‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 46 sur 196 · Suétone, De clans rhetor · texte numérisé non relu

Suétone, De clans rhetor

2. Les princes, les grands, les villes elles-mêmes, avaient de ces esclaves. Alexandra Sévère donna au peuple les nains, fous, chanteurs, danseurs et pantomimes de toutes sortes qu'Hélagabale avait laissés dans le palais. (Lampr. AL Sever. 34; cf. Suét. TiL 7.) Même lorsqu*ils appartenaient à quelque citoyen, le peuple, charmé de leur habileté, demanda souvent qu'on les afTranchit.

5. S. Augustin cite les paroles de Cicéron lui-même : « Quum artcm « ludicram scenamque totam probro ducerent, genus id hominum non « modo honore civium reliquorum carere, sed etiam tribu moveri notac tione censoria voluerunt. (Cic. de Rep, IV, 10, ap. Aug. De ctp. Dei^ n, 15, t. VU, p. 62.)

4. « Qui H-S occraoo occiooo ccciodo quaestus facere noluît. Nam certe (t H-S cca333 CCCI333 0CGI399 mcrerc et potuit et debuit , si potest Dio- « nysia U-S cccnx» ccci3oo merere. n (Cic. Pro Q. RciciOj 8.)

5. « Summus arlifex et uehercule semper partium in republica tanf quam in scena, optimarum. » (Cic. Pro Sextio, 5G ) Ces senlimciits

102 LIVRE III. GiUPlTRË III.

geaient la faveur du peuple jusqu'à provoquer des rixes daus son sein, et Pylade osait dire à Auguste qui s'en fâchait : « Ingratf laisse-le donc s'occuper de nous M » C'était connaître l'empire mieux que celui qui le fonda ! Bathylle était gardien, presque prêtre, du temple de son ancien maître, au mont Palatin, et il eut, dans le tombeau de Livie *, un monument particulier, avec une statue et une inscription qui mentionnait ses honneurs. Le beau Mncster, dont Caligula était passionné, obtint de Hessaline, outre des statues, des faveurs qui lui firent partager aussi la Cn tragique de l'impératrice'; Péris ne fut ni moins honoré, ni plus heureux à la cour de Néron, qui l'éleva d'abord par enthousiasme pour son art et lefitpérir par jalousie \ Déjà Sénéque avait à déplorer Tenlrainement qui détournait le goût et la passion du peuple vers des arts flétris par l'antique sévérité des ancêtres : le nom d'un pantomime transmis à la postérité ; les maisons des Pylade et des Bathylle s'élevant parmi les plus fiéres de Rome ; et ce concours de disciples et de maîtres dans l'art qui les avait illustrés, ce zélé pour l'avant-scène, cet abandon de la

de Cicéron pour Roscius rappellent la familiarité de Taliua et de FEiuliereur.

Page 1