Dtw. YI, I, 78, 99-103 et
5. « Tandis que nous pourrions ne nous occuper que d'une seule chose, nous aimons mieux nous embarrasser d'un grand nombre : de notre corps, de notre bien, d'un père, d'un ami, d'un fils, d'un escbve. 1 (DtM. I, I, 14, trad. de M. Thurot. Nous nous en servirons généralement dans les citations un peu longues. Cf. IV, i, 66-68, et Man. I, 1 et 7.)
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3f LIVRE III. CHAPITRE I.
désirés, mais à ne point former de désir ^ b G'esl Tâme ramenée à la pure intelligence, isolée de tout, immobile. C'est à la condition de ne tenir, de ne toucher à rien qu'elle sera indépendante. Voilà la théorie de la liberté et le fondement du système entier de la philosophie d'Épictëte; aussi ridée principale s'en reproduit-elle ,dans ses écrits avec la plus grande variété de formes. L'homme n'a rien que son âme; on ne doit donc jamais dire qu'on a perdu^ mais qu'on a rendu ce qu'on avait. <c Votre enfant est mort ? il est rendu ; votre femme est morte ? elle est rendue*. » Nous n'avons sur toutes ces choses qu'un droit de jouissance, pas même un droit; et le philosophe offre à cet égard des consolations bien faciles'. Indifférent à la privation comme à la jouissance, l'intéresserez-vous, au moins, à la conservation des siens par un sentiment de pitié, sinon d'attachement? La famine et sa lente agonie, la guerre et ses violences, quand elles frappent des êtres si chers, n'ont-ellcs pas le droit de nous émouvoir? a Venons aux règles, » dit-il ; et il fait entendre que cela n'est un mal que par l'opinion qu'on y attache \ Ces règles, il se les applique d'ailleurs à lui-même : ni l'exil, ni la