‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 145 sur 196 · L. 9 (585), G. J., IX, xn, AdUg. ComeL de Mariù, etc · texte numérisé non relu

L. 9 (585), G. J., IX, xn, AdUg. ComeL de Mariù, etc

4. La peine de mort pour le crime de violence. S*il avait agi à Tinstigation de son maître, le maître était frappé d'infamie, et resclave envoyé aux mines. (L. 8 (590) G. J., IX, xn, Ad legem Juliam de ti; cf. 1. 3 (540), G. J., IX, XIX, Desepukro violato, etc.) Lapemedes mines s'appliquait, dès le temps de Gordien, aux hommes libres aussi. (L. 1 1, G. J., IX, xLvii, De pœnii.)

5. La loi ne veut point seulement qu'on Tentende : c Gum ipsis de- « lalionum libellis, cum omni scripturarum et meditati criminis appa* « ralu nefandarum accusationum crementur auctores. » (L. 2 (570) G. Th., IX, VI, Ne prœter crimen majestatis.) La loi 5 (597) ordonne qu*on le frappe dans Texposé même de son accusation : c Yocem eaim « funestam intercidi oportet, potius quam audiri... Majestatis crimen « excipimus. » Il en était de mêms des affranchis. (L. 1 (576), eod»)

L*ÉGLISE ET LA LOI. m'

Cependant, s'il s*agissai( pour resclave de soulenir contre lui ses droits a la liberté, la jurisprudence lui avait permis de se présenter par Tentremise d'un défenseur (adsertor). Jusfinien l'autorisa à se présenter lui-même, lui reconnaissant déjà un caractère civil en faveur de cette liberté qu'il réclamait^ Si on l'impliquait dans une accusation, la loi imposait de redoutables engagements à ceux qui le demandaient pour la torture*, moyen d'enquête auxquels les gens de classe inférieure se trouvaient d'ailleurs exposés comme lui désormais; et, parmi les peines si dures encore auxquelles plébéiens et esclaves étaient condamnés, quelques adoucissements furent introduits sous l'inspiration du christianisme, qui s'y révèle par de nobles paroles. Ainsi Constantin supprimait l'usage de marquer au front les condamnés, « pour ne pas flétrir un visage fait à la ressemblance de la divine beauté'. » Enfin si, par un sentiment de mépris réprouvé pas l'Église*, la loi exceptait toujours du crime d'adultère la femme esclave comme les

Page 1