Ignat. ad Polycarp. iv, ap, Patr. apost. 1. 1, p
4. Greg. Theol. Orai. xxxni, § 10, 1. 1, p. 6t0,a; Ambros. De Spvriim ganciOy III, xvu, § 124, t. Il, p. 691 ; in p$. cxTm, § 31, t. I, p. 1123 «ft les passages cités plus haut.
5. Greg. Theol. (hat. xxiv,§ 2, t.I, p. 458, d; et Orat. xxxii, 18, p. 502, a; Poem, histor. h xxxm, 137, etxLv, 29, t. II,p. 604 et 920; Ambros. Ep. I, xlvi. g 1 et 4, t. II, p. 984 et 985; in pi. civm, § 42,
forinc (le l'esclave, qu'il a voulu prendre comme la plénitude de notre humanité S est donc réhabilitée désormais; elle a servi au sacrifice, elle est associée à la gloire du Fils de Dieu', et, pour la porter jusque-là, l'homme qui la subit n'a qu'à se pénétrer lui-môme de Tesprit qui l'animait en la personne du Sauveur'.
On voit comme les arguments que les Pérès empruntaient à la philosophie se transforment dans leur doctrine sur l'esclavage. Ces arguments, mis en vogue par les stoïciens» se continuaient toujours dans leur école ; et Libanius les développait encore dans un de ses discours *• 11 y fait voir comme tout le monde est esclave, hommes et dieux ; esclave de la fortune, des passions, des phénomènes de la nature, des mille accidents de la vie : l'agriculteur, de la pluie ; le navigateur, du vent ; les écoliers, de leur
1. 1, p. iS35; in pi, xliv, 13, ibidy p. 949, et De Joseph, iv, § 19, ibid. p. 490 : « Venditus est autem Joseph in iEgypto, quia Christus venturus < erat ad eos quibus dtctum est : PeccaHt vestrU venditi etti$. Et ideo « suo sanguine redemit, quos propria peccata vendiderant... Non licet bat Tobis exire senritio; susœpit hoc ille pro nobis, ut servitutem « mundi repelleret, libertatem Paradisi restitucret, gratiam novam, « consortii sui honore, donaret. •
i . « Formam servi accepit, id est plenitudinem perfectionis hu- « manae, plenitudinem obedientiae. » (Âmbros.De fide, t, § 109, t. n, p. 570.)
% I Erat enim in forma Dei, et formam homînis accepit ; et rursum « in gloria Dei Patris est, forma videlicet serTÎIi in gioriam ejus, cujus * in forma ante manebat, proficiente, corruptionis scilicet natura per « profectum incorruptionis absorpta.» (Uilar. in ps. cxxxYin, § 19, p. 543, h.; cf. ex lihro ad CotistaiU, imper, fr. vi,p. 1367, a.)
3. Âmbros. Ep. I, Lxni, § 112, t. II, p. 1050 : • Car le Seigneur aussi était juste, et il a souffert de la part des méchants, et, par une admirable patience, il a cloué nos péchés à sa Croix, afin que celui qui l*imite, efface ses péchés dans sou sang. •
4. Liban. Orat. xxxi, De servUuie, t. II, p. 642 et suiv. éd. Norell; cf. Juhan. Oral, n, Adv. imper, canes, p. 195-196, éd. Spanheim.
308 LITRE m. CHAPITRE YIJL
maitiiei et le sophiste de son auditoire', etc. lies esclaves se trouvent même être, à son avis* les moins esclaves de tous * ; et ailleurs encore, lorsque sa philosophie lui laisse le choix du paradoxe, il vante les douceurs de cette condition où Ton dort sur les deux oreilles, abandonnant au maître le soin de pourvoir à la nourriture du lendemain'. Ce n'est même pas seulement quant aux besoins du corps, c'est au moral qu'il les prétend moins asservis que les hommes libres^. Du reste, sur ce point comme sur l'autre, l'esclave doit en croire l'orateur sur parole : car il ne lui est point donné de pénétrer plus avant dans la doclrine. IndifTérents comme Épictète, et oubliant son exemple, qui, au moins, aurait dû faire autorité pour eux, les philosophes amis de Julien repoussent du sanctuaire tout ce qui n'a point une origine sacrée : «c Croit-on, s'écriait Thémistius, que des hommes nés d'un boulanger ou d'un cuisinier, élevés parmi les mesures et les instruments de leur état, puissent atteindre jamais à la dignité et à la sublimité de la philosophie? Le vice de leur extraction basse et servile ne doit-il pas laisser son empreinte dans leur âme et leur voiler les idées sereines et pures qui s'élèvent hors de la sphère de leur condition ? Comme ces branches tourmentées par le caprice de la nature résistent à la main qui les voudrait redresser et reviennent à leurs inflexions primitives, de même un homme ainsi formé doit nécessairement courber son front vers les œuvres serviles ; car tout sentiment droit, élevé ou libéral, a dû être étouffé en lui par l'éducation de la servitude : servi-