Basil. De SpirUu $ancU>, xx, t. lU, p
4. na^ dr^ptÂKoif Tf fO«it^oûXo( où^itç. (Basil. De SpirUu iditdo, xx.)
902 LIVRE III. CHAPITRE Ylll.
sonnement a pour unique objet la dépendance Unil accidenielle d'une personne envers une autre, comme il le prouve par son premier exemple : Jacob devenant, par reflet de la bénédiction paternelle, le maître d'Esaû^ C'est principalement à la philosophie morale de l'empire que les Péras de l'Église devaient faire des emprunts; el souvent, en efTet, les raisonnements d*Épictèle reviennent dans leurs commentaires des Lettres des apôtres ; souvent les pensées de Man>Auréle s'associent aux textes de l'Écriture dans le cours de leurs démonstrations. Saint Hilaire proclame rois ceux qui ne sont pas esclaves de la chair, ceux qui savent dominer leurs sens*. Comme corollaire de l'esclavage du péché, saint Jérôme établit qu'il n'y a d'affranchissement que dans la connaissance de la vérité ; et il ajourne la liberté pleine et entière au jour où la vérité nous apparaîtra sans nuage et sans ombre, au jour suprême du Jugement'. Saint Ambroise développe les mêmes pensées : dans son homélie sur Jacob, où il montre, avec saint Paul et avec les philosophes, comment on est esclave dans la liberté et comment on est vraiment libre*; dans son homélie sur Joseph, où il fait voir, par