‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 120 sur 196 · Chrys. m Ep. ad Timoth. i, hom, m. 3, t. XI, p. 565, e · texte numérisé non relu

Chrys. m Ep. ad Timoth. i, hom, m. 3, t. XI, p. 565, e

7. S. Jérôme a plus d'une occasion de flétrir ces usages, en y opposant la vie des saintes dont reloge est cité plus haut. H y revient dans s^s conseils aux veuves : < Scio multas, clausis ad publicum foribus, I non caruisse infamia servulorum, quos suspectos faciebat aut cultus ■ iinmoderatus, aut crassi corporis nitor, aut setas apta libidini, aut ex a conscientia amoris occulli secunis animi tumor, qui, etiam bene « dissimulatus, erumpit in publicum et consenros quasi serfos despi- « cit. » (Ep, Lxxxv ad Salvin. De viduit, terv., t. IV, P. n, p. 667-668.)

elles traînaient après elles, comme autant de victimes sacrifiées h leur pudeur, une foule d'eunuques dont elles recevaient, sans plus de scrupules, les services ordinaires'. Saint Basile pouvait donc bien dire qu'il y avait des serviteurs pour tous les genres d'office* ; et, quelle que soit la réduction que l'on puisse constater dans le nombre total des esclaves, ils pouvaient paraître assez nombreux encore dans la demeure des grands '. On les trouvait ainsi, no i pas seulement dans les palais, mais jusque dans les retraites où plusieurs se ménageaient toutes les douceuis d'une heureuse vie, sous le manteau de la religion. Saint Jérôme, si ardent et si rude à démasquer l'hypocrisie naissanté, attaque ces solitaires qui remplissent leur solitude d'un peuple de valets^ ; et, ailleurs, écrivant à une femme,

i. Voyez Chrys. m illud salutatePriscill., § 3, t. III, p. 176, d. Micron. Ep. XLvii, ad Furiam, De viduit, $ervandaf t. IV, P. it, p. 559; Ep. LTii, ad Lsetam, De inti. /i/ier, ibid.^ p. 595, et Claudien, in Eutrop.

Pectebat dominœ crtnes, et siepe laTanli Nudus in argento lympham gestabat alumnse.

2. OiKtTÛv àpi6u.b; dlicupo; irpo; nSaxv aOrcîc icoXuTtXttav iÇoi^ûv . . . iravTo^airîi; Ipkirttpct Tt^wi; rn; rt âvx'Yxaiàc, xai irpo; àiroXautfiv xat rpçit tOpv)tx{vv);. (Basil. Hom. in divites, § 2, t. II, p. 53, d; cf. Homil. de AumilitaU,^ 1, t. II, p. 457, fr.)

3. Chrys. Expoi. in ps, XLvni, § 8, t. Y, p. 516, d; in Joan. homiK XXVIII, 3, t. VllI, p. 163, c; inEp, ad Colou. honUL i, 4, t. XI, p. 327, e, 328. On a induit d'un autre texte de S. Jean Clirysostome que certaines familles chrétiennes possédaient de son temps jusqu'à deui mille esclaves. Le chiffre est exact, mais le sens en est indéterminé, comme on en peut juger par Tensemble du passage : i Tu comptes tant et tant d'arpents de terre, dix, vingt maisons et davantage, autan! de bains, mille et deux mille esclaves ; et moi je te dis que, si tu peHs le royaume de Dieu, tu ne vaux pas pour moi trois oboles. > (Chrys. m Math, hom, lxui, 4, t. VU, p. 633, c.) Ces nombres, du reste, ne ^craient pas impossibles, si Ton comprenait, avec les esclaves rustiques, les colons attachés à la terre comme les esclaves, et qui commençaient à se confondre avec eux.

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