filles. Ce règlement sera exécuté dans toutes les villes et principaux bourgpsi de notre diocèse, sous peine d'interdiction des maîtres ou maîtresses qui s'ingèreroient d'enseigner d'autres personnes que de leur sexe; et à l'égard des autres lieux moins considérables, où il seroit presque impossible de trouver de quoi entretenir un maître et une maîtresse, nous recommandons fortement auxdits maîtres ou maîtresses de prendre toutes les précautions imaginables pour empêcher qu'il n'arrive aucun inconvénient de l'école commune , et de &ire en sorte, autant qu'ils le pourront, que les garçons et les filles soient enseigpiés à des heures différentes , et qu'il n'y ait point d'occurrence entre la sortie des uns et l'entrée des autres.
III. — Tous ceux qui se présenteront pour cet emploi , ne seront pas admis, s'ils ne sont reconnus être d'une bonne conduite. Us sçauront leur chant et les principales rubriques et cérémonies de l'Église ; ils seront capables d'apprendre aux enfans à lire et à écrire; de leur enseigner les élémens de la Doctrine chrétienne par dos catéchismes familiers, et de leur montrer même le chant et les premières règles d'arithmétique.
IV. — Ajant été admis, ils auront soin de remplir assidûment tous leurs devoirs ; ils feront tous leurs efforts pour édifier le prochain par la régularité de leurs mœurs, par leur piété et leur exactitude à
s'approcher souvent des sacremens. Leur extérieur même doit ressentir en tout la modestie et l'honnêteté convenable à leur état.
V. — Il leur est défendu, sous peine de révocation, de boire ou. de manger dans les cabarets du lieu de leur résidence, à plus forte raison de tenir eux-mêmes cabaret; de vendre de l'eau-de-vie ou autres liqueurs; de fréquenter de mauvaises compagnies; d'aller aux veilles ou séries, aux danses et autres divertissements publics; de faire aucun trafic messéant à leur état.
VI. — Ceux qui seront en même temps maîtres d'école et clercs de paroisse , auront un soin particulier de la propreté de l'église , se souvenant qu'elle est la maison du Seigneur. Ils la balayeront au moins tous les quinze jours, et de plus la veille des grandes fêtes. Quelque chose qu'ils j fassent, ils seront toujours très-attentifs à ne point s'écarter du respect dû au lieu saint. Ils auront aussi soin de tenir la sacristie propre, et les ornements bien arrangés.
YII. — Ils seront diligens et exacts à se rendre auprès de leur curé, pour toutes les fonctions dans lesquelles ils doivent l'assister. Ils déféreront avec la soumission convenable à ses avis. Ils ne manqueront point chaque jour de sonner, le matin, à midi et au soir, V Angélus.
VIII. — Dans les endroits oii la chose est d'usage pour eux ; ils seront toujours revêtus de surplis aux offices, qu'ils chanteront posément, modestement, et d'une manière capable d'exciter la dévotion du peuple.
IX. — Les jours de dimanches et de fêtes, dans toutes les églises paroissiales ou succursales, au défaut des cuiés et vicaires, avant la messe , s'il n'y en a qu'une , ou avant la première s'il y en a plusieurs , ils feront exactement la prière du matin, imprimée à la fin du catéchisme, la prononçant distinctement et posément, en sorte que le peuple puisse l'entendre et la suivre à voix basse , et de même après vêpres ou complies , avant que le peuple se retire , ils feront la prière du soir, telle qu'elle est aussi à la fin du catéchisme.
X. — Dans les tems et les jours où la chose est d'usage, ils iront régulièrement vers le soir à T église , faire le Salut avec les écoliers. Autant qu'il se pourra , ils leur feront entendre la messe tous les jours, et ils veilleront soigneusement à ce que les enfans gardent toujours dans Fés^lise le respect convenable , à ce qu'ils n'y entrent et n'en sortent qu'avec modestie, et qu'ils traversent le cimetière avec la même retenue.
XI. — Dans les églises succursales oùiln'j a point de vicaire, ils feront le catéchisme les jours de dimanches et de fêtes , ausquels le curé ne le fera point, et alternativement avec lui, excepté les mois d'août et de septembre, ausquels se fait la moisson, et toutes les fois qu'il sera fait par le curé ou par le vicaire , ils v assisteront régulièrement , pour s'instruire de plus en plus de la manière de remplir cet important devoir.
XII. — Soit à r église , soit à l'école, avant que de commencer le catéchisme , ils ne manqueront point de faire réciter , par un enfant , l'Oraison dominicale et la Salutation angélique; en finissant, ils diront Sub tuum praesidium. Ces prières se feront indistinctement en latin ou en françois.
