‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 47 sur 196 · D. Cass. LIV, 17; cf. Uacrobe, Sat. II · texte numérisé non relu

D. Cass. LIV, 17; cf. Uacrobe, Sat. II

S. DIS MANIBUS I ..ÂUG. UB. BATHYLLUS AEDITl'US TEMFLI DIV. AUG. | ET DIVAI; AUGOSIAE QUOD EST IN PAL ATI CM | IMNUHIS ET HONORAItS. (God, Co/. lÀV, Aug,

tab. XIV.) Sui le tombeau de sa femme, il porte, comme elle, en qualité d'affranchi de Fempereur, le nom impérial de Jules. (Ibid, tab. xv.)

3. D. Cass. LXI, 22 et 51. Tacite Ânn. XI, 36. On pourrait dire des faveurs qu*il les subit plus qu'il ne les oblint. Gomme il s*y refusait sous prétexte de respect, Messaline lui fit enjoindre par le bonhomme Claude de lui obéir en toute chose. Il paya cher sa complaisance. Plus communément c'étaient les gens de son espèce qui vendaient cher leurs faveurs. (Voy. Juvénal, VI, 72-77; Martial, XIV, ccxv.)

4. Tacite, Ann. XUI, 22 ; D. Cass. LXllI, 18 ; Suétone, A>r. 54 : quasi gravem adversarium.

philosophie^ La philosophie avait sans doute ses privilèges dans la loi ; mais Tart mimique trouvait dans le peuple tant de faveur ! Depuis que Néron n'avait pas dédaigné de monter sur la scène; depuis que Domitien et Commode s'étaient fait un honneur de descendre dans le cirque, toute barrière était abaissée : les hommes libres s'y précipitèrent. L'armée et la flotte donnaient des représentations théâtrales où les soldats partageaient les rôles des acteurs de profession*; et, nous l'avons vu, sous les règnes qui curent plus de pudeur, plus de souci de la dignité publique, il fallut des lois sévères pour en écarter au moins les sénateurs et leurs familles.

La classe libre partagea les fonctions de Tesclavage, jusque dans cette troisième subdivision, que nous avons réservée au travail des mains; et ici la concurrence était sérieuse et difficile. A côté de ces grandes maisons, organisées comme des villes, où l'esclavage, se distribuant tous les rôles, suffisait à tous les besoins, il y avait des établissements créés aussi parla richesse, où des esclaves, formés à quelque industrie particulière, produisaient, au profit de leurs maîtres, ce que les autres familles demandaient au dehors. — Et pourtant le travail libre y retint sa place, et finit par Tagrandir, sous l'empire d'une puissance

1. Sénéque, Nat, quœsi. VU, 3â, § 3. On compte trois ou quatre Pylado, deux Balhylle, trois Paris, etc. Voy. Scaligcr, Animadversiones in chron. Euseb, ann. 1995. p. 169, éd. Âmst. 1G58, e( C. Inscr. lat t. V, 7753, et la note ; Friediaender, Mœurs romaines du règne d* Auguste à la fin des Anioninsy t. H, p. 243 et p. 522 et suiv. de la Irad. app. ii* iv.

2. Inscription de Tan 212, où Ton nomme les soldats des sept cohortes des vigiles et de la flotle prétorienne de Hisène, qui ont donné des représentations scéniques : agehtibus covmilitio>ibus cum suis acroa- MATiBDs. (Orelli, n* 2608.) Il renvoie, pour le texte complet, à Gori (Inscr, anlinEtrur.exstantes, 1. 1, p. 125) et à Muratori, p. 876-877. 11 cite encore Reinesius, cl. YllI, u* 55 : scemcus ranciPALis |iiil. ciAbbia iMcelotiœ) misenatiun.

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plus énergique encore que les séductions de la richesse ou des honneurs, assez forte pour faire braver le mépris : je veux parler de la misère. « Combien d'hommes libres, disait Philon, vont creusant, labourant la terre, exerçant loute œuvre mercenaire pour trouver de quoi vivre, souvent même portant des fardeaux à travers la place publique, à la vue des hommes de leur âge, de ceux avec lesquels ils ont été nourris et élevés M » Ils continuaient isolément leur pauvre Iravail', ou bien ils se mettaient aux ordres d'un patron, et entraient comme mercenaires dans ces compagnies serviles, exploitées par quelque entrepreneur plus riche'; ou encore ils se réunissaient de leur chef, opposant à ces corps d'esclaves leurs associations, d'abord libres*. Nous verrons comment et sous quelle loi elles se développèrent dans la suite de l'empire romain.

Le travail des champs, honoré par les plus grands personnages du patriciat, et tombé depuis aux mains de la famille rustique, avait aussi conservé çà et là quelques débris de la classe libre. Elle y était retenue par les mémos causes qui l'y avaient diminuée : l'esprit de lucre et Te* goîste économie. Si, en général, il avait paru bon de substituer, dans ces travaux, l'esclavage au travail libre,

1. Philon le Juif, Que tùut lumtme vertueux est libres p. 870, a-c. Valère Maxime (VI, a, 8) cite l'exemple de P. Rupilius, qui, avant d'être consul, avait été agent des publicains (opérant pubUeams dediCjy et s^était même vu réduit à se mettre aux gages des alliés (auctoratoiociis officio).

3. Vatinius, ce parvenu que flétrit l'indignation de Tacite, avait clé apprenti dans une boutique de cordonnier. (Ânn. XV, 54.)

3. f Manceps proximae sutrinae. (Pline le Jeune, Ep, X, 60, et la note 23 à la fm de ce volume.)

4. Les portefaix, par exemple, sur lesquels Galigula mit un im|)6t (Suét. Caliç. 40.), et les corporations dont nous parlions plus haut, comme supportant une partie des travaux publics.

il y avait des cas où, pourtant, on trouvait plus de profit à louer Tinstrument qu'à Tacheter; il y avait des circonstances où Ton croyait plus avantageux de préposer à son champ, non pas un intendant esclave, mais un colon intéressé à la culture par un partage des fruits ^ Ce fermier libre, dont Caton règle la part*, et à qui Varron prescrit des lois' ; ce fermier, que Caton recommande de renvoyer à l'expiration de son bail \ et que Coluinelle, bien dif* férent, voudrait y retenir par une hérédité volontaire, avec un sentiment plus vrai des intérêts de la culture ^ ; ces ouvriers mercenaires dont les trois auteurs conseillent également l'emploi, en leur temps et en leur lieu% on les voit paraître encore dans le droit de l'empire conservé au Digeste. Scœvola (sous Marc-Aurèle), à propos d'un colon esclave, distingue nettement le mode de fermage des colons étrangers^; plus bas, il parle des arrérages dont un colon

i. Voyez les textes de Caton (cxxxvi et cixxvii), de Varron (I, ii, 17, et], XVII, 24), et de Golumelle (I vu, 6), cités au t. H, ch. ix. Pline le Jeune cherchait aussi pour ses terres d'honnêtes fermiers partiaires, ne pouvant plus avoir de fermier à forfait, ne voulant pas d'esclaves enchaînés; et il dit que ce n*était pas non plus l'habitude des propriétaires voisins : • Sunt ergo instruendi complures frugi mancipes : nam f nec ipse usquam vinctos habeo, née ibi quisquaro. » [Ep, li(, 19.)

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