CHAPITRE III
L'esclave est un homme dépouillé de son caractère, ]>our n'être plus qu'un instrument au service des besoins d'un autre : instrument jugé d'autant plus propre k cette destination, que, les pouvant mieux connaître, il peut mieux les satisfaire. Aussi l'esclavage se répandit-il de plus en plus dans l'usage de Rome, à mesure que les sources en devenaient plus abondantes, et il y eut un moment où, se substituant presque partout au travail libre, il supporta en quelque 'sorte à lui seul tout le poids de la société romaine; changement grave, qui, sans l'aveugle confiance de Rome dans ses destinée^, devait l'épouvanter pour l'avenir : la vie d'un peuple entre les mains des esclaves ! Pourtant, l'esclavage né de la force ne pouvait se perpétuer que par la force; or, en supposant Rome toujours capable de le maintenir , était-elle assurée de le renouveler incessamment? et , si un jour les sources venaient à s'en tarir, que devenaient le travail et la vie ? Qui ramènerait l'honune libre à cette place d'où l'esclave l'avait chassé; et quelle garantie d'équilibre pour la société , pendant le temps de crise où s'accomplirait cette révolution dans ses bases?
Tels sont pourtant les deux mouvements contraires qui se succèdent dans le monde romain : substitution de l'esclave à l'homme libre, substitution de l'homme libre à
Tesclave. Le premier mouvement commence à se produire dès rage de la conquête; il ne s'opéra point sans secousse : lesciave se releva contre le joug, et Thomme libre réagit lui-même contre la tendance qui, en le dépouillant du travail , menaçait son avenir. Mais là, du moins, le danger était dans une exubérance de vie , dans le choc de ces deux forces mises en présence et en lutte, et la république fut assez vigoureusement constituée pour résister. D en fut autrement quand l'administration impériale sentit le besoin d'imprimer le mouvemeut contraire. Le travail servile se réduisait tous les jours , et le travail libre n'était plus capable de le remplacer : c'était le vide qui se faisait sous les fondements mêmes de l'empire. . . A quelle puissance eût-il été donné de le maintenir ?
La population servile était peu nombreuse encore, au commencement de la république; et un texte deDenys d'Halicamasse nous a permis de l'évaluer approximativement. Elle faisait la huitième partie tout au plus, et peutêtre seulement la seizième partie de la classe libre. Le peu d'étendue du territoire romain à cette époque (476 avant J. G.) en donne la raison. Rome, serrée de près par les Étrusques, les Sabins et les Volsques, ne possédait encore, sur la rive droite du Tibre, qu'une lisière étroite jusqu'au Crémère, aux frontières de Véies; au N. la Sabine en deçà de Cures; à TE. l'ancien Latium, placé dans sa dépendance par la bataille du lac Rhégille, et une faible portion de pays récemment enlevée aux Volsques par la conquête (Vélitre, Longula, Pollusca, Corioles), avec deux ou trois villes de l'intérieur (Norba, Ecetrœ et
Suessa-Pometia}. Dans des limites aussi restreintes, elle ne pouvait faire face à ses ennemis que par une nombreuse génération de soldats , et il n'y avait que peu de place pour les esdaves. D'ailleurs comment, s'ils n'étaient point nés dans la maison, les y garder, au voisinage de ces populations toujours hostiles d'où la guerre les eût enlevés jadis ? On . comprend donc qu'il n'y en ait pas eu dans chaque famille; on comprend que beaucoup de Romains aient cultivé , par eux-mêmes et sans aide, leur petit héritage, à l'exemple de Cindnnatus , que les députés du sénat trouvèrent occupé de ses travaux rustiques, lorsqu'ils vinrent l'appeler à la tête des légions.
