‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 163 sur 366 · Ibid., VIII, \\i\ el il7. - 5. Ibid., il · texte numérisé non relu

Ibid., VIII, \\i\ el il7. - 5. Ibid., il

assurer des moyens d'existence pour lui et les siens : a ie reste du riz apprôlé, ainsi que les vêtements usés, le rebut des grains et les vieux meubles*. » Voilà ce que la loi stipule en sa faveur ; elle refuse môme d'y joindre la facile aumône de la parole divine : c'était pour le brahmane un sacrilège d'enseigner récriture sainte à un soudra. Une soumission aveugle, une humble résignation à l'esclavage, tel était, pour le soudra, le seul moyen d'être régénéré, au moins dans la vie à venir*. Quant à sa vie présente, elle était estimée à Tégal de celle d'un chat, d'une grenouille ou d'un hibou '.

Quelque vil que fût le soudra, il y avait des êtres plus vils encore, ceux qui naissaient de son mariage avec une femme de caste supérieure. Ces mariages mixtes, loin de relever l'enfant par le mélange d'un sang plus noble, ajoutaient au caractère qu'il tenait de la caste paternelle, comme le sceau d'une nouvelle réprobation. On vengeai^ en lui la loi de la séparation des castes violée. Il était rejeté à un degré plus bas, voué à quelque profession plus méprisée, et, dans cette liaison bizarre des distinctions de race et des distinctions d'état, tel de ces mariages mixtes devait produire (qui le croirait?) un chanteur, tel autre,

Page 1