‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 115 sur 366 · Art. 0. Compte /'cur/«, etc., p · texte numérisé non relu

Art. 0. Compte /'cur/«, etc., p

L*ËSGLAVAGE: dans les colonies (1847). GXXIX

esclaves et leur étal de maladie ou d'infirmité, les surcroîts exigibles pendant les mois de la récolte ou de la fabrication (5, 6 et même 7 mois de Tannée), et le minimum de salaire dû pour le temps pris au travailleur sur ses légitimes loisirs. La loi devrait s'appliquer à tous, et c'est ici que l'on voit combien il est impossible de réglementer l'esclavage. Le service en effet demande des hommes à tout faire, toujours prêts et toujours disponibles ; et parmi nous cet arbitraire du commandement est sans danger, parce qu'il reste dominé par la liberté de l'engagement. Mais il n'en est plus ainsi dans le régime servile; et, si l'on cherche quelque autre garantie dans la législation, c'est une entrave qui s'applique à Tusage autant qu'à l'abus. Aussi le ministre, ne pouvant rien prescrire sans gêner beaucoup les maîtres avec peu de profit pour les esclaves, déplore son impuissance et prend le parti de s'en remettre à la providence locale des gouverneurs*. Pour le travail rustique et les industries qui se prêtent plus facilement à des règles, il a proposé, conformément à la loi, une distinction dans la nature des travaux, des limites d'âge, des adoucissements pour les femmes enceintes ou nourrices. Mais ses propositions ont subi plus d'un amendement. Le terme où Ton cesse de prendre part aux travaux de Tatelier, fixé par le projet à 55 ans pour les femmes et à 60 pour les hommes, a été porté à 60 pour |les premières comme

1. hislruclions ministérielles jointes au projet de décret. Compte retulUf p. 201).

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