Mais le territoire de Rome s'agrandit, et, dans cette suite de guerres incessantes qui portèrent sa domination aux bornes de l'Italie même, les occasions d'asservissement se multipliaient, en même temps que diminuaient pour les captifs les chances d'échapper à l'esclavage. Sans doute, des concessions nombreuses furent faites aux peuples vaincus pour les retenir à l'obéissance , et bientôt lltalie allait former un corps privilégié au milieu des provinces asservies : c'est à ces conditions que Rome fut si forte, et que, sans ouvrir encore aux Italiens les portes de la cité, les rangs de la légion , elle put les introduire dans son système politique et les compter parmi ses soldats. Mais ceux qui, dans la lutte, avaient été pris et réduits en servitude restèrent soumis à ce droit de la guerre. Aussi voit-on le nombre des esclaves s'augmenter dans une proportion bien plus considérable que celui des citoyens, pendant la période qui s'étend de la prise de Rome par les Gaulois à la deuxième guerre punique. Le nombre des citoyens s'ac-
Ik PARTIE II, CHAPITRE III.
croit par le développement de plusieurs colonies , par la fonnation de quelques tribus nouvelles et par l'admission des magistrats de villes municipales aux privilèges de la cité : recrutement désormais médiocre qui le laissa dans les.limites de 120,000 à 3oo,ooo hommes capables de servir, depuis le temps des rois jusqu'au temps des guerres puniques. La population servile se forme de masses entières dltaliens que Ton cesse de ménager après tant de défaites, des prisonniers que fournissent TAfrique et les deux îles enlevées à Garthage, la Corse et la Sardaigne, si souvent rebelles au joug nouveau de Rome; et, après la seconde guerre punique , die devait prendre à toutes les races de rOrient et de l'Occident. Or, sur ce nombre , aucune donnée spéciale ne se trouve chez les anciens. Conmient suppléer à leur silence .^
Les historiens, qui se taisent sur les esclaves, ont quelquefois parlé de la population libre de l'Italie. Si l'on pouvait ramener ieurs données à un nombre précis, et si, par quelque autre moyen , on arrivait à déterminer le nombre total des habitants de la presqu'île , la différence de l'un à l'autre donnerait directement le nombre des esclaves. C'est par cette méthode que M. Dureau de la Malle a essayé d'atteindre au but proposé.
Et d'abord quelle était la population totale de l'Italie ? L'auteur entreprend d'évsduer le nombre des hommes qu'elle devait porter, par la quantité de blé qu'elle pouvait produire. Il prend cette contrée dans les limites de la domination romaine, au commencement de la deuxième guerre punique , c'est-à-dire toute la Péninsule jusqu'au Rubicon et à la Macra. Il cherche ce qu'elle pouvait pro-
<luire, celait alors ce qu'elle devait consommer v^ et, parle rapprochement de la consommation totale et de la consommation individuelle, il arrive au nombre probaUe des habitants.
Voyons en premier lieu la production de l'Italie. L'Italie « dans les limites que nous avons acceptées , a, selon Malte* Brun , dont M. Dureau de la Malle prend les nombres, 7,774 lieues carrées ou un peu plus de quinze millions d'hectares (1 5,356, 109). Mais de cette surface, quelle partie était cultivable et quelle, en effet, cultivée ? A défaut de documents généraux sur l'Italie moderne , M. Dureau de la Malle a cherché ce rapport dans les tableaux statistiques de la France publiés par le ministre de l'agriculture, eti i836. L'étendue des terres labourables y est donnée comme à peu près moitié de la surface totale , soit plus exactement, pour lltalie romaine (en deçà duRubicon), 7,437,906. Mais il faut tenir compte des jachères , et , selon l'évaluation moyenne de Columelle, elles prenaient annuellement 35 arpents sur 100; les terres réellement cultivées ne seront donc que les ^rz ^^ environ les 2/3 des terres cultivables ; et ainsi , il ne faudra compter comme productif qu'un peu moins de i/3 de la surface totale > soit environ cinq millions d'hectares (4,834»653) ^.
Nous nous écarterons, sur ce premier point, des résultats de l'auteur.
