‹ Histoire de l'enseignement primaire et secondaire en Écosse plus spécialement de 1560 à 1872Chapitre 16 sur 74 · TUE · texte numérisé non relu

TUE

nécessaire pour Ceux qui pouvaient aller aux écoles de grammaire, se trouvait, soit dans les familles au moyen de pédagogues, soit dans les écoles franchement rudi- Mentaires, écoles de vieilles dames, écoles dites anglaises, écoles de chant, etc. A la campagne, les écoles paroissiales suppléaient à ces besoins. Les villes qui possédaient des écoles de grammaire avaient depuis longtemps exigé une connaissance élémentaire de ceux qui voulaient entrer dans leurs écoles, et, pour cette raison, encourageaient et subventionnaient, mais sous une surveillance des plus strictes, une ou deux écoles élémentaires. À ces écoles, pourtant, il était formellement interdit d'enseigner autre chose que les prières, l’abécédaire et la grammaire la plus élémentaire (1). Vers la fin du xvi° siècle, ce règlement était toujours en vigueur et le Conseil d'Edimbourg le renouvela «en faveur des écoles de lectures », ordonnant que nul élève ne devait être reçu à la High School sans qu'il sût lire l'anglais parfaitement et écrire un peu (2). La même habitude existait en d’autres villes et semble avoir été à peu près générale (3). Ce n’est que dans quelques petites villes, et dans les écoles de paroisse à la campagne, que l’on ne trouve pas cette séparation entre les deux degrés d’enseignement (4). Ces écoles élémentaires étaient assez nombreuses et paraissent avoir été bien fréquentées. De temps en temps, les Conseils voyaient dans leur succès un danger pour les écoles de grammaire sous leur contrôle, et maintes fois rédigeaient des règlements pour empêcher la trop grande expansion de celles-là. Ordinai-

1) B. Rec. Edin., I, 193.

2) 1598. Sreven, H. Sch. Edin., append., p. 25. )} Grawr, Burgh Sch., p. 384.

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