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Cipaux et des représentants des personnes qui avaient souscrit les fonds nécessaires à leur création. A partir de 1861, elles n'avaient rien à craindre des exigences ecclésiastiques, car la loi de cette année qui, dans les paroisses, substitua une déclaration à la formule de l'Église, libéra de toute restriction dogmatique les maitres des Académies ou des Écoles urbaines secondaires.
En 1866 Ja Commission parlementaire, présidée. par le duc d’Argyll, trouva que dans les 76 villes de l'Écosse il y avait 82 écoles publiques ainsi dénommées :
Écoles dites de Ville (Burgh Schools)... 02 AVENIR CÉSARIENNE RES 23 Écoles à la fois de ville et de paroisse... ®) Écoles de paroisse. au ae PAS
De toutes ces écoles, cinq seules étaient purement secondaires, toutes les autres présentant une confusion d'enseignement enfantin, primaire et secondaire. Moins de 50 pour cent d’ailleurs des candidats aux Universités sortaient de ces écoles, 15 pour cent venaient des écoles paroissiales; les écoles de l’Église Libre, et l’enseignement particulier en préparaient entre 30 et 40 pour cent (1).
Les programmes d’études et l’organisation intérieure n’y suivaient aucune règle commune. Tantôt il y avait un programme fixe que tous les élèves d’une même classe parcouraient régulièrement avec le même maître pendant quatre ans; une cinquième année s’y ajoutait sous la direction immédiate du principal qui souvent n'avait aucun droit de surveillance sur les autres maitres. Tantôt un programme d'études existait, mais n’était pas obligatoire. Tantôt, enfin, nul programme n'était imposé, mais des maîtres différents enseignaient cha-
(1) Troisième Rapport de la Commission, vol. I, Ixxvii, 110, 229,
cun plusieurs matières et se faisaient concurrence entre eux (1). Les écoles écossaises, notons-le en passant, étaient presque toutes des externats.
La loi de 1872 (2), qui établit les conseils locaux d’éducation, transmit à"ces derniers tous les pouvoirs que les conseils municipaux avaient possédés dans la direction des écoles de ville. Les nouveaux School Boards devaient créer des écoles publiques élémentaires en nombre suffisant pour toute la population, mais ils furent chargés également d'encourager l’enseignement secondaire. Dans ce but, toutes les écoles urbaines déjà existantes qui n’offraient pas principalement les avantages d’une instruction élémentaire, devaient être considérées comme « écoles publiques supérieures » et développées du côté de l’instruction avancée. Onze écoles se rangèrent immédiatement dans cette catégorie et, au bout de 25 ans, une vingtaine d’autres avaient suivi leur exemple. Les écoles secondaires devaient être régulièrement examinées. Les subventions jusqu'alors accordées à l’enseignement secondaire par les conseils municipaux furent ratifiées définitivement, les dotations testamentaires confirmées.
Les taux scolaires, soumis à l’approbation gouvernementale, devaient être fixés par les maîtres eux-mêmes et répartis entre ces derniers par les School Boards. Cependant la caisse des fonds ordinaires pour l’instrucion populaire devait rester fermée aux institutions d'enseignement secondaire. On ne tarda pas à trouver cette dernière restriction mauvaise pour la bonne tenue de ces écoles, et en 1878 une loi (3) permit aux School Boards de se servir de leurs fonds ordinaires
(1) Troisième Rapport, vol. I, p. 99-102.
(2) Nous en reparlerons au chapitre suivant.
(3) #1 et 42, Vici. cap. JS.
pour toute dépense jugée nécessaire, sauf les traitements des maîtres. Le consentement du Département gouvernemental d'Éducation devait pourtant être obtenu dans chaque cas d’une dépense pareille. Neuf ans plus tard, les mêmes conditions furent rendues applicables à l'instruction technique (1).
Jusqu'en 1892, le gouvernement continua à borner à l’enseignement primaire ses subventions directes, mais pendant cette année, on fit une première tentative pour étendre le régime des subventions gouvernementales aux matières de l'instruction secondaire. Une commission de 1888 avait rapporté que les écoles tendaient à négliger cette instruction pour s'assurer les avantages financiers que comportait un développement du côté élémentaire. Pour arrêter ce mouvement, on décida d’allouer sur le budget annuel une somme de 60.000 livres (1.500.000 francs) pour l'inspection de ces écoles, pour y créer des examens gouvernementaux de fin d’études, et pour les aider financièrement. L'on comptait sur 57.000 livres pour cette dernière partie du projet.
Pour distribuer ces subventions on créa pour chaque Comté et pour chacune des six villes les plus importantes un Comité d'Éducation Secondaire, composé de représentants des School Boards, d’un Inspecteur gouvernemental et, dans quelques cas, d’un représentant de fidéicommissaires. Les sommes disponibles furent réparties entre les Comités, proportionnellement à la population de chaque district, et les Comités se trouvèrent investis du pouvoir de distribuer les subventions à leur gré après avoir obtenu l’approbation du Comité gouvernemental pour leurs projets individuels. Ces projets devaient viser à la fois l'efficacité de l'instruction
(1) 60 et 51, Vict. cap. 64 ; 55 et 56, Vict. cap. 68.
et l’extension des bienfaits d’une éducation secondaire au plus grand nombre possible de personnes. En 1892, ces Comités reçurent la permission d'accepter et de distribuer pour l’enseignement secondaire des crédits votés par des administrations locales (tels les Conseils de Comté).
Depuis 1893, le développement des écoles du soir (dites de Continuation) pour les jeunes gens des deux sexes, dans les écoles ordinaires des School Boards a constitué un autre moyen d'éducation secondaire bénéficiant de subventions directes accordées d’après les résultats individuels obtenus. Cette instruction est, d’ailleurs, pratiquement gratuite. Plus récemment, la création des écoles dites « de grade supérieur » dans beaucoup de villes à greflé sur les écoles publiques et gratuites un enseignement secondaire et même technique (1).
Depuis 1853, mais surtout depuis 1872, un système de subventions gouvernementales a été mis en vigueur pour les écoles qui se font une spécialité d'instruction dans les sciences et le dessin. On accordait 12 fr. 50 pour chaque élève qui suivait régulièrement de telles classes pendant deux cent cinquante jours de l’année et qui passait un examen d’assiduité. En 1892, ces crédits furent doublés et les conditions de subvention furent élargies (2). Depuis 1895, ces subventions du « Département des Sciences et de l'Art » ont joué un rôle important dans l’encouragement du côté scientifique de l'instruction secondaire. En 1897, ce département, en ce qui concerne l'Écosse, fut confié au Comité d'Éducation de l'Écosse.
(1) Bazrour, Systems of Education, p. 228-230. (2) 1bid., p. 171-173.
CHAPIPRE. VIII