XIII. — Sur la manière de faire le catéchisme, ils étudieront ce qui est prescrit aux articles onzième , douzième et treizième de l'avertissement qui se trouve à la tête de l'ancien catéchisme , dont ils auront tous soin de se pourvoir, afin d'j apprendre eux-mêmes, d'une façon plus développée , les vérités contenues en abrégé dans le nouveau, et d'être par là plus en état d'en instruire les enfans.
XIV. — Leur obligation spéciale étant d'enseigner la jeunesse, ils seront très-attentifs à ne point attirer sur eux les malédictions prononcées par le Seigneur contre ceux qui scandalisent les petits. Que jamais donc il ne leur arrive de rien dire ou de rien faire qui puisse être de mauvais exemple pour les enfans confiés à leurs soins; qu'au contraire , toute leur conduite , toutes leurs paroles inspirent à ces jeunes gens la crainte et l'amour de Dieu.
XV. — Dans les endroits ou l'école est commune pour les garçons et pour les filles , si les clercs ne peuvent les enseigner à différentes heures , du moins ils auront grand soin de les ranger séparément , les garçons d'un côté, les filles de l'autre, à l'école, ainsi qu'à l'église ; ils éviteront , à l'égard des dernières , toute correction qui blesseroit tant soit peu la pudeur. Jamais ils n'en retiendront aucune seule chez eux pour lui donner des leçons en particulier.
XVI. — Très-attentifs à enseigner leurs écoliers, ils le seront encore davantage à former leurs mœurs, et à les élever chrétiennement , en les préservant , autant qu'il est possible , de tout ce qui seroit capable de corrompre leur innocence. Ils les châtieront dans le besoin, mais toujours avec modération et sans emportement.
XVII. — Ils commenceront toujours l'école, le matin par la prière .du matin, et ils la finiront par le Sub tuum prœsidium. L'aprèsmidi, ils la commenceront par le Vent Sancte-Spiritus , et la finiront par la prière du soir.
XVIII. — Ils feront du catéchisme le premier livre de lecture pour les enfans qui auront quitté l'alphabet. Aux autres, plus avancés, ils ne permettront que des livres approuvés par le curé, supposé qu'il n'j en ait point d'imprimé pour le diocèse à cet usage; auquel cas , les enfans ne pourroient se servir que de ces derniers.
XIX. — Ils ne manqueront point de faire le catéchisme deux fois la semaine dans Técole.
XX — Le temps de la rentrée et de la sortie des écoles , l'heure de les commencer et de les finir chaque jour, la désignation des jours de congé dépendant de bien des circonstances différentes dans différens endroits, et qui ne sonl pas les mêmes dans toutes les saisons de l'année, les clercs, à cet égard, se conformeront à ce qui leur sera prescrit par les curés , suivant, autant qu'il sera possible , les usages établis.
XXI. — Chaque année ils se représenteront au Dojen de leur district , lors de sa visite dans la paroisse ; recevront avec respect et
exécuteront ponctuellement les avis qu'il jugera à propos de lear donner , en conséquence de ce qu'il aura appris de leur conduite.
XXII. — Ne pourra aucun clerc recevoir à son école un enfant de paroisse étrangère, qu'avec la permission de son propre cnré et du curé de l'enfant. Les curés ne se rendront pas difficiles à accorder cette permission, lorsqu'il y aura des raisons valables, soit à cause de la plus gronde proximité des lieux , soit pour d'autres circonstances.
XXIII. — Comme dans un grand nombre de paroisses de notre diocèse, ou lieu de clercs, il y a des vicaires ou chapelains chargés de cet emploi , nous leur ordonnons de se conformer aux règlemens ci- dessus, concernans l'école, le catéchisme et la propreté des églises. Informé que plusieurs d'entre eux négligent leurs devoirs sur ces trois articles, particulièrement sur l'assiduité à tenir bonne école, Nous les exhortons et conjurons d'j être à l'avenir plo» exacts, leur protestant que c'est une des choses que nous avons le plus à cœur, purce que nous la jugeons d'une extrême conséquence pour le bien des paroisses.
XXIV. — Il est du devoir et de la vigilance des pasteon, i* visiter souvent l'école de leur paroisse, et Nous leur recommandons de le faire au moins tous les quinze jours, afin de voir la mm^ dont on s'j comporte, tant de la part des maîtres que des écoherS) et de donner les avis nécessaires aux uns et aux autres , pour bten remplir leurs devoirs, dont nous désirons qu'il nous soit rei^da compte dans nos visites, à nos archidiacres et aux Dojens lara^ dans les leurs.
