AN LE
daire et à l’enseignement supérieur. Une distinction comme celle que semble établir le titre de cet ouvrage est donc fictive .pour un volume qui écarte volontairement de son contenu tout ce qui concerne l’histoire des Universités. Comme ïl était impossible de développer adéquatement le sujet de léducation tout entière dans un seul volume, la difficulté qui se présentait nous à semblé comporter une seule solution. C'était de considérer comme enseignement primaire ou secondaire tout ce qui est préparatoire pour les cours des Universités et d'abandonner à l’enseignement supérieur toute l’œuvre de ces dernières. C’est cette définition que nous avons adoptée pour notre présent travail et qui expliquera certains défauts que l’on pourrait à juste titre reprocher à notre ouvrage.
Ayant puisé à toutes les sources à notre disposition, pour trouver les faits se rapportant à l’éducation en Écosse, nous avons essayé de ne pas trop en charger nos pages ; mais, soucieux de l’importance de notre tâche, nous nous sommes eflorcé de choisir ces détails sans parti pris et de les ordonner dans leur propre cadre pour faire ressortir le mouvement progressif de l’École, parallèle au développement intellectuel de la nation elle-même. Sans trop nous occuper des généralisations si chères à Buckle, nous avons laissé les faits parler eux-mêmes au lecteur attentif, lui découvrant le caractère écossais par ses efforts, parfois courageux, parfois hésitants, pour réaliser son idéal scolaire. Il serait pourtant injuste de passer sous silence un sentiment général qui ressort de tous ces détails — celui de la dette immense contractée par l'éducation en Écosse envers l'Église. Dans les pages qui suivent on verra l’Église déployer une activité merveilleuse pour fortifier tous les intérêts matériels de l’École. Délaissée trop souvent