‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 143 sur 366 · Montesquieu, Eipril des lois^ XIX · texte numérisé non relu

Montesquieu, Eipril des lois^ XIX

8 LIVHE I. CHAPITRB 1.

dans Tapplication ^ et en l'entravant par les obligations qu'elle entraîne*. Mais si, comme épouse, la femme est soumise à son mari, comme mère elle a droit au même respect, à la même obéissance de la part des enfants : a Honore ton père et ta mère'. » La loi confirme le pouvoir du père sur les siens, mais elle lui refuse le droit de disposer de leur vie et ne lui laisse la faculté de les vendre que dans des bornes protectrices de leur honneur et de leur liberté \ La loi, enfin, reconnaît le droit du maître sur ses esclaves; mais ce droit, elle ne l'accorde que sous d'importantes réserves. Exposons en peu de mots ce qu'elle garde et ce qu'elle retranche des éléments qui le constituaient.

L'esclavage se perpétuait, chez les Hébreux, par tous les modes en usage parmi les nations : la guerre", la naissance*, la vente ; et un article de l'Exode en fixe à trente

1. « Non hal)ebit uxores plunmas. » (DeuL xvii, 17.) Le Talmad et les rabbins en fixent le nombre à quatre, nombre adopté par le Coran.

2. Lévit, X?, 16, etc. Quelquefois la femme est achetée (cf. Osée, ui, 1); alors non seulement elle appartient au mari, mais elle fait partie de sa succession, et passe aux héritiers. (Yoy. Nichaelis, Droit mosaïque.)

3. Exod, XX, 12. Ces droits égaux du père et de la mère sont placés sous la même sanction. (Exode, xxi, 17; LéviL xx, 9; DeuL xxi, 18.)

4. Selon Léon de Nodéne, cité par Pastoret, la venie de Tenfant n'était permise que jusqu'à douze ans. Or on ne pouvait aliéner la liberté que pour sept ans. (Voyez plus bas p. 12.) Il était donc libre avant sa vingtième année.

5. Deut, XX, 13; \xi, 10, et Lévit, xxxi, 35. La loi défendait Tasservissement des hommes du pays de Ghanaam comme un danger (ibid.)\ celui des Israélites dans leurs guerres intérieures comme un sacrilège. (H Parai, xxvmi, 8-16.) Les Gabaonites épargnés, grâce à leur subterfuge, furent attachés comme esclaves publics au service d'Aaron : « In « ministerio cimcti populi et altaris Domini, cœdentes ligna et aquas « comportantes usque in prxsens tempus, in loco quem elegisset Do- « minus. • (Joiué, ix, 27.)

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