Les tableaux auxquels il a emprunté les éléments de ses calculs, tout supérieurs qu'ils fussent aux données anciennes de la statistique , laissaient cependant à désirer pour la précision. Tout n'avait pas été étudié encore : on
^ Econ. polit. II, 5, t. I, p. 281 et suiv.
avait évalué en gros et approximativement ce qui manquait à l'observation,* afin de donner, au plus vite, les résultats généraux; et cela est surtout sensible à l'article des terres labourables, évaluées en masse à presque la moitié de la surface du pays. La grande publication de i 84o-i8âi est venue combler les lacunes et redresser quelques-unes des erreurs de ces estimations trop générales. Ces nouvelles tables, dont nous avons fait usage pour le calcul des produits de TAttique, présentent, pour chaque région de la France, une analyse plus spéciale des divers genres de culture, avec la place qu'ils tiennent sur le soi. Prenons, comme nous l'avons fait pour l'Attique, la région S. E. (à TE. du méridien de Paris, et au S. du ijème parallèle), région qui touche à lltalie et lui ressemble en plusieurs parties par ses montagnes et son climat. La surface en est de 13,287,463 hectares, et l'étendue des cultures en céréales (froment, orge, maïs, etc.) , de 2,490,5gi. Si nous appliquons ce rapport à l'Italie romaine, nous aurons la proportion
i3,a87,463: 2,490,691 :: i5,356,i09 : j;= 3,878,336 hectares,
en nombre rond, un peu moins de trois millions.
La différence sur ce point est grande puisque nous passons du tiers au cinquième. Quelle était la production spécifiqae ? La question, malgré les textes des anciens, et peutêtre à cause de ces textes, présente quelques difficultés encore. Le rapport du produit à la semence était , selon Varron, de 10 et de i5 pour 1, en Étrurie et en plusieurs contrées de l'Italie ^ : ce sont des cas extrêmes de fertilité ; et
* Varr. De re rast. I, xuv, i cl 2.
Columelle semble s'être placé à Textréinité opposée , quand il le réddit en général à 4 pour i ^ M. Dureau de la Malle l'élève à 5 pour i , en invoquant l'exemple de plusieurs parties de l'Italie moderne , et c'est à peu près la moyenne de la région S. E. de la France. Quant à la semence qui forme l'unité dans ces rapports, Varron l'évaluait à 5 boisseaux [modii] par arpent {jagerum), plus ou moins, selon la nature du sol : ce seraient, dans nos mesures , 43^*^»,355 pour 25"««,28 ou i^ectoL^yi par hectare; Cicéron l'estimait à 1 médimne ou 6 boisseaux (52^^^,025) ou ^hectoi.^oS par hectare, pour les meilleures terres de la Sicile^. Mais ces terres de Sicile avaient leurs analogues dans l'aujcienne Italie ; et , d'ailleurs , les régions les plus productives ne sont pas celles qui prennent le plus de semence '. Il est donc utile de contrôler encore ces témoignages par les résultats des recherches modernes. Or la mesure de Varron est au-dessous de la limite inférieure de la régions. E. delà France*; ceilede Cicéron approche,
' S'il en parle d'une manière plus générale, au moins ne remontet-il pas au delà d'une époque où la culture avait déjà bien décliné. « Nam frumenta majore quidem parte Italias quando cum quarto res- «ponderint, yIx meminisse possumus. » (Colum. III, m, 4.)
* Varr. loc, laud, ; Cic. II , in Verr. m , 4.
^ Le département de la Lozère prend 2^^^^'^oZ de semence, autant que la Sicile, et ne rend que •yliectol.^3o par hectare; le Cantal, 2 hectolitres pour donner S^®**»^*, 24 ; la Loire, 2l»«c*ol',2 4, pour S^^^^^oï'.S 1 .
