LA GRAMMAIRE UNIFORME
Grammairiens étrangers en faveur en Écosse. — Despautère, P. de la Ramée, Cordier, — Le grand nombre des grammairiens et la confusion conséquente font naître le désir d’une grammaire officielle. — Action du Conseil Privé. — Étude des ouvrages des différents auteurs qui cherchent à obtenir le monopole de la grammaire. — Action du roi, du parlement et des villes. — Le projet d’une grammaire unique échoue.
IL est presque inutile de remarquer qu’en Écosse, au xvie siècle, l’étude fondamentale de l'éducation secondaire était celle de la grammaire latine. Ce qu’on appelait la science et la philosophie appartenait strictement à l’enseignement supérieur; les langues modernes ne constituaient pas encore une étude sérieuse; et la langue maternelle se débarrassait difficilement du mépris que le moyen âge lui avait prodigué. L'Écosse, donc, suivit le reste de l’Europe en rendant le mot de «grammaire » synonyme d’«enseignement secondaire. » Il convient pourtant d'examiner les efforts portant sur l’enseignement de cette grammaire et qui sont particuliers à l'Écosse.
Dès 1567, presque au lendemain de la Réforme, les autorités commencèrent à s'inquiéter de la facon dont on enseignait la grammaire. Jusqu’alors on s'était servi des livres qui étaient en usage sur le continent. Les dif-
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ficultés de l'imprimerie expliquent en partie cette habitude (1), d'autant plus commode, que la méthode du temps demandait qu'on se servit de grammaires entièrement écrites,en langue latine, qui pouvaient ainsi se prêter également à l’étude dans tous les pays, et c’est expressément pour jouir de cet avantage que l’auteur de la principale de ces grammaires met sa langue maternelle à l’écart (2). |
De tous les grammairiens qui fourmillaient en Europe après Donat, Priscien et Alexandre de Villedieu, le plus célèbre était le Flamand Van Pauteren ou Despautère. Tels étaient l'influence et le prestige dont il jouissait, qu’on peut le considérer comme l’Aristote de la grammaire. Les différentes parties de son livre parurent à Paris en 1510, 1512 et 1515, mais le volume tout entier, sous le titre de Commentarti Grammalici, ne fut publié qu'en 1536 à Lyon, et l’année suivante à Paris. Son œuvre fut imprimée pour la première fois en Écosse, à Édimbourg, en 1579, sous forme d’un abrégé (3). Un autre abrégé par Jean Pelisson (Lyon 1530) acquit aussi une grande popularité en Écosse. Au premier coup d'œil, son livre paraît assez lourd et compliqué pour rebuter tout lecteur. D'abord il est écrit en latin. Sous la forme de demandes et réponses, l’écolier est conduit à travers une explication des idées rudimentaires de la grammaire en général et les règles les plus usitées; mais les autres
(1) Les, Mem. for Bible Soc., p. 10; Cnazmers, Life of Ruddiman, p. 101 ; Duncan, Lit. Hist. of Glasg., p. 12.
(2) Gram. de Drespaurirs, édit. 1537, fol. 3 : « Vernaculum nusquam adjeci, hanc provinciam præceptoribus relinquens, ut qui non nostratibus solum hoc opusculum scripsi verumetiam Gallis, Hispanis, Anglis », etc.