XXV. — Rien n'est plus juste que de distinguer par quel^^* prérogative d'honneur ceux qui, bien que laïques, sont destinéd ^^ service de l'Église, et à aider les ministres sacrés dans leurs foi*-^ tions ecclésiastiques. C'est pour ^ela que le roi Louis XIV, dont ^^ loix sont remplies de piété et de justice, a ordonné par son Ëdii ^ mois d'août 1695, article 45, que les honneurs de l'Église l^^
seront donnés préférablement à tous autres laïques ; ce qui a encore été confirmé par plusieurs arrêts du Parlement, sur les contestations qui y ont été portées depuis. Nous voulons que cette sage disposition soit exactement gardée dans toute l'étendue de notre diocèse ; et en conséquence , les curés déféreront à leurs clercs et autres revêtus de surplis et aidans au Service divin, lesdits honneurs de l'Église , par préférence à tous gentilshommes , même seigneurs et dames de paroisse (1).
Instruction pastorale de Monseigneur Félix de WavranSj X VIP évéque d'Ypres^
donnée en son palais, te 1 Janvier i 768 (2).
De Sgholis.
Neque hic sistit ergà parvulos cura nostra Patema : cum enim juventus semen sit reipublicse, cujus totius salus pendet propcr modum à christiana puerorum educatione ac recta institutione, quse in scholis maxime juvari et promoveri débet; enixè commendamus j ut Pastores, Magistratus, et Notabiles singularum parochiarum incolse, ea quse tam Ecclesiastica , quam civili potestate, ac nominatim Principum nostrorum Edictis, pro hujusmodi scholarum
(1) Monseigneur Gousset, t. IV, p. *ie.
^2) Instructio pastoralis rêver, ao illust. D. episcopi Tprensis, ad universum clerum suum tam secularem quam regularem. Ipris, apud Walrein, 1*768, l vol in-12. Bibliothèque dTpres, N"* 2051.
erectione, conservatione , et felici regimine injancta sunt, diligentissimè observent, et per alios respective curent observari.
Ut verô scholarum successus earum fini et înstitutioni pleniis respondeai ; cum prima cura habenda sit circà Magistros et Hagistras, à quorum capacitate et morum integritate, scholarimn débita ' institutio et instructio prœcipuè dependet ; hinc omnes ad qnos spectat, monitos volumus et attentes , ut quantum per ipsos steteril, non nisi qui vitse et morum probitate sunt commendabiles, acsûfficienter arte literaria instructif illis dirigendis prseficiantur ; qoicpe uUerius in sua admissione, professionem fidei emittere teneantar, iis in locis ubi est scholasticus , in ejus manibus; alibi verô, in manibus decani christianitatis , prout tam Sjnodi provinc. qa&m principum authoritate , providè quidem ac religiosè ordinatom fiodt, sed quod hoc tempore observari negligitur. Âdditur in Edicto ad prœlaudatam Synodum provinc. , nemini licitum scholas tenere ad instruendos sive masculos sive puellas , nisi prœhabita licentià scliolastici , si ibidem aliquis fuerit ; vel alias ipsius decani et Primaiu officialis : quorum omnium executionem tum pastoribus tumdecaniS) quantum ad eos spectare potest, solicité commendamus, etpereos etiam nomine nostro promoveri requirimus ; hortando mag^stratus et régies officiarios , ut quod muneres sui hic est et obligationis fideliter exequantur.
Ut autem débite ordine, et feliciori prœfectu scholarum isfltitaw) promoveatur, scholse scholasticis subjectse, abiisdem; rsetensT^ omnes à decanis, vel aliis per nos deputatis , aut deputandis, singobs saltem semestribus visitentur; qui omnes singulorum diligenbamm légende et scribendo explorent; de modestia et pietate eorumiiupi* rant;* ad frequentationem calechismi alliciant; de principiis DoctrioB christiansB, et in lectionibus catechisticis progressa, de oratioD^
matutina et vespertina, de modo confessionis instituendae, îbs^''
viendi sacre, similibusque ad uniuscujusque cajptum, breviier 'exBlD^ nent; nihilque emittant eorum, quœ uUa ratione teneram. 0tat^ juvare, et utiliter dirigere posse judicabunt: quorum omnium car^^
et solicitudinem, etiampastoribuscommendamus; in locis prœciguè, in quibus non residet scholasticus; aut qusB decanis non nisi difficilis datur accessus.
