‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 15 sur 366 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

bares. Autrefois on immolait des victimes humaines sur les tombeaux ; puis on trouva moins cruel de laisser aux victimes le soin de se disputer ellesmêmes leur vie. Qu'arriva-t-il ? les sacrifices humains auraient cessé d'eux-mêmes, les combats durèrent; ils servirent non plus seulement au deuil des familles, mais aux fêtes du peuple; ils entrèrent dans les devoirs des magistratures; ils firent corps pour ainsi dire avec la civilisation des Romains. Plus d'hommes périssaient en une seule de ces années de splendeur, qu'il n'en eût péri sous le couteau du sacrifice pendant des siècles de barbarie. Car ces jeux sanglants se multipliaient comme les plaisirs, s'imposaient en tout lieu comme la puissance de Rome. Et aujourd'hui qu'est-il resté surtout des monuments de sa domination dans les provinces? Les amphithéâtres où s'immolaient les gladiateurs.

Voilà pour le bienfait de l'institution de l'esclavage; et quant à son influence sur les peuples soumis,, faisons d'abord justice de ces mots de tutelle et d'éducation^ qui ne peuvent que donner des idées fausses; toute analogie disparaîtra devant une simple définition. La tutelle est un devoir plutôt qu'un droit, c'est une charge qui impose au tuteur des soins continus, et lui refuse sur la personne et sur les biens du pupille non seulement la propriété, mais jusqu'au simple usage : qu'y £-l-il de commun entie le maître et le tuteur? Le but de l'éducation est de faire de l'enfant un homme, de l'élever au

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