‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 9 sur 366 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

son n'a-t-on pas « réduit en esclavage des hommes primitivement libres et les égaux des autres hommes. » L'esclavage lui parait « un principe mêlé par Dieu même aux mille principes de la société humaine, d'une nature spontanée et en quelque sorte providentielle. » Et il en voit le commencement « dans le commencement même des familles, dont il faisait partie intégrante, dont il formait une loi naturelle, essentielle, constitutive. » Reste à savoir comment ridée de famille, qui comprend le rapport nécessaire de père et de fils, renferme en même temps celui de maître et d'esclave, a Primitivement, dit M. Granier de Cassagnac, l'idée de père et de maître se confondait entièrement;... qui est père est maître absolu. Nous devons dire, ajoute-t-il, ce qui est fort important, qu'il ne suffit pas d'être père selon la chair, il faut encore l'être avec de certaines conditions de tradition, de durée, de famille, d'aïeux. Dans Homère, les pères qui sont maîtres sont tous fils des dieux. » Cette loi de l'esclavage, loi naturelle, essentielle, constitutive de la famille, ne se rapporte donc plus qu'à certaines familles, à celles dont le chef est fils des dieux, divin? Mais quelles sont en réalité ces familles, et quel est le sens de ce mot divin? € Nous l'ignorons, dit M. de Cassagnac : peutêtre signifie-t-il maître, et a-t-il été donné aux chefs primitifs des familles précisément parce qu'ils étaient puissants. En l'état où se trouvent les études historiques, il y a là quelque chose de mystérieux ; mais quelle grande question n'a pas de mys-

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