‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 39 sur 196 · L. 7 (Alex.), C. J., VI, xxi, De lestam. militiê · texte numérisé non relu

L. 7 (Alex.), C. J., VI, xxi, De lestam. militiê

la loi Junia Norbana, qui y joignait le droit latin, reconnaissait à cette sorte d'affranchis un rang déterminé dans la société de Tempirc, en attendant que Juslinien supprimât tous les degrés qui s'élevaient encore de Tesclave au citoyen*.

Cette même sollicitude, qui assurait à l'esclave le bien- Taildela liberté, en maintenait à l'affranchi la jouissance et le protégeait contre les suites de son ancien état. Non seulement il ne pouvait être impliqué dans une obligation propre à son patron*, mais il ne pouvait élre poursuivi pour une dette qu'il eût contractée, esclave, pour un engagement qu'il eût pris, entre le legs de sa liberté et l'accomplissement de la condition dont on la faisait dépendre, dans cet état moyen du siaiuliber^ ; même ses délits comme esclave ne Tobligeaient plus civilement, affranchi ^. Mais, en passant de l'esclavage à la liberté, l'affranchi avait contracté diverses obligations envers son patron lui-même, et déjà, nous l'avons dit, les stipulations iniques de ce dernier avaient éveillé Tattention des pré-

i. Dosith. Fragm. 8; Ulp. Fragm, i, 10; Gaius, I, 22, etc. CF. 1. un, (Justin.), G. J.» ViI,Ti, De latina libert. tollenda,

Page 1