‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 116 sur 366 · CXXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXX INTRODUCTION

pour les autres par les décrets coloniaux. Ceux de la Martinique et de la Guadeloupe abaissent de 12 à 10 ans l'âge des enfants qu'on y emploie; ils suppriment la faveur qui, dans le projet, les y appelait une heure plus tard, et les en rappelait une heure plus tôt ; et, pour les mères d'enfants de moins d'un an, comprises dans la même mesure, ils la réduisent d'une heure à une demi-heure*. Quant aux autres, le projet exprimait formellement que le temps nécessaire pour aller aux champs ou revenir à la maison, l'apport dés herbes et autres corvées, devraient se prendre sur le temps du travail, et il stipulait des compensations pour la garde des bestiaux pendant la nuit ou pendant les jours de dimanche et de fête : le Conseil colonial de la Martinique transfère aux maires des communes le droit de régler tout cela, « suivant l'usage des lieux et suivant les circonstances*! » Enfin le salaire dû pour chaque heure de travail supplémentaire est fixé à 10 centimes dans les trois colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de Bourbon ; et la Guyane l'a fixé à 8 et à 5 centimes pour les hommes, à 5 et à 3 pour les femmes, à 2 centimes pour les jeunes travailleurs de 12 à 16 ans' ! En résumé, la pensée libérale de la métropole, dé-

4. Compte rendu^ p. 203 et suiv. — L'article ii du projet accordait encore un jour d'exemption de travail par semaine pour les mères de plus de trois enfanis légitimes. Le décret du Conseil de la Martinique leur demande quatre enfants.

2. Art. 2. Compte reruluy p. 210. — 2. Compte rendu, p. 231 et suiv.

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