II
même dans le palais du prince , il n en a pas toujours été ainsi (Orelli, n*" 3984)- Néron lui-même vendit la liberté à ses esclaves, et il la leur faisait payer cher. Un de ses intendants, employé aux armées , aurait, selon Pline (VIQ, xl, 1) , racheté sa liberté au prix de i3o,ooo, et peut-être de i3 millions de sesterces. Il est vrai que, au dire de Thistorien, c*était plutôt encore le prix de ses rapines que de sa personne : Belli non hominis pretium.
NOTE 47* PAGE 4og.
11 faudrait, pour faire le tableau du service des affranchis, reprendre presque tout le détail du service domestique : sagefemme (oBSTETRix) (Murât, p. 964, n*" 3) ; secrétaire (a manu; AB EPiSTOLis LATiNis) (ibid, 963, 9, et 97 1, 11); nomendateur (nomenclator) (ibid. 976, 5); danseur (saltator) {ibid, 976, 4) ; et même, gardien de basse-cour (aviarius) «et cuisinier (cocus) [ibid. 973, 4; 982, 4), etc., etc. Et nous ne parlons point ici des métiers (operœ fabriles). Un affranchi d'un marchand ambulant parait, dans une inscription, en avoir assez de cette continuité de service, et.se félicite d*être arrivé enfin au repos de la tombe :
M. VALERIUS ZABDiE MERCATORIS VENALICI L. ARIES SEU STUPOR HDIC STUDIO EST SIVE EST INSANIA NOMRN 0MNI8 AB HAC CURA CURA LEVATA MEA EST
MONUMBNTDM ABSOLVI SDMPTD ET IMPENSA MEA