ET
réaliser les désirs qu’elle exprimait, nous croyons avoir raison d'y voir une époque dans l’histoire, puisqu'elle affirme hautement pour la première fois que l'idée démocratique était entrée définitivement dans l'esprit des actes officiels au sujet de l'éducation. La force de l’asserlion, ce nous semble, n’est nullement diminuée par le fait que ce ne fut pas un amour pur de l’éducation qui en fut l'inspiration immédiate.
En effet, ce fut l’apaisement des Highlands, grande préoccupation de la dernière partie du règne de Jacques VI et sur laquelle nous aurons à revenir plus tard, qui semble avoir été le but primitif de la loi de 1616. Et en ceci, les intérêts politiques et religieux se trouvaient réunis. Car si le roi avait eu besoin de grands eflorts pour acquérir une suprématie sur ces parties réfractaires de son royaume, l’Église y trouvait des obstacles à sa propagande et dans la civilisation peu développée de ses régions et dans la différence de langue. On ne s’étonnera done pas de voir ces deux intérêts visés par la loi.
La question de religion et de culture générale vient d’abord. «Sa Majesté a un désir tout particulier de voir la vraie religion se répandre et s'établir dans tout le royaume, el veut que tous ses sujets, surtout les jeunes, soient exercés el élevés en civilité, piété et science ». Ensuite la question de langue et le but politique: l’emploi de l'anglais dans les Highlands comme moyen de les rattacher à la civilisation générale. Mais pour obtenir ce résultat, il faut une organisation qui mette l'enseignement à la portée de tout le monde. « Nul moyen ne se prête plus à l’'accomplissement du but de Sa Majesté que l'établissement, dans chaque paroisse du royaume, d'écoles où les enfants puissent apprendre au moins à écrire et à lire, à connaître le catéchisme,