‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 136 sur 366 · CLX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLX INTRODUCTION

situation des ateliers ••. Il y a toujours des tentatives d'évasion' ; il v a eu des mouvements d'insubordination mieux combinés et plus graves*; il y a eu sur-

1. Le gouverneur de la Guadeloupe, dans sa lettre du 10 avril 1846, parlait de la quiétude générale qui avait suivi la promulgation de la loi ; dans sa leUre du 11 septembre il parle de l'tnquiétude générale qui a suivi la promulgation des ordonnances; mais il ajoute : « qu'elle continue à se calmer, que Tétat est satisfaisant, et que rien n'indique qu'il puisse changer » {ibid.^ p. 63 et 69). Cependant, il disait dans sa lettre du 11 juin : a Les ateliers travaillent, leur attitude est paisible et soumise ; mais il est facile d'apercevoir qu'ils sont sous l'empire de préoccupations qui pourraient dégénérer en manifestations dangereuses, si, dans l'état d'esprit où sont les esclaves, les maîtres s'écartaient des régies que leur imposent la prudence et la nouvelle législation. — Cette crise, plutôt sourde quapparente, n'a au fond rien qui m'inquiète» (ibid,, p. 65) : elle pourrait en inquiéter d'autres. Cf., sur Bourbon, ibid.j p. 81.

2. Compte rendu^ p. 58 et 70 Les lettres des gouverneurs ont un supplément assez considérable sur ce sujet dans le livre déjà cité de M. Schœlcher, p. 439-454.

3. i Je restai à Fort-Royal, dit le gouverneur de la Martini* que, pour prendre toutes les mesures nécessaires au rétablissement de l'ordre et pour diriger l'action de la force armée. Nous avions bien étouffé ce mouvement grave d'insubordination, mais cela ne suffisait pas. Les tentatives d'indiscipline qui venaient d'éclater à peu d'intervalle au Lamentin et au Macouba semblaient le résultat d'un plan arrêté et donnaient de la consistance aux bruits qui circulaient partout que les fêtes de la Noël seraient signalées par les événements les plus graves, les plus compromettants. Quoique ces bruits fussent sans doute bien exagérés, car ils se reproduisent chaque année à cette époque, avec plus ou moins de force, cependant la sourde fermentation qui s'était manifestée avec quelque ensemble au Lamentin et au Macouba, les renseiijnements qui me parvenaient des maires et de la gendarmerie devaient me préoccuper. — Je pensai que ce ne serait que par l'emploi d'une force compacte, réunie sur le

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