(3) Pour une bibliographie détaillée, voyez Murray, Proc. Philos. Soc. Glasg., vol. XXXVI, 267. Nous basons nos réflexions sur l’exemplaire dans la Bibl. Mun. de Dijon : Johannis Despaulerii Ninivilæ Commentarii Grammatici. Parisiis, 1537, in-fol,
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parties du volume (Etymologie, Syntaxe, Versification, Figures, Art épistolaire, Orthographe) consistent en vers latins entremêlés de gloses et d'exemples. Forcément les vers destinés à pareil usage sont des plus barbares, mais ils étaient censés aider la mémoire à retenir plus facilement les règles à apprendre. Regardé du point de vue moderne, l'ouvrage manque de gradation. Les difficultés et les règles viennent en foule accabler le novice, les vers étranges le rebutent plutôt qu’ils ne l’attirent et les gloses sont longues et compliquées. Il est vrai aussi qu’on trouve, parsemés dans le courant du livre, des préfaces, des avertissements, des lettres, des dédicaces, des apologies et des éloges, qui n’occupent que trop de place, mais au moins il nous épargne ces discussions philosophiques auxquelles on était accoutumé, et où l’on expliquait « la cause efficace, la cause matérielle, la cause formelle et la cause finale du présent livre » et d’autres questions de pareille importance. Avec toutes ces fautes, qu’on ne doit pas trop lui repro- Cher, il avait des qualités qui lui donnèrent le premier rang parmi les grammairiens du temps. Si l'ouvrage est long, Despautère avait raison quand il soutenait qu’il l'était moins que la plupart de ceux qui l’avaient précédé (1), Le livre était savant et cela, au lieu d’être un défaut, comme le voudrait M. Vérin (2), était sa prineipale qualité. Au moment ou Despautère composa sa grammaire, des corrections et variations de la Doctrinale d'Alexandre de Villedieu avaient paru en tel nombre que presque chaque école semblait avoir une grammaire à elle. Dans cette foule d'écrivains, l’imitation remplaçait la science, de sorte qu'une grammaire
(1) Gram., fol. 24.
(2) Étude sur Lancelot, p. 48.
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vraiment savante était devenue le besoin du temps. C’est ce qui explique en grande partie le succès de Despautère. Au point de vue pédagogique, il possédait encore d’autres ayantages. Sous l'aspect encombré et rebutant du livre, il y avait une plasticité comparative pour le maître d'école. Despautère voulait être savant, mais il nevoulait pas que son livre fût absorbé directement par les écoliers, et il ‘l’avait arrangé d’une telle manière, que la sagesse du maître pourrait en choisir ce qui convenait à chaque étape du développement de ses élèves, tandis que les gloses lui fourniraient les détails les plus approfondis pour leurs besoins ou les siens propres, au moment nécessaire. Une des preuves de cette maniabilité, c'est le nombre d’abrégés de l’ouvrage qui parurent, évitant au maître ie travail, mais aussi le plaisir, d’en faire un triage suivant les besoins de ses élèves (1).
La petite grammaire de Pierre de la Ramée ne peut être considérée comme un de ces abrégés. Elle est élémentaire mais, comme telle, elle a des qualités de clarté et d'ordre qui lui donnent une supériorité sur les Rudiments de Despautère. Si l’enseignement supérieur avait été de notre ressort, nous aurions eu à parler de l'influence en Écosse de la révolte de Ramus contre la méthode Aristotélicienne. Andrew Melville était un de ses élèves et imprégna de ce nouveau sentiment toute son œuvre de rénovation de l’enseignement universilaire en Écosse (2). La Grammaire de Ramus resta longtemps un livre d'école très en honneur parmi les
(1) Pour une discussion des mérites de Despautère, avec des citations de ses vers, voy. VERIN, Élude sur Lancelot, p. 41, 48, 118; et Lantoine, His. de l'Enseignement secondaire, p. 31-36.
(2) M°Crie, Life of Melville, p. 11, 384-386.
