‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 150 sur 366 · Lévit. xxT · texte numérisé non relu

Lévit. xxT

combien n'est*clle pas plus expressive sous cette forme détournée : « Tu ne lieras pas la bouche du bœuf qui foule le blé dans ton aire, Non ligabis os bovis terentis in area fruges luas^.» Moïse voulait plus que ces petits ménagements pour Tesclave : il veillait aux intérêts les plus essentiels de sa condition présente et de son avenir. L'homme asservi gardait sa famille libre ; elle entrait libi^ avec lur dans la maison de son maître, elle en sortait libre avec lui' U pouvait acquérir, il avait un pécule, et, en certains cas, le faisait servir à sa rançon^. La femme avait sa place dans la famille même du maitre : celui qui achetait une jeune fille de son père coniractait Tobligation de Tépouser ou de la donner comme épouse à son fils. S*il y manquait, il devait pourvoir à son établissement et lui constituer une dot; sinon, elle était libre *.

La loi commande ici, car le maitre est lié par un acte ; mais, dans tous les autres cas où Taffranchissement n'avait rien de forcé, elle ne demandera pas moins sous forme de préceple. C'est surtout quand ce droit du maitre expire qu'elle l'invite à la miséricorde, car c'est au moment où

1. Deut, XXV, 4. Le sens figuré n'a point échappé à saint Paul, l Corinth, ix, 9 ; et I Timoth, v, 18.

2. Exode, XXI, 5. Lévit» xxv, 41. Les rabbins, dans le commentaire de ces passages, se demandent si elle est devenue esclave avec lui. Us déclarent que cela n*est pas possible, et que c'est avec tous les droits de la liberté qu'elle a dû être reçue dans la maison. (Voyez sur ces deux passages les textes rabbiniques. Zadoc Kahn, VEsclavage selon la Bible et le Talmud, p. 24.)

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