‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 176 sur 366 · ïliad., IX, 592. Cf. Odyssée, Vlll · texte numérisé non relu

ïliad., IX, 592. Cf. Odyssée, Vlll

2. Uiad,, XXIV, 729 et suiv. Cf. VI, 455. 5. nd p4 ràv {mXsxv iroptûait; ;

KTriOsïo* àcpî^cpkou, etc.

(Eurlp., Uéc, 442-479.

Et un autre chœur plus beau encore, 889-933. Voyei aussi les îroyemtei, 186 et suiv., 1060 et suiv

quait les villes pour faire des captifs. Ces déprédations, qui occupaient les loisirs des Grecs devant Troie, servaient aussi, dans les voyages, de dédommagement aux lenteurs de l'ancienne navigation * ; c'était la vie même de la Grèce sur terre et sur mer. Ainsi la piraterie se joignait à la guerre, et, pour mieux dire, se confondait avec elle, associée aux mêmes honneurs, parce qu'elle supportait les mêmes travaux et en donnait le même prix*. Les femmes composaient la meilleure partie du butin; on les enlevait en masse pour les partager à loisir. Quelquefois les dieux avaient leur part, et le reste se distribuait, selon le mérite et le rang, entre les hommes*. Nul âge ne trouvait grâce devant cet instinct cupide; la jeunesse avait plus d'attraits et la vieillesse n'avait point d'excuses. Hécube, courbée sous le poids du malheur et des ans, attend son maître comme les jeunes filles de Troie : « Et moi, dit-elle au héraut, de qui suis-je esclave, moi dont la main a besoin d'un bâton comme d*un troisième support pour cette tête vieillie * ! » Ulysse s'en est chargé.

Ainsi tombées en la puissance d'un maitre, elles subissaient la condition de la propriété ; on les gardait, on les aliénait, elles étaient quelquefois, dans les jeux, le prix du vainqueur', et, dans les transactions ordinaires de la

i. Odyssée, XV, 385-380; XIV, 240-265; vers reproduits au chanl XVII, 431-454. Que le poêle fasse inventer le récit à Ulysse ou qu'il Tinvenle lui-même, peu importe. Voyez encore Or/., XV, 427, et XXIV, 113.

Page 1