‹ Histoire de l'enseignement secondaire dans le Rhône de 1789 à 1900Chapitre 17 sur 51 · LES ÉCOLES SECONDAIRES COMMUNALES ET PRIVÉES JUSQU'A · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES SECONDAIRES COMMUNALES ET PRIVÉES JUSQU'A

menacés sans cesse de mesures de rigueur s'ils cessaient de Têtre, qu'avec les professeurs de lycée. Tous d'ailleurs, fonctionnaires officiels ou maîtres particuliers, faisaient partie de l'Université impériale. La main du (irand Maître, la sollicitude de Napoléon s'étendaient indistinctement sur eux tous, quel que fût leur rang dans la hiérarchie. Le gouvernement considérait peut-être qu'il n'y avait pas entre eux de véritable concurrence.

Quoi qu'il en soit, que le législateur de 1808 ait eu l'intention de les amoindrir, ou seulement de les soumettre à une surveillance plus étroite, il paraît certain que les institutions et pensions n'ont pas moins prospéré dans la corporation universitaire que hors d'elle. Pour les collèges communaux, qui présentaient avec elles de grandes analogies, le résultat fut pareil. Il n'y en avait qu'un dans le Rhône, celui de Villefranche; c'était l'ancienne école secondaire de Bazin. Elle prit le nom de collège et conserva son directeur (1806). Ce collège avait 6 régents, y compris Bazin qui enseignait à la fois la rhétorique et les mathématiques. En 1 810, ce collège avait 60 pensionnaires et presque autant d'externes; en 181 1, 92 élèves; en i8i2, 104 ; en i8i3, 217 ; en 1814, 252. A cette date, non seulement le collège n'avait plus besoin des secours de la Ville, mais il donnait 536 francs de bénéfices. La pension n'y coûtait que 45o francs ^

Il n'y eut pas, en somme, dans le Rhône, trace d'une résistance ouverte au régime napoléonien de l'enseignement secondaire. Mais quand on rapproche ces deux faits, d'une part la très faible augmentation de la population du lycée de 1 808 à i8i4, d'autre part les mesures gouvernementales qui auraient dû au moins la tripler, on peut penser que le gouvernement de l'empire se résigna dans ce cas particulier, à une tolérance que l'absence de renseignements précis ne permet pas d'expliquer d'une manière entièrement satisfaisante.

Voir différents rapports crinspectours (Arch. de VAcadi'mie de Lyon).

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