De tranq. ammt, I, 8 et
3. i £tenim si in gladiatoriis pugnis et in infimi generis hominum, c conditione atque fortuna, timidos et supplices et, ut vivere liceat,
• obsecrantes odisse solemus, fortes et animosos et se acriter ipsi
• morti oflerentes servare cupimus... » (Gic. Pro Milone, 34.)
la physionomie, le geste du spectateur, tout cet emporlement qui s'y révèle leur montre en lui un adversaire ^ » Bien différent encore de Cicéron qui ne voit à reprendre dans ces jeux que le caractère des personnes et en accepte, avec d'autres acteurs, les formes sanglantes et l'enseignement', il s'élève contre les dangers de ces spectacles, où le vice pénètre plus facilement dans les âmes par l'attrait du plaisir. « De quels vices croyez-vous que je parle? De l'avarice, de Tambition, de la luxure? Non Je reviens plus cruel et plus inhumain, pour avoir été avec les hommes'. » « L'homme, » dit-il encore, « est une chose sacrée ; et l'homme se tue aujourd'hui, par forme de divertissement : la mort d*un homme est tout un spectacle^. x>
Parmi les droits de l'homme que le philosophe veut assurer à l'esclave, est le droit de faire du bien à son
1 . ff Gladiatoribus quare populus irascitur, et tam inique, ut inju- « riam pu tel, quod non libenter pcreunt? Contemni se judicat, et « vultu, gestu, ardore, de spectatore in adversarium verlitur. » (Son. De ira, I, 2.)