Écossais (1). Il y en eut une édition à Paris en 1559 (2), et en 1585, une édition toute en anglais parut à Londres (3). « Peu de précéptes, beaucoup d’usages » était sa maxime, et ce livre, tout petit qu’il est, témoigne de sa passion caractéristique pour l’exactitude et l’ordre dans l’arrangement des idées, et de sa conscience de l’inuülité des longues spéculations métaphysiques du temps. Ces dernières y manquent complètement. La première partie du livre est un essai curieux et intéressant pour enseigner la prononciation exacte et uniforme du latin par un moyen phonétique, donnant les mouvements anatomiques ou physiologiques pour produire chaque son vocal. Dans la section purement grammaticale, il gagne de la clarté en se rapprochant de la méthode moderne de schémas ou paradigmes. Il ne donne pas seulement les terminaisons pour chaque déclinaison ou conjugaison, mais aussi plusieurs exemples types, chacun sans contraction. Ce procédé, si naturel et nécessaire, ne s'était pas encore recommandé d’une façon aussi parfaite. Ses règles pour la syntaxe sont brèves, et exemplifiées, non par des phrases fictives, mais toujours par des morceaux choisis des auteurs classiques. L'édition anglaise renferme, avec la grammaire (147 pages), les Rudiments en 60 pages. Dans ces derniers, qui traitent sommairement tout le sujet, les demandes et réponses de Despautère se modifient assez pour mériter presque le nom de dialogues entre le maître et son élève. Ce n’est pas un point sans importance que, tandis que l’édition parisienne était en latin, il parut si vite, à Londres,
(1) V. Huwe, Gram. Nova, préface.
(2) P. Rami, regii eloquentiæ et philosophiæ professoris, Grammaticæ libri quatuor. Paris, 1559 (Bibl. Sainte-Geneviève).
(3) The Latine Grammar of P. Ramus translated into English. Lond., 1585 (Bibl. Univ. Edim.).
une édition en anglais; en Écosse, les éditions latines continuaient à être répandues.
Si les Rudiments de Ramus ressemblaient à des dialogues, c’est à Mathurin Cordier que revient l'honneur d'élever la conversation en méthode utile et intéressante (1), et lui aussi devint bien connu parmi les écoliers écossais. Savant ( Cubicunque docebit Maturinus Corderius florebunt bonæ litteræ», est un des exemples de la grammaire de Junius Rabirius), maître et professeur expérimenté (il avait enseigné dans cinq collèges à Paris, et ensuite à Bordeaux, Neuchâtel et Lausanne), d’un tempérament doux et sympathique («le bon Mathurin »), Cordier avait tout ce qu’il fallait pour être un bon rédacteur d’un livre d’école. Les Colloques parurent en 1564 (2). Un des mérites de Cordier, c’est d’avoir employé la langue maternelle dans les livres de classe (3). Il n’était pas moins humaniste pour cela. Comme Massebieau, citant un passage du livre de Cordier, intitulé «De emendatione latini sermonis apud Gallos», l’a démontré (4), il méprisait, autant que les plus aveuglés de ses contemporains, la langue maternelle, et ne s’en servait pour les enfants que parce que le besoin de clarté dans les idées élémentaires l’exigeait. C'était un manuel de conversation qui devait être lu et relu en même temps qu’on apprenait la grammaire (5), et il était
(1) Les Colloques d'Erasue n’entrent pas en ligne de compte, puisque, là, il ne s'agissait pas d'apprendre la langue à des commençants. V. Benoisr, Quid de puerorum inslilutione senserit Erasmus, p. 52-96.
(2) Nous avons consulté l’exemplaire de la Bibl. Nat. : Colloquiorum scholas-
(3) Comme nos remarques sur Vaus et Linacre le démontreront plus bas, Corner ne fut pas le premier à en faire cet usage. MassEBIEAU, pourtant, soutient le contraire (Colloques du xvre siècle, p. 223).
(4) Colloques, p. 223, 233.
(5) Corpter, préface aux Colloques.
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destiné à familiariser l’enfant avec la pratique des règles et des mots; mais avec un bon professeur on aurait pu facilement se dispenser de grammaire formelle, car les colloques sont, après tout, une première ébauche de manuel, appliqué à la langue latine il y a presque trois siècles et demi, de la méthode dite «directe» et couramment acceptée comme une invention de nos jours. Dans une série de dialogues en latin, accompagnés de courtes explications ou traductions là seulement où elles sont absolument nécessaires, le maître et l’élève, ou les élèves entre eux, parlent de leurs leçons, de leurs jeux, des jours de la semaine, des parties du corps, des devoirs naturels, des affections, et ainsi de suite. Les conversations sont très variées et toujours intéressantes. Elles sont d’ailleurs progressives en longueur et en difficulté. Elles enseignaient en même temps la grammaire latine, les règles des jeux des écoliers, et la bonne tenue, et mettaient en pratique la méthode sextuple que suivait Cordier dans ses classes: parler, réciter, interpréter, annoter, lire, traduire (1).