Prœter ea, quse circa puerorum institutîonem et prœfectum, in scholarum visitatione fieri et examinari debent, insuper attendendiun, an, et qualiter ipsi ludimagistri et magistrse suo ergô scholares defungantur offîcio; an instruendœ erudiendseqae juventuti se sedulo impendant; modum convenientem in regendis scholaribus teneant; quos libres illis prselegant; legendos tradant, aut légère et discere permittant; iUis severè probibendo, ne uUos alios adbibeant, aut adhiberi siuant, quàm qui pueris pietatem, morumque honestatem instillare valeant; an denique, omnem solicitudinem et prudentiam habeant, ne tenera se te s in scholis a sociis corrumpatur, sed in baptismali innocentia, quantiim fieri potest, conservetur.
SCHOLiS DOMINICALES.
Sed quia non omnes quotidianas scholas frequentare parmittuntur, dum multi, etiam ab ineunte setate, artificiis vel domesticis occupationibus à parentibus detinentur^ de quorum christiana educatione pastores- tantô magis debent esse soliciti ; optamus vehementer, ut qusB de scholis dominicalibus institUendis , aut jam institutis conservandis, item utràque potestate utilissimè statuta sunt, in singulis parochiis observentur : requirentes proptereà, ut non tantùm pastores, eorumque vicarii, si forti in sua parochia hujusmodi schola nondùm erecta sit, pro ea quamprimum erigenda omnem operam diligentiam que impendant; sed etiam eas omnes, quse jam erectse, aut erigentur imposterum, nedum ulla ratione interire patiuntur, ut omni modo protegere et promovere studeant; et quantum per ecclesiastica officia eis licuerit, opéra sua et vigilantia superintendant. Ubi verô aptior
locus scholis dominicalibus entendis non invenitur, permittitur, ot ( extra horas divini officii ) in aliquo remotiori loco ipsius eccIesiB parochialis instituantur; ità tamen ut quantum fieri potest, omnis irreverentia aut immodestia puerorum aliorum ve stùdiosè cohibeator.
Media, quib. Schol^e dominiga.
Et ne quid obstet, quo minus respublica omnem firuciom et atilitatem ex prœsatis scholis consequatur; rogamus Magistratus et Baillivos , ut ex parte sua etiam curent , eas à pueris et juvenibus diligenter frequentari, saltem donec eorum quœ Doctrinœ et BeKgionis christiansB sunt, mediocrem gustum et profectum ostenderint; mandentque in omnibus parochialis abstineri diebus dominicis et festis, quibus in «scholis juventus ii^stituitur, à tripudiis, aliisqoe insolentiis, quibus juvenes à frequentatione scholarum hujusmodi distrahi possent, idque sub pœnis arbitrio eorum imponendis; addit eadem Sjnodus provincialis prima , ut ipsi quoque episcopi per suas diœceses in singulis parochiis , sub certis pœnis similem prohibi- 'âonem ipsorum nomine fieri procurent. Quod quidem serid propo* nimus effîcere, quantum in nobis erit et ad nos spectare poterit, uK àd hoc à pastoribus fuerimus requisiti. Pauperes vero, qui plerùmqoe circà proHum suarum educationem negligentiores deprehendnntor, per substractionem eleemosjnarum mens» paupenim cogantur, ot quas habent proies ad bas scholas mittant.
Hortamur denique pas tores, ut tam è suggestu quam privatim parentes omnes fréquenter admoneant, ut pueros suos ad scholas mittere non omittant ; eos domi bonis moribus , verbis et exemplii instruant ; atque ea, quse adDoctrinam christianam pertinent , seduU edoceant, illa crebrô, quse in scholis aut catechismis didicerint, repetentes , si vel ipsi ad hoc sùfficienter sint instnicU..
CsBieiùm , tam in dominicalibus , quàm aliis quibuscumque scholis , masculi à viris , puellse à mulieribus tantùm docêantur : aut certè , ubi id obtineri nequit, saltem horis, vel lôcis seu interstitîs masculi à puellis separatim instruantur.
Tandem, cum experientiâ constet, prœrequisîta omnia feliciorem liabere successum, si pueri ad scholarum ac catechisini fréquentationem allicianiur prœmiliolis et munusculis, quorum distributio ex serario publico parochiarum aut civitatum, vel ex libetalîtate ipsorum pastorum et piorum parochianorum fîeri solet; optamus tam piam utilemque praxim in omnibus locis observari, et a pastonbus tum verbe , tum exemple proraoveri.
PIÈCES JUSTIFICATIVES