‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 58 sur 196 · L. 1 (317), eod. Cf. pasiim^ même titre · texte numérisé non relu

L. 1 (317), eod. Cf. pasiim^ même titre

2. c Namque ad spt'cimen legionum militariiim fabros, perpendicu- « lalores, archîtectos, genusque cunctum exstruendorum mœnium seu « decorandorum, in cohortes centuriaverat. » (Âurel. Victor, Ep. XIV, 5.) Ils étaient probablement sous la direction de Vactuarius êarcinaiium principis jumentorum dont parle Ammieii Marcellin, XV, 5, §5.;

5. Voyei les titres De fabricensiims, C. Th., X, xxn, et C J., XI, n) a NoiUe, I, p. 106; II, p. 60, et Aram. Marc. XIV, 7 et 9, XV, 5, etc.

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une milice, ils combattent en forgeant le fer^ Or ce n'est pas une sorte de privilège exceptionnel que les armes communiquent de ceux qui les portent à ceux qui les font : les hommes chargés des convois du fisc {bcutagarii) sont dits attachés à leur milice^; et ils sont compris dans un même titre du Code avec les monnayeurs et les familles employées à recueillir la pourpre ou à lisser les vêtements dans les fabriques impériales. Ces [derniers, il est vrai, prennent de TimportancesousTempire : avec un manteau de pourpre, on faisait aisément un empereur >•

Ainsi la liberté se retrouve désormais à tous les degrés du service public. Ces fonctions, jadis servilespour la plupart, entraînent après elles des privilèges, des honneurs : et le nom sacré de soldat s'élend depuis le plus haut fonctionnaire de Tempire jusqu'au dernier degré de l'administration; il descend même jusque dans la sphère inférieure du travail, au simple forgeron, peut-être à l'homme de peine et de coi*vée. L'esclavage va-t-il donc disparaître? et TÉtaty sans le supprimer en droit, va-t-il enseigner, par son exemple, à tous les citoyens comment le travail forcé peut être remplacé par le travail volontaire? La liberté a pénétré partout : mais partout sont restées, partout s'éten-

1 . i Eos qui inter fabricenses sacrae fabricœ sociati sunt, Yel eorom « uxores aut ûlios qui itidem inter fabricenses miUtare dicontur . . . c Nec eos, post stipendiorum finem et milUiŒf super civilibus vel cu* « rialibus muneribus, quibus nulle modo subjacere monstrantor, a c viris clarissimis rectoribus proTinciarum vel eorum ofliciis prêter ff licitum inquietari. (L. 6 (Léon et Ânthem.)f C. J., II, ix.)

^, L. il (384), C. Th., X, u. De mwrileg., etc.

3. Yoy. Amin. Marc. XIV, 9, p. 46, et XVI, 8, p. 123. Les ouvriers des fabriques d'armes et des manufactures impériales de vêtements furent au premier rang dans la sédition qui éclata contre saint Basile, et ils y montrèrent, dit saint Grégoire de Nazianie, d'autant plus d'au» dace qu'ils avaient plus de licence et d'impunité. (Grég.Nax. ùral, xun, § 57, p. 812, c.)

denl los obligations de la servitude. Nous n'avions examiné qu'une face des choses : il faut maintenant en considérer le revers.

On a vu comment sont traités ces esclaves de la peine, condamnés aux travaux des mines : le lieu auquel la sentence du juge les attache est devenu pour leurs enfants le sol natal. Ils y tiennent par le nœud de la naissance ou par les liens de leur condition' ; ils en porteront môme la marque*, et, s'ils viennent à fuir, on les recherchera, fût-ce dans Fasiledu palais impérial, qui se dépouille volontiers de son caractère divin pour les livrer aux agents de la force publique*. Point de prescription pour eux : et, s'ils se sont mariés, s'ils ont eu des enfants sur la terre qui les a recelés, le fisc veut bien, pour le passé, les partager avec le maître; pour Ta venir, il se les réserve tous*.

Cette condition du condamné aux mines est la condition commune de l'empire; elle s'applique, avec quelques différences de formes, à toutes ces corporations, à tous ces degrés de milice que nous avons énumérés. Lesconser-

i. L. 7 (370), et 1. 15 (424), G. Th., X, m, De melallariiê.

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