Mais si, pour les Colloques, l'Écosse, comme l’Angleterre, importait pour ses besoins ou les auteurs, ou les ouvrages (2), elle avait aussi ses propres grammairiens. Le premier semble avoir été John Vaus, le savant professeur de latin à Aberdeen de 1520 à 1537. Comme les grammairiens de son temps, il écrivit des commentaires sur la Doctrinale d'Alexandre, un en 1522, et un autre l’année suivante (3). Mais il publia aussi des Rudiments
(1) Berraaurr, De M. Corderio, p. 52. On trouvera des notices intéressantes sur Corpier et son œuvre, dans HaaG, La France Proteslante (nou. édit.), IV, 682-694 ; Quicnerar, Hist. de sainte Barbe, 1, 152-154 ; BourcHEnIN, Académies Protestantes, p. 49-52.
(2) Massetau, Colloques, p. 54.
(3) En collaboration avec Ban, l’imprimeur. Desusce, L’Imprimeur parisien Josse Bade, p. 9.
en 1522, à l'usage de ses étudiants écossais. Ce livre est excessivement rare. Grant en a pu voir un exemplaire particulier et en donne quelques citations (1). Ce qu'il y a de plus remarquable est que toutes les explications sont en ÉCOSSAIS, de même que les parties des verbes, elc., sont traduites. Suivant la coutume de la période pour les rudiments, l’auteur se sert beaucoup des demandes et des réponses.
Il faut aussi faire mention d’un des ouvrages de George Buchanan qui, après son départ de Sainte-Barbe, où il avait achevé l'établissement du véritable enseignement classique (2), publia en 1533 une traduction latine de la grammaire de l’Anglais Linacre (3). C'était un traité sommaire des rudiments destinés aux commençants et qui devait être complété par les explications orales du maître. Ce qui charma Buchanan, ce fut sa simplicité et le bon arrangement de ses détails (4). Avant la fin du siècle, il y eut quatorze éditions de cette traduction (5), mais quoique cette œuvre de Linacre et une autre de sa main (6) fussent employées en Écosse, il ne parait pas que la traduction de Buchanan s’y soit fait imprimer ou mettre en usage.
Tels étaient, avec certains traités de Louis Vives et la
(1) Burgh Sch., p. 51-56.
(2) Avec Corprer et STREBÉE. Quicaerar, Hist. de Sainte-Barbe, 1, 152.
(3) Rudimenta grammatica T. Linacri ex anglico sermone in lalinum versa, interprele G. Buchanano Scoto. Paris, 1533, in-8 (Bibl. Mazarine). BucHananN avait déjà dicté sa traduction à ses élèves à Sainte-Barbe. Quionerar, I, 162.
(4) Préface de Bucxanan, Rud. Linac., p. 4, où l’on entrevoit la lutte difficile qu’avaient à soutenir les vrais savants pour combattre la domination des commentaires « imbéciles ».
(5) Hume Brown (Buchanan, p. 66) n'en mentionne que sept: mais comp. Répert. des Ouv. Péd., p. 395, 3%.
