‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 100 sur 196 · ttnd · texte numérisé non relu

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sères qui pressaient les paysans, il ne nie point qu'elles ne réclament un remède ^ ; mais il veut qu'ils le cherchent ailleurs, et il leur offrei au lieu de ces protecteurs incommodes, qu'ils doivent payer bien cher, les dieux qui se contentent de moins, et les maîtres si faciles à gagner par de bons offices*. Que si le mattre est impuissant contre des abus dont il n'est pas l'auteur» ils doivent le plaindre et se résigner plutôt que de mettre au grand jour sa faiblesse, eil s'adressant à d'autres'.

Ce n'était pas seulement le maître, en eflet, qui pesait sur le paysan, c'était le fisc; et ce n'étaient pas seulement non plus les simples colons, c'étaient aussi les petits propriétaires qui recouraient aux grands, pour confier à leur protection les biens qu'ils possédaient encore. Ainsi l'on vil plus tard-, au milieu des troubles du moyen âge, la petite propriété se placer dans la dépendance de la grande, Valeu se changer en bénéfice, l'homtne libre se faire l'homme du seigneur, pour devenir son protégé. Mais ce mouvement, qui accuse la faiblesse du pouvoir central, ne peut servir qu'à TatTaiblir encore. 11 détournait les sources du revenu au profit des grands officiers de Tadministration : des vil* lages entiers se plaçaient dans leur dépendance, et, sousle vieux nom de patronage, il semblait qu'on dût voir s'établir une sorte de féodalité anticipée^. Le prince avait donc

i. 11 plaide leur cause dans un autre discours, sur un point où son intérêt n*était pas engagé, à propos des corvées dont les accablaient les magistrats d'Antioche. (De angariiSj t. Il, p. 549.) Nous en parlons plus loin.

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