‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 10 sur 366 · L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). XI · texte numérisé non relu

L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). XI

tère^? » Ainsi, tout en cherchant dans Tautorité du père l'origine de la puissance du maître, l'auteur est amené à trouver dans la puissance du maître la source de l'autorité paternelle. La déduction peut paraître étrange, mais le fond n'a rien de mystérieux.

Ce pas une fois franchi, à l'aide du mystère, tout devient facile dans la théorie de l'esclavage. L'esclavage n'est plus qu'un fait t naturel, primordial, simple, logique », sans enivrement pour le maître, sans amertume pour l'esclave, sans violence surtout : il sort de la famille et entre tout naturellement dans la morale des anciens, tirée de l'état de la famille: € Nous avons trouvé les premiers esclaves qui furent, c'étaient les enfants*. » Dès lors, toutes les formes d'esclavage ne sont plus que des associations ou des changements de famille. La famille ne fait que recevoir et le pauvre qui s'y réfugie, et le débiteur qu'elle y attire, et le vaincu aussi : le vaincu est un enfant sans père, il en trouve un dans le vainqueur; c'est un homme sans dieu, et les dieux sont les ancêtres des grandes familles. La famille pourra perdre quelqu'un de ses membres â son tour : « le fils vendu, donné, engagé ou perdu par son père, devient le serviteur d'un maître étranger sans que rien change dans son état, et sans qu'il ait quelque chose

1. H. Granier de Cassagnac, Des classes ouvrières et des cloises bourgeoises, p. 42, 43, 45 et SI.

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