(6) De emendata structura latini sermonis. C'est un ouvrage plus avancé et plus critique sur la grammaire. Un exemplaire est à la Bibl. de Dijon (Paris, 1527-29, in-fol.). La deuxième édition (1532, in-8) se trouve représentée à la Mazarine.
grammaire de Lily, qui passèrent d'Angleterre en Écosse, les livres principaux qu’on avait à sa disposition quand, en 1567 ou peu de temps avant, le Conseil Privé s’occupa de la question des grammaires. Évidemment l'Écosse souffrait alors, à son tour, de l'épidémie de grammaires sans valeur ni suite qui avait déjà tellement nui à l’enseignement sur le continent. Toute trace, bien entendu, de cette foule de livres est perdue, mais leur nombre était devenu tellement encombrant que l’État décida d'introduire de l’ordre dans l’enseignement en les supprimant tous, pour les remplacer partout par une grammaire uniforme qui serait faite d’après l’ordre du gouvernement. Ce fut le premier mot d’une tentative d’uniformité qui devait être renouvelée à maintes reprises pendant deux siècles, tentative condamnée d’avance par le sentiment, de liberté et la force naturelle des circonstances.
Le 14 janvier 1567-68, le Conseil Privé accorda à un imprimeur le privilège exclusif de publier la grammaire qu’on (allait faire rédiger, intitulée la Grammaire générale, et qui serait employée dans toutes les écoles de ce royaume (1). » Nous ne pouvons dire exactement ce qui a poussé le Conseil à prendre une telle décision à ce moment précis. Évidemment, c'était la solution en apparence la plus facile de la difficulté du choix entre des grammaires rivales. Ces dernières étaient si nombreuses et si différentes qu’à chaque changement d'école ou de maître les parents étaient obligés d’acheter un nouveau livre (2), et les conseillers ne purent plus fermer
(1) Crarwers, Life of Ruddiman, p. 21 (comp. Lee, Mem. for Bible Soc., append. p. 6. a
(2) « … Unde factum est ut quoties parentum, ut sit, arbitrio præceptor esset mutandus, toties vetera dediscenda et nova ediscenda forent ; atque ita puerorum studia non solum impedirentur sed et ingenia miscere obruerentur. » CarmI- CHAEL, Gram. lat. de Etymol. (1587), préf. ii. Comp. Act. Parl. Scot., IV, 374.
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l'oreille au bruit toujours croissant de leurs plaintes. Il se peut que ce soit là l’unique raison de l’action du Conseil, mais, en l’absence d’autre renseignement, on pourrait peut-être la rapprocher d’une inspection des: écoles ordonnée par l’Église. En 1566, John Row fut chargé de cette tâche, un de ses, ordres étant expressément d'examiner la compétence des maîtres en matière d'enseignement (1). Row était un des hommes les plus érudits de l'Écosse, et il est plus que probable qu'il s’intéressait vivement à cette question de grammaire et que, allant de paroisse en paroisse où beaucoup des maîtres étaient de jeunes étudiants qui préparaient leurs examens en vue du pastorat, il fut frappé, ou dans les écoles ou auprès des maîtres, de la multiplicité des grammaires et de la confusion qui en sortait. Son rapport, donc, aurait pu mettre au point la question d’une grammaire uniforme imposée par l'État. C'était le moment aussi où Georges Buchanan prenait une part active aux Assemblées de l’Église (2). Le Conseil du moment, pourtant, ne s’est pas occupé de la mise en exécution de sa décision, ou quelque difficulté se présenta. Pendant presque dix ans, il n’est plus fait mention de la question. En 1575 (15 décembre), elle revint à l’ordre du jour. Cette fois, on prit des mesures ‘plus pratiques. On somma cinq des maîtres les plus savants du pays avec un des précepteurs du roi (3) de comparaître devant le Conseil « pour lui donner leur
(1) 28 déc. B. U. K., I, 72; Pererxin, Il, 18. l'ordonnance d'inspection fut renouvelée l’année suivante (17 juin) avec des pouvoirs plus étendus. C. L. S., p- 2l.
(2) Hume Brown, Buchanan, p. 190.
(3) Reg. Priv. Coun., Il, #78. Georges Budhnan ou Peter Young, précepteurs de Sa Majesté; Thomas Buchanan, de Stirling ; William Robertoun, d'Édimbourg; Andrew Symson, de Dunbar; James Carmichaell, d'Haddington, et Patrik Auchinlek, de Saint-André.