^ Les départements qui s'en rapprochent le plus donnent un produit comparativement plus élevé :Ardèche, 9,33 pour 1,80; Vaucluse, 9,93 pdur 1,80; Bouches-du-Rhône, 12,73 pour 1,81; Gard, 11,20 pour 1,84; Var, 9,66 pour 1,89; Saône-et-Loire , 10,97 P^^'^ *'9^ (Statistique de la France, Agriculture, p. 566 et 572.)
au contraire, de la moyenne. Cette moyenne (2^*<*^',o8) produisant iil^ectol.^27 est la base que nous avons prise pour le calcul de la production de TAttique. Si , avec ces autorités de plus, on Taccepte pour ITtalie, moins bien cultivée peut-être, mais généralement plus fertile, on trouve (à 11 hectolitres par hectare) un peu plus de trente millions d'hectolitres de produit (31,661,696), et, après le retranchement de 7 pour la semence (6,332,339), vingt-cinq millions pour la consommation (26,329,357) ^.
Quelle était la consommation individuelle? Sur ce point encore , tout en suivant la méthode de M. Dureau de la Malle, nous nous écarterons de ses nombres, mais dans un autre sens.
Le savant économiste a cru en trouver la mesure bien nettement indiquée chez les anciens, tant pour le citadin que pour Thabitant de la campagne , et il évalue la ration du premier à i'', et celle du second à i'' 1/2 de pain par jour. Et d'abord, nous nous permettrons une observation gêné-
' En prenant rigoureusement, pour la quantité de la semence, le nombre de Varron , 5 boisseaux ( 43l>'"«,355 ) parjugère (o l^^^t^saSaS) , ou 1 hectol.^iy 1 par hectare , et en bornant le produit au quintuple de la semence,soit 2l»««*»l', 16775 pour ol»ec*«'«,2528, ouS^»*'»!. par hectare, les trois millions d'hectares , mis annuellement en cidture (2,878,336), donneraient environ vingt-cinq millions d'hectolitres (24,681, 933) pour le produit, et, après le prélèvement de i/5 (4,936,386) pour la semence, à peu près vingt millions pour la consommation (19,745,547). Ces mêmes nombres, appliqués par M. Dureau de la Malle à retendue de terre cultivable qu il admet pour Tltalie , lui ont donné 4 1,457,1 49 ^«ctol',475 de produit brut, et, après le retranchement du 1/5 pour la semence, 33, 165,720 hectolitres pour la consommation , ou 5,074,355,160 livres, à raison de i53 livres Thectolitre.
raie sur ce mode d'estimation. Les anciens ont déterminé la quantité de vivres donnée périodiquement à l'homme de peine, tantôt en poids de pain, tantôt en mesure de blé. De ces deux valeurs, quand on veut en faire usage pour un calcul de population, la seconde nous parait devoir être préférée, comme étant de nature identique et directement comparable au nombre qui exprime la production et la consommation générale du pays. Ainsi Gaton nous dit dans son Traité d'agriculture : « Que l'on donne aux esclaves qui travaillent pendant l'hiver quatre livres de pain, dès qu'ils commencent à travailler la vigne, cinq livres jusqu'à ce que les figues soient mûres : alors qu'on revienne à quatre livres ; » ce serait de l^3o à i^,63 , et M. Dureau de la Malle a pris la moyenne de ces nombres. Mais immédiatement plus haut , dans le même passage , Caton , réglant la distribution de vivres à faire aux employés de la ferme , disait : « Aux esclaves qui travaillent pendant l'hiver, quatre boisseaux {modii); au fermier, à la fermière, au surveillant, quatre boisseaux et demi; au berger (opilio) , trois boisseaux ^ » Voilà des mesures assez difiTérentes entre elles et qui semblent ne l'être guère moins des précédentes : converties en poids, elles feraient 29^, 26^ et igSoSo de blé par mois, ou iS 0^,86 et 0^635 par jour. Mais quels sont, pour cette époque, les rapports de pesanteur du blé et de la farine, de la farine et du pain ? Et puis, est-il bien sûr que Gaton , conformément au texte reçu , ait énoncé un poids et non pas une quantité, qu'il ait dit quatre ou cinq livres, et non pas quatre ou cinq pains, dont le poids eût été * Gaton , De re rnst. lvi.
fixé par Tusage, comme le faitPlaute dans une allusion à la ration journalière de la courtisane^ ? Ces difficultés , ces doutes au moins, quant au premier texte de Caton, sont une raison de plus pour quon s'attache de préférence au second , c est-à-dire aux mesures de capacité ; et les nombres qu'il réunit suffisent pour ne pas faire rejeter si loin la donnée de ce commentateur de Térence, qui évaluait à quatre boisseaux (modii) par mois la nourriture des esclaves 2.
Nous parlions de la campagne ; quant à la ville , nous ne trouvons pas plus concluants les deux textes de Salluste et de Sénèque, au nom desquels on a voulu y fixer la même ration à deux livres de pain par jour. Salluste fait dire au tribun Licinius , dans un fragment de son histoire : • Par la loi frumentaire, ils ont estimé votre liberté cinq boisseaux , qui ne vous valent guère mieux que les aliments
* Dordalus, parlant de la jeune fille quil vient d'alFranchir (Pers.^ IV, 111,467):
Nam ego hodie conpendi feci binos panes in dies.
' Donat ad. Terent. Phorm, I, i. On peut trouver d'autres termes de comparaison dans les mesures qui règlent pour nos colonies la nourriture des esclaves. L'ordonnance du 5 juin i846 fixe la ration hebdomadaire , pour les individus de plus de 1 A ans , à 6 litres de farine de manioc, ou 6 kil. de riz, ou 7 kil. de maïs; et 1 kil. i/a de morue ou de viande salée. Elle renvoie aux arrêtés des gouverneurs le soin de régler réchange de ces objets de consommation contre d'autres. L'arrêté du gouverneur de la Guyane permet de donner , en échange des 6 litres de farine de manioc, etc., 3 •'»*•, 7 5o de biscuit par semaine, ou o ^l-,75o de pain par jour. [Compte rendu de l'exécution des lois des 18 et 19 juillet i845 (mars 18^7) p. 85 et io3.) Ces nombres sont loin des évaluations de M. Diireau de la Malle.
de la prison: car, de même que leur modicité, snflSsante pour écarter la mort, laisse tomber les forces; de même, vous n'êtes point débarrassés des soins domestiques par une si modique faveur^. » Une loi frumentaire fixait donc à cinq modii la portion de blé distribuée à un citoyen ; mais est-ce à dire que ce soit la mesure de ses besoins personnels ? non certes, pas plus que ce n'était précisément, d'après le texte , la ration du prisonnier : cinq modii par mois, c'est 66 livres 1/2 de blé, et on ne comprend pas que des prisonniers tombent d'inanition à ce régime^. C'était la part de chaque citoyen aux distributions publiques , mais non pas de chaque tête dans la famille : il en faut retrancher , sans doute, une première moitié, les femmes, et une partie de l'autre, Auguste ayant le premier admis à ces lai^sses les enfants au-dessous de onze ans^. C'était donc une part faite à un seul, mais pour plusieurs : et c'est ce qui rendait cette faveur si modique; c'est ce qui fait ajouter à l'orateur : « Si peu de chose n'affranchit pas des besoins domestiques,» sic neqne absolvit cura familiari tam parva res.
Le nombre donné par Salluste pour les citoyens est
^ tQua tamen lege frumentaria quinis modiis libertatem omnium «aestumaYere, qui profecto non amplius possunt alimentis carceris. < Namque ut iilis exiguitate mors prohibetur, senescunt vires : sic ne- « que absolvit cura familiari tam parva res. » (Salluste, Fragm. lib. III, p. 39$ , éd. Lemaire. )
* On sait, d'ailleurs, que la nourriture du pauvre peut être moindre que celle du prisonnier. Cest ce que disait déjà Sénëque : i LihenUiora • sant aiimenta carceris; exposîtos ad capitale supplicium non tam an- «guste,qui occisurusest, pascit. » (Sén. Epist xviii, 8.)
-^ Suét. Aag. h 1 .